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News test 0

sept1

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Metal Gear Solid : Peace Walker 0

août18

Syndrome de la crise du jeu vidéo japonais, les développeurs se tournent d’abord et avant tout vers les consoles portables (voire les téléphones, pour dire), véritables plates-formes porteuses pour le marché de l’archipel. Dommage pour nous qui préférons toujours jouer confortablement sur des consoles de salon, mais il faut se résoudre à changer nos habitudes si l’on veut ne rien manquer d’une série incontournable telle que Metal Gear Solid. La preuve avec MGS Peace Walker, pensé comme le vrai MGS5… mais sur PSP.

Peace Walker but War Maker

Contrairement à Portable Ops, Peace Walker n’a rien d’un spin-off accessoire dont on pouvait complètement se passer pour suivre la trame scénaristique de la saga réputée pour sa complexité. Au contraire, Kojima Productions s’est lancé le défi de réaliser un véritable opus mais sur PSP. Et pour le coup, on peut estimer qu’ils ont réussi leur pari tant Peace Walker fourmille de nouveautés de gameplay et de densité scénaristique, y compris les clins d’œil et l’humour si appréciés par les fans. Et puisque la question se pose à chaque épisode : oui, Kojima est toujours aussi bavard par l’entremise de ses personnages. A ceci près que la narration se fait entre cinématiques en 3D pré-calculée et des dessins légèrement animés que l’on pourrait qualifier de motion comics. Attention, certaines séquences nécessitent l’implication du joueur, de quoi forcer les moins assidus à suivre ce qui se passe dans leur écran.

     

MGS Peace Walker se situe juste après MGS3 et fait la jonction avec MGS, révélant les événements qui nous manquaient jusqu’à présent. Dès le premier quart d’heure, un rebondissement vient captiver ceux qui pouvaient croire que la mission de Snake était finie avec l’élimination de The Boss. On y apprend également les dessous de la création de Militaires Sans Frontières. Attendez-vous enfin à revoir des personnages importants dans la mythologie MGS. Autrement dit, cet épisode se révèle absolument indispensable pour tout fan qui se respecte.

Metal Gear Solid de poche

Cela étant, faire rentrer un jeu d’une densité telle qu’un MGS dans une console de poche ne va pas sans quelques limites, voire même quelques écueils. Aussi captivant que puisse l’être l’aventure, son découpage en chapitres casse complètement la narration et cache le besoin de limiter l’impact des temps de chargement (que l’on peut réduire sensiblement grâce à l’option d’installation des données). Peace Walker se consomme donc comme des tranches de missions que l’on peut jouer et rejouer à n’importe quel moment, certaines étant liées intrinsèquement aux événements couverts, d’autres servant soit de didacticiels, soit de terrains de grinding. Mais on y reviendra plus bas dans cet article.

     

Le gameplay habituel reste pour le moins inchangé (en théorie, les contrôles de la PSP étant radicalement différents des versions consoles de salon), de même que les possibilités offertes, que ce soit dans l’infiltration ou dans le combat, avec le retour bien logique de la jauge de discrétion et du CQC. Snake reste donc hautement habile… à condition de pouvoir le contrôler correctement. Et là, c’est le drame. Finalement, le principal reproche que l’on peut formuler à Peace Walker porte sur ses contrôles. A moins d’être un joueur aguerri voire exclusif sur PSP, attendez-vous à de nombreuses crises de nerf quand vous raterez une mission à cause de la caméra ou parce que vous n’aurez pas réussi à faire ce que vous ordonniez à vos petits doigts. D’autant plus que ce MGS ne pardonne pas : tout game over équivaut à recommencer la mission à zéro. Heureusement, 3 modes de contrôles sont disponibles, dont le plus logique et donc jouable se rapproche des FPS, avec les actions sur les tranches et la caméra sur… les boutons Croix, Carré, Rond, Triangle. Autrement dit, au revoir la précision lors des phases de shooting. L’autre alternative acceptable plaçant la caméra sur la croix directionnelle, juste sous le stick qui dirige le personnage, autant dire qu’il s’avère impossible de diriger les deux avec le même doigt.

Tactical Espionnage Operations

Quand je disais que Peace Walker était un épisode à part entière dans la longue saga MGS, il ne s’agissait pas simplement d’une remarque sur son intégration scénaristique mais aussi sur l’ajout de nouveaux gameplay particulièrement intéressants. Tout d’abord, Peace Walker a été pensé résolument comme un jeu multijoueur, à jouer en coopération de 2 à 4. Cela s’en ressent sur le niveau de difficulté parfois hallucinant en solo, notamment pour les boss. N’ayant pas pu tester le mode coopération moi-même, je m’abstiendrai d’émettre un jugement dessus. Sachez toutefois qu’il se joue en réseau local.

     

L’autre particularité de Peace Walker repose sur l’ajout de la gestion de Mother Base. Entre chaque mission, vous pourrez retourner à votre base off-shore au Costa Rica et donner vos ordres : recruter de nouveaux mercenaires et les allouer à des tâches (médecine, ingénierie, information…), indiquer les priorités de développement d’armes et gadgets ou encore déployer vos troupes lors de certaines missions bonus dont le but n’est autre que de rapporter de l’expérience qui détermine l’avancée des recherches sur le nouveau matériel ou des upgrades. D’où l’intérêt de passer son temps dans des missions annexes afin de ramasser du matériel et gagner de l’expérience. A noter la feature vraiment marrante du ballon Fulton qui permet d’extraire un ennemi ou un allié du champ de bataille.

A la question MGS Peace Walker est-il un épisode à part entière, la réponse est évidemment oui, plus que jamais. Mais cela n’en fait pas pour autant un jeu parfait, du fait des limites mêmes de la machine principalement au niveau du confort de jeu – car graphiquement Peace Walker en impose vraiment sur PSP. A chacun de voir s’il est prêt à sacrifier son confort – et donc le plaisir de jeu – pour se plonger dans un jeu hyper complet et très intéressant.

Crackdown 2 0

août14

Le succès incontestable des jeux en monde ouvert également appelés bac à sable a poussé plus d’un développeur à s’y essayer, sans jamais toutefois réussir à atteindre le niveau de détail et d’addiction du célèbre GTA. Ruffian Games revient avec le second opus de Crackdown exclusivement sur Xbox 360, un GTA-like futuriste et cell-shadé à considérer.

