Boys Over Flowers

Boys Over Flowers. Sous ce nom se cache le K-drama de tous les records, ou presque : budget colossal, audience phénoménale et en augmentation quasi-constante , lieux de tournage plus diversifiés et paradisiaques les uns que les autres…Les producteurs coréens ont voulu faire de cette adaptation de Hana Yori Dango le drama de la décennie et il faut bien se rendre à l’évidence, si ce n’est pas le “meilleur” c’est en revanche celui qui aura le plus fait parler de lui. Retour sur un succès colossal, qui tint toute l’Asie et le reste du monde “dramatesque” en haleine durant 25 épisodes.

L’histoire d’un mythe…

Boys Over Flowers est en effet l’adaptation live coréenne du manga japonais le plus adulé de ces dernières années, que ce soit au Japon ou dans le reste du monde. Hana Yori Dango a obsédé nombre de lecteurs sur les 5 continents durant de nombreuses années, tout le temps de sa parution de 1992 à 2003. De nombreuses adaptations ont vu le jour : un animé (1996-1997), un film d’animation (1997), un premier opus taiwanais, Meteor Garden (2001) qui connu un tel succès asiatique qu’une suite sera tournée (2002), un drama japonais construit en deux saisons distinctes (2005 et 2007) qui seront achevées par un film (2008). En 2009, c’est au tour des coréens de relever le défi et de proposer leur version de cette histoire devenue mythique pour toute la communauté “dramaphile”.

L’histoire est donc connue de tous. La production est attendue au tournant. Mais comme toujours les coréens, virtuoses de l’adaptation de manga, vont tirer leur épingle du jeu et nous offrir une oeuvre haute en couleur qui est même devenue pour certains fans, la meilleure adaptation jamais faite du manga.

De la feuille de papier à la pellicule

Le scénario colle à la version papier en s’autorisant certaines libertés scénaristiques mineures : Geum Jan Di est une jeune fille volontaire, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui aide ses parents dans leur commerce de laverie/teinturerie. Un beau jour, alors qu’elle doit rapporter un uniforme dans le lycée le plus huppé de la ville, elle sauve in extrémis un lycéen du suicide. Pour la remercier et surtout afin d’éviter un scandale, la propriétaire milliardaire décide de lui faire intégrer l’école en tant qu’élève de première.

Ce qui pourrait ressembler à un conte de fée se révèle être une descente aux enfers pour notre jeune fille qui doit tout faire pour étouffer sa nature et ne pas entrer en conflit avec les F4 (à prononcer à l’anglaise!)

Le Shin Hwa College est le fief incontesté des F4, les 4 héritiers les plus riches, les plus influents et les plus beaux du pays. Ils sont craint et respecté de tous et mettent un point d’honneur à faire un enfer des vies des pauvres malheureux qui osent se dresser sur leur chemin. Le groupe est composé de 4 garçons tous très différents :  Song Woo Bin (Kim Joon) est un hériter de la pègre amateur de femmes (mariées….), So Yi Jung (Kim Bum) est le descendant d’une illustre famille d’artiste, Yoon Ji Hoo (Kim Hyun Joong) est lui en filiation directe avec un ancien dirigeant du pays et le décès précoce de ses parents l’a amené à se replier sur lui-même. Le dernier membre de cette fine équipe est  Goo Joon Pyo (Lee Min Ho), le leader charismatique et caractériel des F4 dont les parents sont à la tête d’un des plus gros empire financier coréen. Ils ont tous les droits et ne s’interdisent rien.

   

Geum Jan Di qui n’a pas sa langue dans sa poche et souffre d’un sens aigu de l’injustice ne tarde pas à se mettre à dos les maîtres des lieux et devient rapidement leur cible privilégiée. Ils tentent de lui faire renoncer à sa scolarité par tous les moyens mais c’est compter sans le caractère rebelle de cette dernière qui va  va être la seule personne à oser se dresser contre notre quatuor. Attirant ainsi l’attention de Goo Joon Pyo au point que l’obsession qu’il lui voue se transforme en amour inconditionnel.

Chronique d’un phénomène

La problématique est claire dès l’ébauche du projet : comment réussir à fidéliser les spectateurs, comment intéresser les gens à cette histoire qui a déjà été traitée maintes fois? Tout le monde a lu le manga et vu les adaptations taiwanaise et japonaise, alors comment faire? La réponse : laissez faire les professionnels de la comédie romantique que sont les scénaristes et les réalisateurs coréens et laissez les réinventer ce conte de fée. Car c’est en cela justement que réside la magie du drama coréen. On a beau connaître l’histoire par coeur, on ne peut s’empêcher au vu de la manière dont sont développés les personnages et les intrigues d’espérer que peut-être les choses vont évoluer différemment…

En effet, Goo Joon Pyo est par exemple traité avec beaucoup plus de maturité que dans les autres versions, tout comme Yoon Ji Hoo qui est plus actif et beaucoup plus entreprenant avec  Geum Jan Di . Il équilibre parfaitement le triangle amoureux qu’il forme avec Joon Pyo et Jan Di et incarne réellement un rival potentiel ce qui pimente délicieusement l’histoire. La romance partagée entre la meilleure amie de notre héroïne et So Yi Jung est abordée de la même manière que dans les livres. Là où les précédentes versions télévisées avaient décidées de faire l’impasse sur les intrigues secondaires, la version coréennes les exploite afin de donner plus de profondeur et de vie à ses personnages.

