Cowboy Bebop: Knockin’ on Heaven’s Door

Le film Knocking’ on Heaven’s Door est sorti après la série animée, mais l’histoire se déroule avant la fin chronologique de celle-ci. On retrouve donc Spike, Jet, Faye, Ed et Hein dans le Bebop, continuant leur petit bonhomme de chemin à travers l’espace. Toujours chasseurs de primes, ils se lancent sur les traces d’un dangereux terroriste qui possède une arme biologique terriblement efficace. Il en faut plus pour impressionner l’équipage du Bebop, pour qui la prime de 300 millions de WuLongs vaut toutes les prises de risques possibles.

L’ambiance est bien restituée !

Très bien pensé, le scénario inclut chaque petit détail concernant les personnages qui avait été divulgué au fil des épisodes de la série. Ainsi, si vous n’avez jamais vu d’épisode de Cowboy Bebop, vous pouvez sans aucun problème visionner le film, vous ne serez pas déboussolé ! Le caractère des personnages est très bien restitué : Spike le téméraire taciturne, Jet le faux dur au coeur tendre, Faye la femme fatale au caractère non moins fatal, Ed la mioche étrange crack en informatique… et même Hein le chien savant dont tout le monde se fiche (excepté Ed bien sûr). Tout est remis en place, comme ce devrait être le cas dans toute bonne adaptation en film d’une série.

Outre les caractères des personnages, l’univers est également bien retranscrit : vaisseaux futuristes, interfaces informatiques démentes (et très originales !), et vieux pistolets automatiques. Les musiques, qui sont pour beaucoup dans le succès de cet anime, ont été composées par Yoko Kanno, comme pour les OAVs, et collent parfaitement à l’histoire. Non, pas de doute, que vous soyez un fan averti des 26 épisodes de Cowboy Bebop ou non, en regardant « Knocking’ on Heaven’s Door », vous saurez ce qu’est Cowboy Bebop !

     

De quoi ça parle ?

Je vous l’ai dit plus haut, un vilain terroriste pose de méchantes bombes bactériologiques qui tuent quasi-instantanément les personnes qui respirent l’air environnant. Ce ne serait pas si ennuyeux si le virus ne s’autodétruisait pas immédiatement après la mort des victimes ! Il est donc impossible de fabriquer un antidote… Grâce à une heureuse coïncidence, Faye parviendra plus ou moins à identifier le mystérieux terroriste, et permettra à l’équipage du Bebop de se lancer à sa poursuite. A propos de poursuite, ne vous avais-je pas dit qu’elles étaient récurrentes dans la série ? Le film ne les a pas oubliées, et vous aurez droit entre autre à un magnifique sprint de Spike au-dessus d’une rame de métro aérien… On découvre petit à petit que le terroriste s’appelle Vincent, et qu’il a, comme tout bon personnage de cet anime, un mystérieux passé (non, je ne vous en dis pas plus). A cette petite histoire viendra se mêler Electra, dont on devine qu’elle a un lien quelconque avec Vincent, mais qui ne semble pas être de son côté.

     

La qualité au rendez-vous

Effectivement, je ne me lasse pas d’encenser la qualité de cet anime, tant il est irréprochable à tous les niveaux. Je ne vous rappellerai pas que les musiques sont des chefs-d’œuvre, que les dessins sont magnifiques et que l’animation est superbe (appréciez notamment les scènes de Kung Fu avec Spike !). Non, il y a un dernier point qu’il me semble plus important d’évoquer : la réalisation, dans le sens cinématographique du terme. J’y avais déjà fait allusion dans la partie sur la série, mais je ne peux m’empêcher d’y revenir. C’est un thème dont il est peu question dans les critiques d’anime, et qui pourtant est l’une des principales caractéristiques du style « Manga ». Ce découpage, ce mouvement donné aux images, cet enchaînement des séquences propre au cinéma est aussi présent dans les mangas et animes.

Je ne peux à ce sujet que m’incliner devant Shinichiro Watanabe. Cowboy Bebop est vraiment l’anime dont la réalisation m’a le plus marqué. Elle sert l’anime et lui donne sa consistance. Les angles de vues, les raccords, la durée des plans, tout y est soigné et choisi avec pertinence. Et si je redoute qu’un jour un producteur Hollywoodien soit tenté de faire une adaptation live de cet anime (comme c’est à la mode en ce moment), je prie ardemment pour que ce soit Watanabe-san qui se charge de nous faire ce film !

« Knocking’ on Heaven’s Door » fait partie de ces films que l’on aime revoir. Au premier visionnage, on se dit « ouais, pas mal, c’est tripant », puis le temps passe et un soir on le regarde à nouveau… Et les frissons sont là ! La chair de poule prend possession de tout notre corps, les poils sur les bras se hérissent avec la musique, les sensations sont nouvelles sur ces images pourtant connues. Quoi de mieux qu’un film que l’on regarde régulièrement avec toujours autant, voire plus de plaisir ? Je vous laisse juger et vous incite à vous procurer la série si ce n’est pas déjà fait !

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