Le monde qui nous attend

L’univers de Crackdown se situe dans une ville futuriste gangrenée par le crime et Crackdown 2 prend la suite plus ou moins directe, à quelques années près. Là où des gangs prenaient chaque quartier de la ville en otage dans le premier épisode, l’agence doit cette fois faire face à un virus qui transforme la population en monstres qui n’apparaissent que la nuit. Et pour couronner le tout, une cellule rebelle étend son emprise sur la ville et diffuse un discours radicalement différent de la version officielle. L’agence fait donc de nouveau appel à ses agents génétiquement modifiés pour remettre de l’ordre et c’est vous qui vous y collez. On comprend donc vite que tout n’est pas rose dans la ville et que l’agence semble avoir des choses à se reprocher, mais franchement, le scénario ne casse pas des briques et ne vous surprendra à aucun moment donc autant se concentrer sur ce qui fait le fun du jeu.

     

Crackdown 2 n’apporte pas une foultitude de nouveautés mais renforce à quelques endroits la formule initiale, déjà plutôt sympathique. Ruffian Games s’est tout d’abord concentré sur l’un des points les plus frustrants de la franchise GTA, à savoir que l’on ne peut pas facilement explorer toute la ville et se déplacer rapidement d’un bout à l’autre. Les héros de Crackdown étant génétiquement modifiés, ils peuvent à loisir courir très vite et surtout faire des bonds gigantesques leur permettant de passer au-dessus de n’importe quel obstacle, y compris un immeuble. D’où un grisant sentiment de liberté que peu de jeux parviennent à égaler.

Yamakazi du futur

La majeure partie du jeu concerne donc des déplacements en milieu urbain à coups de sauts gigantesques, d’escalade de tours et de chute libre du haut des gratte-ciels. Et c’est bien ça le plus trippant dans le jeu, surtout lorsque l’on met ces capacités surhumaines au service de l’exploration, à la recherche d’orbes qui vont permettre d’améliorer son agilité ou encore d’autres statistiques telles que sa force, sa maîtrise des armes ou encore son habileté au volant. Car oui, on peut également conduire absolument tous les véhicules qui circulent dans la ville. D’autres challenges attendent de tester vos capacités, comme des courses à travers la ville et ses toits – à pied comme au volant – ou encore de vicieux orbes qui fuient à votre approche.

     

Mais ne perdons pas de vue l’objectif principal du jeu : nettoyer la ville de sa racaille, monstres comme rebelles, à coups de feu, de poing ou d’explosifs. Et pour le coup, vous aurez accès à un véritable arsenal qui s’étoffera au fur et à mesure de vos exploits ou tout simplement en ramenant à un check point une arme volée sur le cadavre d’un ennemi. Rien de tel que de passer ses nerfs sur des myriades d’adversaires, seul ou en coopération jusqu’à 4, notamment les monstres qui pullulent littéralement à la nuit tombée. Vous ne pourrez vite plus vous empêcher de rouler à fond la caisse dans les rues sombres afin d’écraser et renverser des dizaines voire des centaines d’entre eux.

Et vu la foule qui se balade dans la ville et la vitesse à laquelle vous pouvez la traverser (surtout en hélicoptère), il faut admettre que le moteur encaisse bien et ne souffre d’aucun ralentissement notable, tout juste un peu de clipping à l’horizon, mais rien qui ne nuise au gameplay. Son design cell-shadé lui donne un cachet un peu cartoon qui fait volontairement penser à un comics. Ce qui n’est pas plus mal vu le côté fantastique du setting. D’un point de vue ambiance, les musiques laissent quand même à désirer mais elles ont le bon goût de ne pas coller au cerveau.

     

Comme son prédécesseur, Crackdown 2 ne vient pas vraiment rivaliser avec le fondateur du genre, mais apporte en revanche une alternative intéressante en attendant le prochain opus de la saga de Rockstar. L’ajout d’un mode coopération jusqu’à 4 renforce grandement l’intérêt du jeu. Au final, il en ressort une expérience très plaisante, mais pas vraiment un hit en puissance à posséder absolument. Crackdown 2 est donc un très bon jeu d’été, bourré de contenu et de challenge pour passer quelques dizaines d’heures à se prendre pour un surhomme.

Ken le Survivant 0

juil25

On ne nous la fait plus à l’envers depuis le temps ; rarissimes sont les adaptations de manga/anime en jeu vidéo qui brillent par leur qualité. Fort de cette vérité éprouvée tout au long de notre carrière de gamer, nous attendions au tournant – mais de pied ferme – ce nouveau Ken le Survivant, dont les captures d’écran ont déjà provoqué quelques jaillissements incontrôlés de salive.

Il faut dire que les fans de l’homme aux sept cicatrices n’avaient pas eu grand-chose de réellement consistant à se mettre sous la dent ces dernières années, mis à part l’excellent jeu de baston en 2D qui avait séduit jusqu’aux joueurs « professionnels ». Tecmo Koei disposait donc de tout le champ libre nécessaire pour imposer sa licence beat’em all sans craindre de faire pire que les autres… Mais nous n’allions pas pour autant nous contenter d’une ébauche de jeu et crier au génie gratuitement ! Car si Hokuto Musô dispose de qualités certaines, il n’en reste pas moins perclus de lacunes majeures.

     

Atatatata-wataaaaa

Du côté des gros points positifs, on retiendra en premier lieu une volonté évidente de respecter l’œuvre originale. La modélisation des personnages retranscrit parfaitement le character design de Tetsuo Hara, et les doublages s’avèrent très réussis. De même, l’animation, bien que parfois sommaire, se rapproche sensiblement de celle de l’anime. De quoi ressentir au mieux l’intensité des coups. Autre bienfait du soft ; plusieurs modes de jeu sont inclus, dont une partie histoire (détaillant celles de Kenshiro, Toki, Raoh, Rei et Mamiya) et un mode Musô (typique des Dynasty Warriors) que l’on débloque une fois la trame de Ken bouclée. Chaque protagoniste (parmi les huit jouables au final) peut être amélioré via un principe de skill points pour en faire une véritable brute.

