Crackdown 2

Le succès incontestable des jeux en monde ouvert également appelés bac à sable a poussé plus d’un développeur à s’y essayer, sans jamais toutefois réussir à atteindre le niveau de détail et d’addiction du célèbre GTA. Ruffian Games revient avec le second opus de Crackdown exclusivement sur Xbox 360, un GTA-like futuriste et cell-shadé à considérer.

Le monde qui nous attend

L’univers de Crackdown se situe dans une ville futuriste gangrenée par le crime et Crackdown 2 prend la suite plus ou moins directe, à quelques années près. Là où des gangs prenaient chaque quartier de la ville en otage dans le premier épisode, l’agence doit cette fois faire face à un virus qui transforme la population en monstres qui n’apparaissent que la nuit. Et pour couronner le tout, une cellule rebelle étend son emprise sur la ville et diffuse un discours radicalement différent de la version officielle. L’agence fait donc de nouveau appel à ses agents génétiquement modifiés pour remettre de l’ordre et c’est vous qui vous y collez. On comprend donc vite que tout n’est pas rose dans la ville et que l’agence semble avoir des choses à se reprocher, mais franchement, le scénario ne casse pas des briques et ne vous surprendra à aucun moment donc autant se concentrer sur ce qui fait le fun du jeu.

     

Crackdown 2 n’apporte pas une foultitude de nouveautés mais renforce à quelques endroits la formule initiale, déjà plutôt sympathique. Ruffian Games s’est tout d’abord concentré sur l’un des points les plus frustrants de la franchise GTA, à savoir que l’on ne peut pas facilement explorer toute la ville et se déplacer rapidement d’un bout à l’autre. Les héros de Crackdown étant génétiquement modifiés, ils peuvent à loisir courir très vite et surtout faire des bonds gigantesques leur permettant de passer au-dessus de n’importe quel obstacle, y compris un immeuble. D’où un grisant sentiment de liberté que peu de jeux parviennent à égaler.

Yamakazi du futur

La majeure partie du jeu concerne donc des déplacements en milieu urbain à coups de sauts gigantesques, d’escalade de tours et de chute libre du haut des gratte-ciels. Et c’est bien ça le plus trippant dans le jeu, surtout lorsque l’on met ces capacités surhumaines au service de l’exploration, à la recherche d’orbes qui vont permettre d’améliorer son agilité ou encore d’autres statistiques telles que sa force, sa maîtrise des armes ou encore son habileté au volant. Car oui, on peut également conduire absolument tous les véhicules qui circulent dans la ville. D’autres challenges attendent de tester vos capacités, comme des courses à travers la ville et ses toits – à pied comme au volant – ou encore de vicieux orbes qui fuient à votre approche.

     

Mais ne perdons pas de vue l’objectif principal du jeu : nettoyer la ville de sa racaille, monstres comme rebelles, à coups de feu, de poing ou d’explosifs. Et pour le coup, vous aurez accès à un véritable arsenal qui s’étoffera au fur et à mesure de vos exploits ou tout simplement en ramenant à un check point une arme volée sur le cadavre d’un ennemi. Rien de tel que de passer ses nerfs sur des myriades d’adversaires, seul ou en coopération jusqu’à 4, notamment les monstres qui pullulent littéralement à la nuit tombée. Vous ne pourrez vite plus vous empêcher de rouler à fond la caisse dans les rues sombres afin d’écraser et renverser des dizaines voire des centaines d’entre eux.

Et vu la foule qui se balade dans la ville et la vitesse à laquelle vous pouvez la traverser (surtout en hélicoptère), il faut admettre que le moteur encaisse bien et ne souffre d’aucun ralentissement notable, tout juste un peu de clipping à l’horizon, mais rien qui ne nuise au gameplay. Son design cell-shadé lui donne un cachet un peu cartoon qui fait volontairement penser à un comics. Ce qui n’est pas plus mal vu le côté fantastique du setting. D’un point de vue ambiance, les musiques laissent quand même à désirer mais elles ont le bon goût de ne pas coller au cerveau.

     

Comme son prédécesseur, Crackdown 2 ne vient pas vraiment rivaliser avec le fondateur du genre, mais apporte en revanche une alternative intéressante en attendant le prochain opus de la saga de Rockstar. L’ajout d’un mode coopération jusqu’à 4 renforce grandement l’intérêt du jeu. Au final, il en ressort une expérience très plaisante, mais pas vraiment un hit en puissance à posséder absolument. Crackdown 2 est donc un très bon jeu d’été, bourré de contenu et de challenge pour passer quelques dizaines d’heures à se prendre pour un surhomme.

Ryosan

Ryo est celui qui a lancé WebOtaku en l’an 2000 avec une telle puissance que cela a provoqué le fameux bug. C’est le sauveur de notre espèce, le défenseur des opprimés, l’instigateur d’un mouvement international visant à défendre les valeurs de la pop-culture otaku. Il en a vu des choses malgré son jeune âge, un peu comme un héros de J-RPG déjà blasé de la vie et considéré comme un vétéran à même pas 30 ans. Du coup, ayant atteint son level 99, on lui a lancé le pari fou d’étendre notre influence jusqu’au Québec. Et il est parti vivre ainsi son DLC canadien, tabernacle. C’est ça la master-classe. Ses spécialités : Tout. Quand on vous le dit : master-classe !

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