Confidential Mission

C’est le premier shoot testé dans les colonnes de WebOtaku. Et pourtant, on adore ça. Mais on a préféré attendre de mettre la main sur celui-ci qui s’avère être un bon choix. Confidential Mission, shoot ordinaire ou bonne affaire ? Comme souvent dans ce genre de jeu, on incarne un agent secret type James Bond qui part en guerre contre le crime organisé afin de sauver le monde. Suivons un peu son périple.

Un scénario… minimaliste

Votre personnage, sosie de James Bond, est appelé en renfort par son commandement afin de contrer la menace terroriste d’un petit groupe armé. Enfin, « petit », il faut le dire vite vu le nombre de mecs à exterminer. Ce groupe de terroristes tient le monde en otage. Il menace de détruire les hauts lieux grâce à un satellite disposant d’une arme super puissante. Voilà pour le scénario. J’ai fait court, mais yavais pas grand chose à dire de plus.

Un gameplay éprouvé

Comme à l’habitude avec les shoots, la vue est représentée à la 1re personne. En clair, on se voit même pas son flingue. Niveau gameplay, on dispose de tout un arsenal de gadgets en tous genres, d’armes sophistiquées préparées par ce bon vieux Q – paix à son âme – et… Ah euh non, je me trompe. Là c’est l’équipement de 007. Bon, alors, comme le gouvernement n’a plus le budget qu’il faut, on dispose juste d’un simple revolver six coups, rechargeable à l’infini en tirant à côté de l’écran (version fling) ou en appuyant sur B (version pad). De temps en temps, on pourra récolter une mitraillette, ramassée sur le cadavre d’un adversaire, dont le chargeur se vide aussi vide que le sang de Iori sur un tatami. Et pourtant, il faut le faire… Au hasard des combats, on pourra ramasser des bonus divers en leur tirant dessus, à l’image de la mitraillette dont je viens de parler. Les bonus ne sont pas sensas’ : points supplémentaires, gilets part-balles (équivalent à une vie)…

Le déroulement du jeu se fait de manière habituelle pour un shoot : on avance, on tire, on voit une cinématique qui fait avancer le scénario et on retire… A noter que les nombreuses petites cut-scènes qui parsèment le jeu ont été réalisées avec le moteur du jeu, ce qui renforce l’ambiance.

     

Au rayon nouveautés

Confidential Mission apporte tout de même quelques éléments novateurs au genre. Tout d’abord, le Justice Shot. Lorsque l’on neutralise un adversaire en le désarmant ou en le touchant dans un point non vital, le jeu nous gratifie d’un bonus. Des points supplémentaires quoi. Mais ça fait toujours plaisir de tirer avec la précision d’un sniper. Pour cela, il est déconseillé de vider son chargeur sur chaque adversaire. Hein Iori…

Autre nouveauté, le mode Training. Comme dans un jeu de baston, ce mode permet de se familiariser avec les commandes (qui sont pourtant très instinctives) et de perfectionner réflexes et précision. Enfin, dernière nouveauté : les cut-scènes jouables. Histoire de remédier au caractère répétitif du jeu, Hitmaker a inséré des petites scènes sympas où l’on doit réaliser une action particulière. Par exemple, il faut boucher avec de la glue des bouches d’aération libérant du gaz toxique, sous peine de voir tout trouble pendant quelques secondes, ou encore détacher un wagon d’un train en tirant sur la goupille comme des fous. Sympa.

     

Une technique irréprochable

Dans ce genre de jeu, les graphismes ne sont pas un élément aussi important que le gameplay. Toutefois, on est toujours heureux de voir que Hitmaker ne s’est pas foutu de notre gueule. La conversion de la borne d’arcade est parfaite. Techniquement, la 3D est irréprochable, mis à part quelques bugs de collision. Les points d’impact sont gérés individuellement. Ce qui veut dire que l’adversaire ne s’écroule pas de la même façon s’il est touché au bras ou à la jambe… voire en pleine tête, héhéhé.

Confidential Mission propose également un mode deux joueurs sympa. Le héros ne serait évidemment rien sans sa compagne de charme. Juste un reproche sur ce mode : les viseurs, pourtant de couleurs contrastées (rouge et bleu) entraînent parfois une confusion entre les deux joueurs. On a tendance à suivre le mauvais viseur quand le jeu speede trop. Justement, au sujet de la vitesse, Confidential Mission est vraiment bien pensé. Les ennemis sont nombreux et arrivent en masse à chaque détour. On ne s’ennuie jamais tellement il y a d’action, surtout contre les boss. C’est un vrai régal, digne de House of the Dead 2.

     

Quelques reproches… habituels

Bien évidemment, aucun jeu n’est parfait. Et vous vous en doutez, Confidential Mission a ses défauts, souvent inhérents au genre du shoot. Tout d’abord, le plus gros reproche qu’on peut lui faire vient de la durée de vie. Seulement 3 missions à se mettre sous la dent. Des dizaines de sous-fifres à éliminer avant de rencontrer le boss de chaque niveau. Si avec un gun on s’amuse comme des fous dessus, avec le pad, malgré que la jouabilité soit aux petits oignons, on y perd goût assez vite. Une petite partie et on remballe. Avec la souris, c’est encore pire. Le jeu devient tellement facile qu’on s’ennuie rapidement.

Puis vient l’interactivité des décors. En effet, si l’on peut neutraliser un ennemi de diverses façons, le décor, lui, n’est presque pas destructible. Tout juste si on peut casser un carreau. La linéarité du scénario est également à déplorer. Il n’y a qu’un chemin pour arriver à la fin. Ca devient vite lassant. Au lieu de recommencer le jeu plusieurs fois à la suite pour tout voir, on fait le tour en une fois. Même les cut-scènes avec mini-jeu dont je parlais plus haut n’amène pas de changement majeur. Tout juste quelques ennemis arrivant en plus quand on échoue, et après, on reprend le chemin habituel.

En conclusion, il apparaît clair que Confidential Mission est un très bon jeu, à la hauteur de House of the Dead 2 et autres Time Crisis. Mais les défauts habituels de ce genre de jeu gâchent un peu la fête. Une technique vraiment digne de la Dreamcast mais une durée de vie et une linéarité essouflante. Ce jeu reste tout de même l’un des meilleurs shoot sortis à ce jour, tous supports confondus.

Ryosan

Ryo est celui qui a lancé WebOtaku en l’an 2000 avec une telle puissance que cela a provoqué le fameux bug. C’est le sauveur de notre espèce, le défenseur des opprimés, l’instigateur d’un mouvement international visant à défendre les valeurs de la pop-culture otaku. Il en a vu des choses malgré son jeune âge, un peu comme un héros de J-RPG déjà blasé de la vie et considéré comme un vétéran à même pas 30 ans. Du coup, ayant atteint son level 99, on lui a lancé le pari fou d’étendre notre influence jusqu’au Québec. Et il est parti vivre ainsi son DLC canadien, tabernacle. C’est ça la master-classe. Ses spécialités : Tout. Quand on vous le dit : master-classe !

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