     

Fist of the North Star Warriors

Cela dit, cette fidélité envers le travail du tandem Hara/Buronson a tendance à alourdir le gameplay au final. Pourtant, au vu des personnes d’expérience à la tête du projet, on pouvait s’attendre à ce que l’héritage Sengoku Musô – notamment son système de jeu ancestral – apporte une sacrée dose de dynamisme. Brasser des pauvres bougres par centaines en un seul coup de poing à l’instar de Dynasty Warriors, ça requinque son joueur mine de rien. On se voyait déjà envoyer valser bon nombre de sbires de Thouther à grand renfort de techniques Hokuto. D’autant que le déroulement des missions se rapproche grandement de la franchise phare de Koei.

     

Relativement longs et ponctués d’objectifs requérant d’abattre des salves d’adversaires toujours plus importantes, les niveaux se concluent par un combat de boss impressionnant, assisté ou non par des lieutenants. Bien entendu, les généraux ne sont autres que les figures emblématiques que vous connaissez tous ; Shin, Rei, etc. Hélas, les développeurs ont opté pour des combos standards très souvent limités à une cible, tandis que les attaques spéciales n’en touchent pas beaucoup plus. Comme dans l’anime / le manga en somme. En outre la maniabilité se révèle aussi rigide qu’imprécise et les décors demeurent assez laids pour la plupart. Ne parlons pas des musiques tout bonnement inaudibles à la longue.

Un constat mitigé donc, qui adresse ce jeu aux fans hardcore de Ken, et à personne d’autre. On espère donc que l’édition européenne sera munie des doublages originaux, sinon le titre perdra une bonne partie de son public !

Sakura Wars : So Long, My Love 0

juil16

En tant que fans absolus d’animation, vous connaissez tous Sakura Wars (Sakura Taisen en V.O.) puisque la série animée ou les nombreuses OAV sont disponibles dans l’hexagone depuis 2002. Vous savez aussi certainement qu’elles sont issues d’une saga de Tactical-RPG très réputée au Japon. Saga dont nous autres pauvres français, n’avions jamais vu l’ombre d’un épisode jusqu’à aujourd’hui !

So long, my PS2

Sakura Wars ~ So Long My Love ~ arborait initialement le chiffre romain V lors de sa venue au monde sur PS2 en 2005. Cinq ans plus tard, la Wii accueille son portage, qui propose des graphismes identiques ainsi qu’un gameplay à peine remanié pour inclure des interactions à la wiimote. Rassurons d’emblée ceux qui s’inquiètent de commencer par le 5ème opus ; ce n’est aucunement gênant puisque nous découvrons ici une toute nouvelle troupe de guerrières en jupon, et un théâtre d’action steampunk inédit en la ville de New York.

     

Le joueur incarne le jeune Shinjiro Taiga, autrement dit le neveu du héros des volets antérieurs. Lieutenant de Marine de son état, il a été désigné pour diriger la division Etoile, un groupe de demoiselles sexys pilotes de méchas. Le jour, celles-ci combattent les forces du mal menées par Oda NOBUNAGA en personne, et la nuit venue, elles donnent dans la comédie musicale. Tout un programme !

     

Méchas, midinettes et combats tactiques

Tout d’abord, il faut savoir que de grands noms de l’animation prêtent leur talent à la série. Kôsuke FUJISHIMA (Ah ! My Goddess) en assure le character design, et Kôhei TANAKA (Bastard !!, One Piece) s’occupe de la bande son. L’atmosphère du jeu s’avère donc ultra chiadée, et déploie un tapis rouge immaculé vers un système de jeu d’autant plus solide. Comme à l’accoutumée dans SW, vous devrez partager votre emploi du temps entre une partie exploration teintée de dating sim’ et les joutes tactiques. Concrètement, vous pourrez visiter les zones clef du soft (dont le Littlelip Theater de Broadway, c’est-à-dire le QG de la brigade), afin d’y côtoyer vos jolies amies soldats. Ceci dans l’optique d’améliorer vos relations et l’affection qu’elles vous portent, synonyme de gain de puissance au combat. Tactical-RPG oblige, les batailles en 3D s’effectuent au tour par tour, chaque commande (attaque combinée ou non, soin, etc.) entamant plus ou moins votre jauge d’action limitée. Pas de soucis, la stratégie figure au rendez-vous !

     

Seules ombres au tableau pour les puristes ; les doublages japonais ne sont pas inclus dans cette version Wii, et les textes demeurent dans la langue de Shakespeare. Néanmoins, les dialogues anglais restent d’excellente facture. Rien d’alarmant donc, quand on connait les énormes qualités de cette production.

Un conseil, ne ratez pas cette chance peut-être unique de déguster dans une langue compréhensible une série incontournable.

Persona 3 Portable 0

juil9

Décidément, les tests de Persona 3 ne cessent de se succéder, à tel point qu’il devient difficile de se renouveler question originalité du rédactionnel. C’est un peu le même problème pour les développeurs ; à force d’épuiser leurs licences jusqu’à plus soif, ils en viennent à sévèrement tourner en rond. D’où la présence de modifications notoires – mais pas nécessairement judicieuses – pour cette mouture PSP du hit d’Atlus.

Minuit, l’heure du crime

En toute honnêteté, relater le scénario de Persona 3 commence à devenir usant, d’autant que vous le connaissez sans doute déjà et qu’il n’y a pas de changement majeur à noter dans cette version portable du jeu ; nous allons donc faire court. Vous incarnez un adolescent récemment transféré dans un nouveau lycée. Lorsque que sonne minuit, ce dernier se métamorphose en un donjon démoniaque (le Tartaros), déversant toutes sortes de créatures maléfiques en ville. Lorsque votre dortoir est pris d’assaut par une horde de démons, vous vous éveillez à un pouvoir mystérieux : la persona. Cet alter-ego mystique peut être invoqué par une poignée d’élus afin de combattre le mal, et il se trouve que tous les pensionnaires de votre résidence d’étudiants possèdent cette faculté. La raison de cette « coïncidence » est simple : ils appartiennent aux S.E.E.S., une brigade qui lutte secrètement contre les montres noctambules. Brigade que vous n’allez pas tarder à intégrer…

     

Première grosse innovation de ce Persona 3 Portable, vous avez le choix entre un personnage masculin ou féminin. Si cette option ne bouleverse pas grand-chose au niveau de la trame scénaristique, ceux qui ont déjà parcouru le jeu voient d’ici l’impact que cela peut avoir sur la partie dating sim. Car n’oublions pas que toute l’identité du soft réside dans le décalage existant entre les journées de cours (ou de congés) et les chasses aux démons nocturnes. Durant vos phases diurnes, vous suivez votre emploi du temps tel un lycéen modèle, en répondant aux questions de vos profs et en programmant des rendez-vous après la classe avec votre entourage. Selon le sexe de vos amis, il se peut que vos relations débouchent sur quelque chose de plus ou moins sérieux, auquel cas la prudence est de mise lorsque vous tentez de pêcher plusieurs poissons à la fois ! C’est d’ailleurs principalement sur cet aspect que se répercute la sélection de votre avatar, tout d’abord pour des raisons évidentes de « compatibilité » sexuelle, mais aussi parce que les visages rencontrés diffèrent.

