Cowboy Bebop

Derrière ce titre se cache non pas un western manga, mais une épopée intergalactique déjantée ! L’histoire prend place en 2071, dans un univers colonisé par les humains. Chaque recoin de l’espace est plus ou moins habité ; des stations de casinos privés tournent autour des planètes, des vaisseaux arpentent les autoroutes spatiales et sautent de galaxies en galaxies grâce aux « gates »… Ici l’ambiance est unique ! Elle est… Bebop !

Spike et Jet sont des chasseurs de prime. Ils vivent dans leur vaisseau, plus précisément celui de Jet, le « Bebop ». On devine qu’ils se sont associés quelques années auparavant dans le but de capturer davantage d’affreux. Ils sont toujours plus ou moins sans le sou, les maigres primes qu’ils récoltent ne valant jamais la moitié des dégâts qu’ils causent. Comment se sont-ils connus ? Vous n’en saurez rien, du moins au début… Vous découvrirez leur histoire ainsi que le monde fascinant dans lequel ils vivent au fil des épisodes.

     

L’univers de Cowboy Bebop tient son charme de ses anachronismes : bien que traversant l’espace plus vite que la lumière, Spike et son confrère n’utilisent pour capturer leurs proies que de simples pistolets d’antan. Pas de sabre laser, pas de fusil à proton, des gunfights traditionnels comme on les aime. Parfois même un peu de Kung Fu d’une rare élégance : vous verrez un Spike qui n’a rien à envier à Ryu dans l’OAV de Street Fighter, excepté peut-être les « Hadoken »…

Un autre détail qui fait succomber devant cet anime concerne les poursuites. J’entends par « poursuites » les scènes incroyables qui mêlent action, humour et suspense, où nos héros détruisent tout sur leur passage à la suite d’une proie, que ce soit en vaisseau spatial, en voiture ou à pied. Ces poursuites sont récurrentes dans chaque épisode de la série (ou presque), et sont un véritable régal à chaque fois qu’elles ont lieu. L’arrivée de Hein, le chien savant, en est le parfait exemple. Les musiques entraînantes, et toujours choisies avec justesses, s’accordent à merveille avec ces courses folles. L’ambiance mélancolique alternée avec ces poursuites hilarantes… Tout cela donne le rythme qui fait de cette série un délice.

     

Petit à petit, vous assisterez à la constitution de l’équipage du Bebop : Faye Valentine la joueuse invétérée et endettée, puis Ed l’étrange petite pirate informatique… Chaque épisode fait intervenir chacun des personnages, même si parfois certains sont privilégiés. Les épisodes ont rarement de liens entre eux, mis à part l’histoire entre Spike, Vicious et Julia, qui termine cette épopée de 26 volets. Mais je ne vous dévoilerai pas plus la trame du scénario, car ce serait gâcher un plaisir que je recommande à tous, sans exception.

Dernier point sur lequel j’attire votre attention : la réalisation. Outre la réalisation graphique que je trouve admirable, la mise en scène, les raccords et les angles de vues sont tout simplement géniaux ! Ce qui peut paraître un détail pour certains, ou que d’autres ne remarquent même pas, fait ici son œuvre : que vous en ayez conscience ou non, cette caractéristique apporte encore à la qualité de cette série. Cowboy Bebop fait partie de ces animes qui méritent une place dans votre « animethèque », quels que soient vos goûts.

     

Cowboy Bebop a connu un énorme succès au Japon, qui lui a valu une renommée internationale, de nombreux prix, et une diffusion en clair sur Canal +. Si vous n’en avez jamais entendu parler et que ma petite introduction vous a plu, n’hésitez pas, vous ne serez pas déçu. Nul doute que cet anime est un tournant dans le monde l’animation japonaise, tant il se démarque par sa qualité et son originalité. Enfin, si vous êtes à la fois poète et amateur de cyber-poursuites, Cowboy Bebop est fait pour vous. Par contre, si vous n’accrochez pas après avoir vu les 5 premiers épisodes, c’est que vous êtes malheureusement vacciné ! See you Space Cowboy…

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