Call of Duty : Modern Warfare 2

Attendu par les gamers des quatre coins de la planète, Call of Duty et le studio de développement Infinity Ward sont de retour avec ce Modern Warfare 2. La question qui se pose est de savoir si Infinity Ward a réussi son coup après l’énorme succès du premier Modern Warfare (soit Call of Duty 4, oui ils sont compliqués chez Activision) et de savoir si cette suite est digne de l’oeuvre originale ou s’il s’agit d’une pâle copie.

Tout d’abord il est important de noter la démarcation qu’a voulu entreprendre Activision en mettant en avant la licence Modern Warfare et en plaçant au second plan l’appellation Call Of Duty. Les événements de M.W.2 se situent donc 5 ans après les épopées de feu Sergent Paul Jackson et du héros de guerre Soap Mactavish, à l’origine de la chute du dictateur Imran Zakhaef, qui pour cette suite est remplacé par son bras droit, Vladimir Makarov. Le joueur contrôle alors la destinée du soldat James Ramirez des Rangers et celle du jeune Gary Sanderson surnommé « Roach » membre de la Taskforce 141 (peu d’explications d’ailleurs sur l’origine de la création de cette équipe), au sein de laquelle vous ne serez pas surpris de retrouver le Capitaine Soap Mactavish. Et oui, c’est que notre héros a pris du galon en 5 ans et une belle crête peu crédible lui a même poussé sur sa tête.

     

Sans trop en dévoiler, un événement auquel vous allez prendre part sera le déclencheur d’une guerre entre Russes et Américains. Cette mission nommée « Pas de Russe » représente bien le tournant que prend Infinity Ward avec sa série M.W. par rapport à un Call of Duty classique; en effet cette « mission » est loin d’être innocente et démontre l’accentuation très dure que veut donner l’équipe de développement à cette nouvelle licence. Car c’est un fait, dans ce Modern Warfare 2 vous n’aurez pas une seule seconde de répit. Du début à la fin vous ne soufflerez jamais, même lorsque que l’on pense une mission achevée, elle ne l’est pas totalement (cf. la mission des favelas). L’intensité du soft nous tient en haleine tout au long de l’histoire et comble surtout un scénario très alambiqué et peu cohérent, ponctué par quelques scènes d’une rare violence qui invitent le joueur à réfléchir.

     

Grenaaaaade !!!

C’est d’ailleurs là où le bât blesse ; on nous transporte autour du monde, sans vraiment comprendre le pourquoi de notre présence et le lien entre les différents personnages incarnés et croisés. Certes, tous les environnements sont très réussis et variés ; mais peut-être qu’Infinity Ward en a un peu trop fait et la trame scénaristique, comparée au premier volet, a énormément perdu en crédibilité. Mais le plus gros point noir du jeu reste sa durée de vie qui est aussi courte que son prédécesseur. Et autant être clair, malgré l’ajout du sympathique mode Opérations Spéciales (qui reste limité en hors ligne) si vous ne jouez pas en réseau le prix du jeu reste assez élevé, d’autant qu’une fois la campagne terminée en vétéran le jeu n’a aucun intérêt au niveau de sa rejouabilité, en dehors du multijoueur. D’autant que la difficulté du soft a été revue à la baisse… à condition de respecter le chemin scripté par les développeurs. Tout écart se voit immédiatement sanctionné d’une mort parfois incompréhensible dans les difficultés les plus importantes.

     

Cependant je vous rassure, au niveau du gameplay et de la réalisation c’est un sans faute. La prise en main est idéale, et quelques ajouts que je vous laisserai le soin de découvrir par vous-même sont bien pensés. C’est simple, on a clairement l’impression d’être devant une superproduction hollywoodienne : des scènes d’action dignes d’un film de Michael Bay, une bande-son d’une rare qualité signée Hans Zimmer (qui est certainement l’une des bandes-son les plus réussies pour un FPS), et des décors à la fois somptueux et crédibles.

Pour les hardcore gamers acharnés du mode multijoueur, ils ne seront pas dépaysés. L’interface a été légèrement revue et le nombre de bonus et de défis à débloquer est un peu plus fourni qu’auparavant. Le système d’évolution reste inchangé et les néophytes pourront bénéficier d’aides en cas de morts trop régulières ce qui rend le multi plus accessible qu’un Ghost Recon par exemple. Une telle différence de contenu entre le solo et le multi nous indique clairement les priorités d’Infinity Ward et force est de reconnaître que le multijoueur offre tout ce que l’on était en droit d’attendre un jeu de ce calibre.

En conclusion ce Modern Warfare 2 vous tiendra en haleine lors de sa campagne solo plus intense que jamais. Même si l’on peut reprocher une durée de vie trop courte et une histoire assez confuse, les scènes dantesques valent vraiment le détour. Toutefois si vous en voulez pour votre argent, je vous conseille fortement de prendre votre Modern Warfare 2 d’occasion et de vous orienter plutôt vers un Borderlands qui offre une campagne et un mode multijoueur bien plus conséquents.

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