A partir du moment où vous aurez fait la connaissance de nouveaux amis, vous aurez l’occasion de les retrouver lors d’activités diverses dans les clubs ou en dehors du lycée, voire même le week-end. Durant ces entrevues, veillez à bien les caresser dans le sens du poil en leur donnant les réponses qu’ils attendent si vous désirez faire évoluer votre relation. Vous n’avez qu’une année scolaire pour contenter tout le monde, il est donc nécessaire de profiter au maximum de chaque minute de votre temps !

     

Toi aussi, réinvente ta vie sociale avec Persona 3

Bien se débrouiller durant vos performances scolaires ou vos rencards ne sert pas qu’à vous donner bonne conscience ou satisfaire votre égo de bourreau des cœurs. Cela vous alloue essentiellement des bonus dans diverses catégories de statistiques qui, à terme, n’aspirent qu’à un seul but ; accroitre vos affinités avec vos personae. En effet, au fur et à mesure que vous augmentez en charisme tout au long de l’épopée, vous déverrouillez de plus en plus de personnes à fréquenter. Chacun de ces liens sociaux est associé à une famille de personae, et plus son rang demeure élevé, plus les serviteurs de cette classe obtenus à travers les fusions s’avèrent puissants.

Vous récolterez parfois des cartes de tarot à l’issue de vos batailles. Celles-ci représentent des personae que vous pouvez invoquer directement, ou bien fusionner dans la Velvet Room dans l’optique de créer d’autres créatures encore plus puissantes (héritant des pouvoirs de ses parents). Il s’agit là d’un principe bien connu de la saga MegaTen qu’il vous faudra maîtriser rapidement afin de progresser sans trop d’encombres.

Cela nous amène à mentionner la modification la plus importante apportée au gameplay par rapport au titre initial. Afin d’alléger les séquences d’exploration hors donjon (et le poids sur l’UMD par la même occasion), les développeurs ont imposé une vue isométrique et remplacé le modèle 3D du protagoniste principal par un simple curseur coloré assez imprécis. A la manière de certains jeux de drague japonais plutôt rudimentaires, nos chères promenades dans les couloirs du lycée ou dans les centres commerciaux se sont donc transformées en de mornes parties de point & click. Les qualités respectives des musiques ou des illustrations de maîtres MEGURO et SOEJIMA aident à faire passer la pilule, mais quand on a connu le plaisir de déambuler avec notre avatar un peu partout dans les décors originaux, on a du mal à s’immerger autant qu’à la première heure. De même, toutes les scènes de dialogues (en cours ou au dortoir) réalisées autrefois avec le moteur du jeu se déroulent désormais à base d’écrans fixes ornés d’artworks. Finies donc les petites animations amusantes de la part des personnages. Cela dit, si vous aviez trouvé ces passages fastidieux ou pas forcément indispensables, cette nouvelle perspective vous conviendra probablement.

     

Burn my Dread

En fin de soirée, et ce presque quotidiennement, vous avez l’opportunité de vous rendre dans le Tartaros avec vos coéquipiers du S.E.E.S. afin de passer vos nerfs sur les bestioles qui y règnent. Ce donjon prenant la forme d’une tour immense aux étages générés aléatoirement constitue le seul endroit où vous croisez librement le fer. C’est donc là que vous grappillez vos points d’expérience dans le but de vous préparer pour les phases primordiales de progression scénaristique programmées à chaque pleine lune.

Que les vétérans se rassurent, les passages en donjon n’ont pratiquement pas changé ; la 3D native subsiste. En outre, les combats au tour par tour ont gagné en intérêt grâce à l’intégration d’un système similaire à celui de Persona 4. Vous avez bien deviné, il est désormais possible de commander chaque combattant individuellement en activant l’option adéquate. De quoi nous permettre de soigner quand bon nous semble, d’économiser nos points de magie si besoin et surtout d’exploiter correctement les faiblesses élémentaires des ennemis, comme dans tout bon MegaTen qui se respecte. L’ancien système reste toutefois disponible si vous préférez préserver un maximum de challenge. Les attaques combinées (activées lorsque tous les adversaires ont été mis à terre) ont également été conservées, et bénéficient d’une nouvelle animation fort sympathique. Toutes ces améliorations nous font au final amèrement regretter les dérives du point & click, sans quoi Persona 3 aurait trouvé en ce portage sur PSP sa meilleure version.

Persona 3 (FES) fait partie des incontournables de l’ère PS2. Si vous ne l’avez toujours pas goûté, foncez sur ce P3 Portable que vous pourrez emporter partout. La transposition sur PSP s’est visiblement faite en douceur. La 3D dans le Tartaros reste d’aussi bonne facture que sur PS2, et les autres décors en vue isométrique se montrent fort corrects. Les illustrations de Shigenori SOEJIMA sont toujours aussi sublimes, tout comme la bande son signée Shôji MEGURO qui comporte désormais de nouveaux morceaux. De plus, il existe maintenant deux visions différentes du cheminement… Une mise en garde néanmoins : la nouvelle jouabilité point & click risque d’en rebuter quelques-uns.

Alpha Protocol 0

juin25

Quand on nous a annoncé que le premier RPG d’espionnage serait développé par les studios Obsidian, on ne vous cache pas que l’on a trépigné illico d’impatience. Puis les reports de sortie se sont accumulés, tout comme notre impatience d’y toucher. Inutile de préciser qu’à l’heure où l’on peut enfin jeter notre dévolu sur Alpha Protocol, on espère que le produit va se montrer à la hauteur de nos espérances !

Le RPG dans la peau

Malheureusement, un peu comme lorsqu’on attend trop fébrilement la dernière production cinématographique de nos studios hollywoodiens, la déception ne tarde pas à faire son apparition. Tout d’abord, le début de l’aventure est long, très long à démarrer. Les dialogues, bien que fort intéressants et instructifs, s’enchainent jusqu’à épuisement. Si bien que lorsqu’on prend enfin le pad pour notre première vraie mission en Arabie Saoudite, le choc n’en est que plus violent.