 

Le succès peut aussi s’expliquer par la volonté de la production de prendre le moins de liberté possible par rapport aux personnages originaux « J’ai du modifier quelques détails à cause des différences culturelles existants entre la Corée et le Japon mais j’ai essayé d’être le plus original possible. Nous avons tenté de choisir des acteurs qui ressemblaient exactement aux personnages existants dans le manga” a expliqué Jeon Ki Sang, le producteur du drama pendant une conférence de presse.I had to change a few details in the storyline because of the cultural differences between Japan and Korea, but I tried to bring as much originality as possible. One important feature was the characters. We tried to cast actors that looked almost exactly like the characters in the comic book », Jeon Ki-sang, the producer of the drama, said during a press conference last December.

Lee Min Ho qui devait arborer une crinière ondulée en tant que personnage principal a du endurer quatre permanentes différentes avant que la coiffure soit approuvée. Kim Hyun Joong lui a été choisi non seulement parce qu’il correspond globalement à l’image que l’on se faisait du personnage mais aussi parce que sa taille était identique à celle de Rui.

Boys Over Flowers (ou BOF pour les initiés) est l’un des premiers dramas coréens à avoir bénéficié d’un budget aussi important. Cela a permis aux réalisateurs et à la production d’insuffler plus de réalisme à la série, donnant ainsi corps à la richesse et à la démesure des F4. Chaque semaine on peut voir les protagonistes évoluer dans des décors de rêve: Macao, Nouvelle Calédonie, New-York…Tant de lieux de tournages donnant droit à des scènes de rêves qui donnent l’impression d’être directement tirées de la BD. Il en est de même pour les figurants, et les moyens de locomotion, tous démesurés. Les coréens ont joués gros et ont gagnés !

 

Et le jeu ne s’arrête pas là : l’adaptation coréenne a pris des risques en ne prenant que des quasis inconnus au casting. Dès l’annonce du drama les rumeurs le plus folles on secouées la Corée et ce jusqu’au verdict final : le choix des producteurs se portent sur 4 jeunes acteurs pour incarner le quatuor flamboyant. Ce ne sont pas d’illustres inconnus, mais de jeunes débutants : le plus célèbres est incontestablement Kim Hyun Joong qui est alors le leader des SS501, un groupe de pop, depuis 2005. Kim Jun jouit également d’une certaine notoriété : il est membre du groupe T-Max depuis 2007. Les trois autres acteurs principaux sont eux de jeunes acteurs ayant seulement quelques petits rôles à leurs actifs.

Le pari était risqué pour la production : la question était de savoir s’ils s’acquitteraient de leurs rôles la tête haute et la réponse est oui. Pour des débutants ils s’en sortent plutôt bien même si parfois leur manque d’expérience se ressent. Mais n’oublions pas qu’il s’agit d’un drama et que le jeu des acteurs n’est pas forcément ce qui marque le plus. Il fallait des jeunes hommes beaux, à la prestance incroyable pour incarner les F4 et concurrencer les adaptations Japonaise et Taiwanaise. C’est chose faite avec 4 Apollons, même si leurs costumes sont parfois d’un goût plus que douteux.

Bonheur auditif

Oui, du pur plaisir, parce qu’on ne peut pas parler de BOF sans aborder la musique qui est omniprésente dans le drama. Les artistes que l’ont retrouvent sur les tracklists des trois albums sont reconnus par l’industrie musicale coréenne : on y retrouve le groupe de Kim Hyun Joong (qui interprète JiHoo) les SS501, les T-Max dont Kim Joon (Woo Bin dans le drama), SHINee et AST’1. Aux morceaux dynamiques interprétés par les boysbands s’ajouttent les compositions beaucoup plus calmes et mélodieuses de KARA et Howl que l’ont voit régulièrement apparaitre dans les crédits des OST de dramas. L’intégralité des morceaux ont été édités dans un coffret de “luxe” disponible uniquement en import ou en bonus on retrouve la reprise de “Because I’m stupid” par Kim Hyun Joong en version acoustique, un vrai régal pour les oreilles.

 

Le Coffret DVD

Depuis Septembre les fans de dramas et de Boys Over Flowers en particulier, ont le plaisir de pouvoir acheter le coffret DVD avec sous-titre français (et anglais) grâce à Drama Passion qui en a sorti un magnifique coffret collector. Ce coffret au prix de 64.95E propose 9 DVDs reprenant les 25 épisodes de la série, ainsi que deux bonus reprenant le making-of du drama. Le coffret de très belle facture devrait ravir tous les admirateurs des F4.

   

Bof est ainsi LE drama de l’annee 2009. Il a marqué les esprits et est resté dans toutes les mémoires. Que l’on aime ou que l’on déteste son principal atout est de n’avoir laissé personne indifférent. A découvrir ou redécouvrir que l’on soit fan du manga initial ou non.

Article realise en partie par Ookamiki.

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