     

Michael Thorton est un agent travaillant pour le compte d’une organisation secrète : Alpha Protocol. Tel Jason Bourne, le héros d’une trilogie de film d’action que vous connaissez sûrement, il opère seul et se charge de régler des conflits d’ordre internationaux. Seulement voila, comme dans tout bon thriller d’espionnage qui se respecte, complots et trahisons font bon ménage, et c’est vous qui allez en faire les frais. Ou pas.

Le mal Alpha

Alpha Protocol a opté pour une orientation très nettement tournée vers l’action, selon un modèle que l’on peut rapprocher sans mal de Splinter Cell. A ce titre, les échanges de coups de feu et autre phases d’infiltration font partie des bases de chaque mission. Manque de bol pour nous, c’est justement dans ces deux domaines primordiaux que le bas blesse. Le joueur n’a concrètement que deux types d’approche : la furtivité ou tout démolir sur son passage. Or ici, les systèmes de visée et de couverture s’avèrent mal fichus en plus d’accuser des bugs réguliers (le réticule n’apparait pas de temps à autres, et le personnage reste accolé contre les parois sans raison apparente, alors qu’à d’autres occasions il refuse de s’y abriter…). Sans compter que certains ennemis sont dotés d’une résistance surprenante, surclassant de loin le pauvre péquenaud qui a privilégié le stealth dans son développement d’avatar, négligeant par la force des choses la puissance de feu. Pour couronner le tout, l’intelligence artificielle se montre déplorable, à tel point qu’une progression furtive devient totalement impensable. Tout comme un soldat peut demeurer immobile le dos tourné pendant deux minutes attendant sagement que vous veniez lui tordre le coup, un groupe de guerrier est capable de vous repérer en pleine nuit derrière un mur à 500 mètres. En résulte le déclanchement d’une alarme durant laquelle tout le monde sait où vous êtes et vous shoote tel un pigeon, peu importe votre position, même si vous avez trouvé une cachette infaillible entre temps. Une idiotie sans nom. Le seul moyen de redevenir incognito consiste alors à trouver l’une des consoles d’alarme et à la pirater.

Lorsque vous tentez de forcer des serrures ou de pirater des consoles électroniques, trois types de mini jeux surviennent. Le premier requiert de doser votre pression sur les gâchettes latérales, le second de retrouver des séquences hexadécimales fixes parmi une bouillie de chiffres et de lettres, et le dernier de résoudre une série de mini labyrinthes. Amusants au début, ces défis se révèlent vite répétitifs parce que trop fréquents. D’autant qu’il faut veiller à les résoudre à l’abri des regards, chose plus facile à dire qu’à faire… Bref, les amateurs de Metal Gear risquent de criser sévèrement devant tant d’incohérences, d’autant qu’aucun radar ne permet de deviner le placement des gardes. Il vous faudra donc connaître sur le bout de doigt et à l’avance le level design (plus ou moins bien fignolé selon les zones) si vous souhaitez compléter une mission sans vous faire détecter… Finalement, le seul moyen de progresser sans soucis implique de distribuer tous ses points de compétence dans les armes à feu et la résistance, réduisant ainsi à néant tout challenge – et tout intérêt -, tant les fusillades en sont facilités…

     

Vos armes sont vos choix

Pourtant Alpha Protocol ne manque pas de qualités. Sur le papier, il apparait même quasiment comme exemplaire. Son plus gros atout réside dans le concept de dialogues à choix multiples, très semblable à celui de Mass Effect. Sauf qu’ici, on fait référence à des humeurs (suave, professionnel, etc.), sans savoir réellement ce que va répondre le héros, et il faut se décider dans un temps imparti. En outre, vos choix conditionnent vraiment la suite de l’aventure, bien plus que dans le hit de BioWare. Plus que l’issue (explosive ou non) de vos missions et le niveau d’affinité de vos compagnons (qui octroie des bonus de caractéristiques bienvenus), vous avez l’opportunité de tuer vos interlocuteurs à certains moments, entrainant quelques twists fort palpitants. Vos alliés et les boss à dégommer varient ainsi drastiquement en fonction de vos parties. De même, selon vos répliques et la manière de caresser vos contacts dans le sens du poil, vous influez sur le déroulement des missions à venir. Par exemple, votre équipement peut se voir amélioré, le nombre d’ennemis augmenté et leur agressivité décuplée, etc. A noter également la possibilité de transformer vos partenaires féminines en amantes, et de sélectionner l’ordre dans lequel vous enchainez les différents stages (Arabie Saoudite, Rome, Tai Pei, Moscou).

Michael se personnalise en distribuant des points de compétences obtenus à chaque gain de niveau. Vous choisissez de les placer dans différentes branches, telles que la maîtrise de la furtivité, des armes à feu, des gadgets électroniques, des arts martiaux, etc. déterminant ainsi votre manière de jouer (bourrin ou tout en finesse). De même, en passant par votre ordinateur et moyennant un gros paquet de monnaie, vous pouvez acheter et customiser votre arsenal selon vos besoins. Rien à redire, donc, sur l’aspect RPG qui a été soigné jusque dans les moindres détails. De quoi nous fait d’autant plus regretter la lourdeur du gameplay et les lacunes de la réalisation.

     

Techniquement dépassé

En effet, Alpha Protocol n’a pas non plus été gâté sur le plan technique. A commencer par la mauvaise exploitation de l’Unreal Engine 3, qui affiche les textures avec plusieurs secondes de retard. On continue gaiement avec des saccades régulières, des freezes lors des chargements, une modélisation basique (aussi bien en ce qui concerne les personnages – mis à part les visages – que les décors) et une animation ultra sommaire (mention spéciale à la démarche accroupie ridicule de Michael). Qui plus est, l’ensemble ne dégage rien, aucune personnalité, aucune marque de fabrique. Bref, on ne jouera pas à AP pour ses graphismes, c’est clair.

Malgré tout, le jeu mérite d’être parcouru par les amateurs de RPG occidentaux, notamment les fans de BioWare. Ne serait-ce que pour tester son principe de dialogues très ingénieux, et gouter à son histoire particulièrement prenante. Car en fin de compte, lorsque l’on est happé dans la folle virée de Michael Thorton, on passe somme toute un agréable moment. Allègrement teinté de coups de gueule, mais agréable quand même…

Obsidian n’a qu’à moitié réussi son pari. D’un côté, on a un système de dialogues génial offrant ce qu’il faut de liberté pour impliquer le gamer, et de l’autre un gameplay bâtard qui fait retomber l’engouement dès que la tension monte. Dommage.

Super Street Fighter IV 0

juin15

Street Fighter revient dans les foyers avec, non pas un nouveau volet, mais une nouvelle version de son 4ème opus. Doté d’un nom qui ravira les nostalgiques, Super Street Fighter IV se présente comme une grosse mise à jour de son ainé sorti il y a un peu plus d’un an sur PS3 et XBOX 360.

Super Casting.

Super Street Fighter IV justifie son existence notamment grâce à l’apport de dix personnages supplémentaires par rapport aux vingt-cinq déjà présents. DeeJay et T-Hawk viennent compléter la liste des protagonistes issus de Super Street Fighter II, tandis que Guy, Cody et Adon celle de Street Fighter Zero 3. Cette extension introduit également Dudley, Ibuki et Makoto, tous les trois venant directement de Street Fighter III Third Strike. Enfin, deux petits nouveaux rejoignent la grande famille Street Fighter : Juri, une pratiquante de Taekwondo au jeu de jambes dévastateur ainsi que Hankan, un lutteur turc à la musculature huilée lui permettant d’effectuer des attaques aussi glissantes que ridicules. Loin d’être anecdotique, ce casting de choix disponible d’entrée de jeu ravira autant les débutants que les joueurs confirmés.

     

Super Gameplay.

SSF IV n’a jamais eu pour but de chambouler le Gameplay de SF IV. On retrouve donc la jouabilité qui a fait le succès du 4ème épisode avec son lot de Super Combos, d’Ultra Combos et d’attaques Focus. Cependant, les développeurs ont amené de nombreuses modifications via cette extension. Parfois imperceptibles, ces dernières ont eu pour but de rééquilibrer la puissance des combattants ou de corriger certains coups abusés ou buggés. Par exemple, les amateurs de Sagat seront déçus d’apprendre que la puissance de son Tiger Uppercut a largement diminué. Il en va de même pour Zangief qui passe du statut de brute invincible à celui de sac de viande en slip rouge.

Cependant, ces ajustements ne sont pas l’innovation la plus marquante du soft. En effet, la principale nouveauté côté gameplay est sans conteste l’ajout d’un 2ème Ultra Combo pour chaque personnage. Sélectionnable avant le début du combat, le choix de l’Ultra peut être décisif selon l’adversaire affronté. En plus d’ajouter un brin de stratégie aux affrontements, cet Ultra II redore le blason de certains combattants qui possédaient jusqu’ici un Ultra I moyen ou difficilement plaçable.

     

Super Online.

Littéralement amputé des modes « Survie » et « Contre la montre », le offline de Super Street Fighter IV se réduit à son strict minimum avec les modes « Arcade », « Versus » et le fameux mode « Épreuves » encore plus exigeant qu’à l’accoutumée. À noter également le petit clin d’œil de Capcom aux joueurs de la première heure avec le retour des mythiques « Bonus Stages ».

Cependant, ce délaissement du jeu en solo a été fait au profit du jeu en réseau.

     

Les « Parties avec Classement » permettent de se frotter à des combattants du monde entier avec, en cas de victoire ou de défaite, une influence directe sur votre classement mondial, tandis que le mode « Combat Infini » permet d’accueillir jusqu’à 8 joueurs dans un salon pour des parties non classées. Ajoutons à cela le mode « Combat par équipe » ainsi que le très attendu mode « Tournoi » – disponible depuis une quinzaine de jours via une mise à jour – et on obtient un mode online très fourni.

Enfin, le « Canal Replay » vous permettra de revivre vos plus belles joutes en ligne, ou de jeter un coup d’œil aux affrontements effectués par les autres joueurs de la communauté Street Fighter.

Super Street Fighter IV remplit avec brio son contrat de semi-suite. En effet, avec sa jouabilité affinée, sa réalisation solide ainsi que son apport conséquent en nouveaux éléments, cette préquelle ravira tout le monde. Toutefois, si le prix raisonnable du soft reste un bon point, on regrette une nouvelle fois le coût plus que prohibitif des DLC ainsi que l’incompatibilité du mode online avec celui de la version originale.

Lost Planet 2 0

juin9

Trois ans qu’on avait foutu la paix aux Akrids et ces charmantes bébêtes pensaient enfin pouvoir dormir sur leurs deux mandibules. Et bien que nenni, Capcom ressort les couverts en nous annonçant plus de machins et plus de trucs un peu partout. Forcément avec toutes ces ambitions, l’attente fût longue et la pelletée de gros trailers n’a pas aidé à nous refroidir. Alors pétard mouillé ou digne suite ? Réponse ci-dessous…

Let’s start

Autant vous le dire tout de suite, le scénario est loin d’être passionnant et bien souvent on se contente de regarder les jolies cinématiques in-game tout en s’impatientant à l’idée de pouvoir dézinguer de l’Akrid et du pirate par péniches entières. Il faut toutefois signaler que 12 années se sont écoulées depuis le précédent opus et que la planète E.D.N. III a autant changé qu’un adolescent en pleine période boutonneuse. Fini donc le froid polaire qui menaçait de vous transformer en glaçon à tout instant si vous ne faisiez pas la course à la thermo-énergie et place à la jungle, au désert, et j’en passe et des meilleures, le tout engendrant des modifications de gameplay fort intéressantes.

Qui dit modifications dit gameplay étoffé, gameplay dont vous pourrez découvrir les subtilités dans le mode entrainement particulièrement bien foutu. Nous avons désormais droit un sprint qui s’effectue en maintenant la touche de combat au corps à corps proposant une caméra rapprochée à la Gears of War, idéale pour se sortir de situations difficiles. Il est également possible de se remettre de la vie en cours de partie en appuyant sur… Start, pour peu que l’on ait en stock de la thermo-énergie que l’on peut également transmettre à ses partenaires en manque via un pistolet de la mort (en voilà une idée qu’elle est bien). Certains pourront également se la jouer mécano en réparant les VS endommagés de leurs copains en mitraillant la touche carré et s’accrocher dessus tel un éboueur sur son camion de bon matin tout en continuant à canarder tout ce qui bouge.

     

C’est le mec de ton dîner ? Il serait pas un peu con dis-moi ?

Le mode campagne vous proposera de vivre cette fois l’aventure à travers les yeux de différentes escouades et se trouve aussi segmenté que celui de premier opus. Les zones à nettoyer pour passer aux suivantes sont donc relativement courtes mais pas dénuées d’action. Six épisodes ainsi divisés en plusieurs chapitres aux univers variés : jungle, désert, prison et autres environnements de nuit sous la pluie seront vont amis pour cette aventure.

Il est par contre très regrettable que l’I.A des bots vous accompagnant et des ennemis humains soit proche de celle d’un bâton de surimi. En effet, une fois sur deux un adversaire pourtant à un mètre de vous ne daignera pas vous tirer dessus alors que les snipers par exemple vous headshoteront avec la précision d’un Lucky Luke des grands soirs, et cela de manière assez frustrante voire déplorable. Certains VS ennemis (mais si vous savez, les gros mechas) ne sont pas beaucoup plus malins et se laisseront parfois allumer sans riposter jusqu’à être bons pour la casse, ou encore se coincer dans les décors telles des mouches dans un verre de bière. L’I.A des Akrids est par contre en général plus au point et il apparaît donc comme évident que Capcom a préféré miser sur ceux qui sont la marque de fabrique de la série.

Les Akrids, venons en justement. Car si le bestiaire n’est pas beaucoup plus étoffé que dans Lost Planet premier du nom, la claque vient clairement des boss. Leur taille est absolument démesurée et les combats qui nous opposent à eux sont en apparence dantesques. En apparence oui car il faut bien le reconnaître : il ne se passe au final pas grand chose et les fights nous opposant à eux sont plutôt ennuyeux même si la mise en scène est énorme.

     

Les plus de Monsieur Plus

Heureusement le mode campagne est jouable à quatre en coopération, ce qui permet d’ajouter un côté tactique vraiment intéressant (en laissant les tirs amis c’est encore mieux) en comptant sur autre chose qu’un bot stupide pour venir à bout des missions et renforce réellement l’intérêt du jeu. Et puis gueuler sur un pote qui vous a malencontreusement collé une grenade disque sur l’épaule c’est mieux que sur un bot ! Autre nouveauté de taille : Lost Planet 2 affiche une jauge de combat. Celle-ci se remplie en activant les poste de contrôle et vous apporte ainsi des points. Lorsqu’un membre non-bot de votre équipe meurt (et heureusement que ça ne compte pas quand ça les concerne…), celle-ci diminue. Et lorsqu’elle arrive à zéro, c’est le game over et vous pouvez tout recommencer. Autant ça risque de vous saouler grave, autant ça apporte une dimension tactique non négligeable, vous recommandant de ne pas rentrer dans le lard comme un porc. Vous devrez ainsi user de subtiles tactiques comme par exemple un gars qui avance avec son énorme bouclier tandis que les autres shootent derrière lui. Ou quelqu’un équipé d’un VS déglinguera ce qu’il peut et se fera réparer par ses collègues lorsqu’il sera trop endommagé. Les possibilités sont nombreuses et ça contribue pas mal au trip coopératif vraiment réussi.

Certains diront que l’histoire que l’on vit à travers les différentes cutscenes tient sur une feuille de rouleau de PQ et ils ont raison. Mais à vrai dire ce n’est pas ce que l’on demande à ce type de jeu et malgré ses défauts indéniables, le mode campagne de Lost Planet 2 dispose d’une excellente rejouabilité pour les amateurs de scoring qui voudront clôturer tous les chapitres en difficile, en rang S et ainsi prouver au monde qu’ils sont des roxors.

La section entrainement est très complète ; nous avons droit à des parcours chronométrés à la Mirror’s Edge ou Prototype qui offrent la possibilité de réveiller le Spiderman qui sommeille en nous en nous faisant travailler notre lancé de grappin et notre roulade de manière optimale. Les phases de tirs permettent d’augmenter la précision en allumant des cibles projetées en l’air tels des pigeons d’argile. Et enfin pour finir nous avons les arènes à l’ambiance survoltée où nous en mettrons plein la gueule à différents bots et dans différents modes assez intéressants car cela permet de bien se rendre compte des déséquilibres au niveau de l’I.A.

     

Résolument tourné en ligne

Comme nous le disions précédemment, si la campagne solo est vraiment moyenne, il n’en est rien des différents modes de jeu en ligne qui régaleront pendant des mois entiers les amateurs du genre. Les classiques Elimination en équipe et « Elimination « chacunpoursaggle » sont toujours de mise et faire un bon carnage à coups de + 500 points à bord d’un bon gros VS, ça n’a pas de prix. Capture de Poste fait aussi dans le gros standard mais ça marche. Posséder, défendre et voler le plus de postes dans un laps de temps imparti est toujours un régal, surtout quand l’armement est aussi fourni que dans ce Lost Planet 2.

Un nouveau mode fait également son apparition : le mode Domination dans lequel il faut choisir de défendre les couleurs de l’une des 5 escouades proposées pendant une semaine au bout de laquelle toutes les parties jouées dans le monde sont décortiquées pour savoir qui own le plus. Je n’ai par contre pas réussi à joindre de partie dans les modes Escorte et Bataille d’oeuf Akrid mais au moins maintenant vous savez qu’ils existent.

Dernier point qui fera plaisir aux fans de tuning : Capcom a intégré d’immenses possibilités de personnalisation de son personnage, aussi bien dans les fringues que dans les slogans ou emotes que l’on pourra afficher dans le jeu. Voilà qui prouve encore une fois l’importance qui a été donnée au multijoueur de Lost Planet 2.

Beau comme une libellule sauce napalm

Comme vous avez pu le constater avec les multiples trailer diffusés par Capcom, Lost Planet 2 est visuellement réussi. Tout ça graçe à la magie du MT Framework 2.0 ayant déjà oeuvré dans Resident Evil 5 par exemple. Sauf que là tout est vraiment immense, qu’il y a du monde et que ça pète de partout. Hélas quelques ralentissements sont à signaler de temps à autres et les textures de certains personnages en gros plan font un peu piquer les yeux. Pour le reste c’est du tout bon et les effets d’explosions sont juste incroyables. Le design global se montre d’ailleurs de qualité avec des VS au look d’enfer. Mention spéciale notamment à un nouveau gros bébé métallique permettant de faire monter 2 potes dans des espèces de tourelles équipées de mitraillettes posée sur chaque « épaule ». En coop’ c’est tout juste énorme. A noter que les musiques relèvent bien les moments épiques mais que les voix sont restées en anglais sous-titré en français. M’enfin si ça nous évite des doublages ringards…

A noter que cette version PS3 se distingue par une longue installation obligatoire qui prendra tout de même pas moins de 15 minutes et 4,6 Go d’espace disque. Un détail que ne fera que chatouiller les possesseurs de PS3 Slim 250Go mais bon, il serait temps que Capcom prenne des cours d’optimisation.

Comme vous l’avez compris, Lost Planet 2 est un jeu à posséder pour ceux qui veulent avant tout s’amuser en ligne car s’il est évident que le bât blesse en solo avec une IA des personnages humains honteuse qui restera dans les annales. Capcom se rattrape de manière magistrale en multijoueur avec une campagne que l’on recommande chaudement de faire à 4 (ouh que c’est bon) mais aussi dans les autres modes de jeu en ligne particulièrement jouissifs. A posséder donc pour peu que l’on joue sur internet car le split-screen réduit fortement le champ de vision déjà bien rempli par bon nombre d’explosions. Au final le problème avec Lost Planet 2, c’est qu’il est tellement bon à plusieurs que le fait de s’y mettre tout seul le rend extrêmement fade. A double tranchant donc…

3D Dot Game Heroes 0

mai25

Si, comme nous, vous regrettez de ne pouvoir vous replonger comme il se doit dans vos vieux RPG faute de TV cathodique pour les accueillir, il vous reste encore un moyen d’assouvir votre soif de rétrogaming. Grâce à 3D Dot Game Heroes, le joueur s’offre un retour dans le temps jusqu’à l’ère 8 bits, sans besoin de dépoussiérer ses vieilles machines ou subir le poids des années.

A link to the past

Il y a très longtemps, alors que le monde de Dotnia n’était qu’en deux dimensions, un mal indicible s’est emparé des orbes magiques protégeant le royaume. Cette entreprise démoniaque fut stoppée grâce à l’intervention d’un héros, qui réussit à sceller la menace avec l’aide des sages de la contrée. Mais comme dans tout bon conte qui se respecte, les méchants ne restent jamais bien longtemps enfermés… Le cauchemar se répète donc à nouveau, et c’est vous qui allez devoir perpétrer la légende en endossant le rôle de sauveur de l’univers. Sauf qu’aujourd’hui, Dotnia est passé à la 3D sur ordre de son souverain. Armé de votre épée et de votre bouclier, vous êtes sur le point de vous embarquer dans l’aventure de votre vie.

     

Une aventure que tout un chacun se doit de mener à terme au moins une fois dans son existence de gamer. Car 3D Dot Game Heroes revisite avec humour les plus grands classiques de l’Action-RPG, en y rajoutant une patte graphique tout à fait unique. Comme vous l’avez remarqué, l’équipe de Silicon Studio a souhaité conserver le cachet rétro de l’époque en remplaçant les « gros » pixels d’antan par des cubes tout aussi « grossiers ». De même, l’animation des personnages se calque sur celle de la génération 8 bits, avec un nombre de frames minimaliste. Le résultat est sans appel ; on croirait revoir les décors de notre enfance, avec ces collines verdoyantes, ces forêts aux arbres rondouillards, ces maisonnettes pittoresques… Le tout de façon très propre et en HD s’il vous plait ! Les Nintendo-maniacs ne manqueront d’ailleurs pas de noter la ressemblance frappante avec les plaines d’Hyrule des tous premiers Zelda, ou avec les villages des bons vieux DraQue. Un vrai régal pour les mirettes, mais aussi pour notre cœur de fanboy fatigué !

     

« Tadadadaaaaaaa » [musique d’ouverture de coffre bien connue]

Les similitudes avec la saga de MIYAMOTO-san ne s’arrêtent pas là puisque le gameplay en reprend la quasi-totalité des codes. Les donjons se présentent aussi sous la forme de salles juxtaposées, disposant chacune de leur lot de monstres à terrasser, ou de casse-tête à base de blocs/interrupteurs à bidouiller. Tout cela dans le but de se rendre jusqu’au boss de fin, dont il faut deviner le point faible. Sans oublier votre équipement composé des sempiternels boomerang, arc, bombes… C’est tout juste si l’attaque d’épée tournoyante de Link n’a pas été incluse. A la place, votre lame s’allonge lorsque votre jauge de santé est au maximum. Comme de coutume, votre progression est dictée par l’obtention de divers power-ups, ce qui vous permet par la même occasion de revenir dans les zones précédentes afin d’y dénicher des items secrets irrécupérables auparavant. Bref, du pur Zelda quoi.

     

Mais que les choses soient claires ; 3DDGH ne mise pas sur son originalité pour s’attirer les faveurs du public. Du moins, pas celle de son système de jeu en tous cas. Non, ici, c’est un revival des sensations éprouvées durant la génération NES que l’on vient chercher, et ce très net feeling de « déjà-joué » fait justement partie des qualités intrinsèques du soft. De plus, les nombreux clins d’œil humoristiques aux productions de l’époque (et aux titres de From Software) maintiennent une atmosphère guillerette que les fans apprécieront pleinement. De là à affirmer qu’il s’agit du meilleur A-RPG des années 80, il n’y a qu’un pas…

Tronche de pixels

Dernier détail, et pas des moindres ; vous pourrez créer votre propre avatar à l’aide de l’éditeur de personnage très accessible du soft. Libre à vous par la suite d’imaginer un guerrier au look unique, ou d’opter pour une représentation en pixel art de vos héros favoris. Il est également possible d’échanger vos chefs-d’œuvre avec vos amis en les exportant sur votre clef USB, et d’en piocher sur les sites web dédiés au jeu. Une fonction d’autant plus appréciable que le titre permet de changer son avatar à chaque chargement de sauvegarde.

3D Dot Game Heroes joue sur la corde sensible du rétrogamer qui sommeille en vous. Si vous êtes accro aux Action-RPG à l’ancienne, vous succomberez devant cette lettre d’amour au genre. Ceux qui recherchent un peu plus risquent de trouver l’ensemble trop redondant.

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