Dark Void

Finalement conscients de leurs limites sur cette génération de consoles, les éditeurs japonais ont cherché à ouvrir leurs horizons en acquérant des studios occidentaux ou en leur confiant des projets qui auraient autrefois été développé en interne. C’est ici le cas de Capcom qui s’est associé avec Airtight Games pour produire Dark Void, un petit jeu d’action sorti de nulle part.

Le trou noir

Dark Void prend place dans un univers mixant années 30 et science fiction vieille école. Will, pilote d’élite légèrement asocial, découvre au début de sa nouvelle mission qui consiste à piloter un avion, qu’il fera la route avec une vieille connaissance, en la personne d’Ava, son ex. Au cours du vol, son avion est pris dans des turbulences et se voit transporté dans une autre dimension peuplée d’aliens menaçant des tribus humaines locales et se faisant passer pour des divinités. Alors que l’on peut aisément se laisser prendre au jeu dans cette ambiance fantastique, de nombreux détails laissent à désirer, comme l’insistance du héros de se référer aux aliens en tant que fascistes, alors même qu’aucun lien ne se tisse au cours du scénario. Toutefois, le monde créé par Airtight propose de se plonger dans des décors empruntés à l’Amérique du Sud, avec nombre de montagnes et de vallées plus ou moins dégagées à parcourir par terre et dans les airs.

     

La grande trouvaille de Dark Void consiste donc dans son gameplay aérien donnant tout son sens au terme 3D. Car pour une fois, on peut réellement profiter de toutes les possibilités qu’offre un environnement, qu’il s’agisse d’affronter des ennemis sur la terre ferme, profitant d’un système de couverture simple et efficace, ou de se lancer dans des joutes aériennes où la phase de shooting demande une plus grande dextérité puisque l’on est sans cesse en mouvement. Et plutôt que de se restreindre à devoir abattre des cibles en vol, on peut à tout moment prendre de la hauteur pour également descendre des ennemis au sol, sans aucune transition entre ces deux phases de jeu.

     

Pas si facile de s’envoyer en l’air

Tout cela promet donc de grandes phases d’action particulièrement dynamiques, mais ce serait sans compter sur une série de défauts qui gâchent pour beaucoup l’expérience. Tout d’abord le scénario plat et les personnages fades ne donnent absolument pas envie de s’y plonger. En même temps, des jeux au scénario risible, on en voit passer des tonnes. En revanche, la phase de shoot, la composante essentielle du jeu, demeure par trop monotone. Surtout à pieds du coup, on l’on ne fait que répéter les enchaînements habituels de n’importe quel shooter à la troisième personne. Et si dans les airs on prend naturellement la mesure de la liberté de mouvement qui nous est accordée, notamment grâce à la possibilité de passer à tout moment entre vol à grande vitesse et vol stationnaire, ni le radar ni le lock ne permettent de réellement bien se repérer à tout moment.

     

Certains combats aériens se transforment ainsi en une série de virages visant à se positionner pour attaquer sans trop comprendre où est passé l’ovni de devant après un simple virage. Il faut dire qu’un ovni n’a jamais eu à se soucier des règles de l’apesanteur. Reste que slalomer entre les parois rocheuses, esquiver des tirs ennemis et prendre possession d’un vaisseau ennemi grâce à une mécanique de QTE donnent un charme certain à ce Dark Void qui laisse malgré tout à désirer sur l’aspect graphique. Dommage également que les boss se fassent si rares.

En introduisant de vraies innovations en matière de gameplay, Capcom avait de vraies raisons de croire en Dark Void. Mais c’était sans compter sur une réalisation médiocre et une compétition pour le moins ardente en ce moment. Il n’y a clairement plus de place pour les petits jeux inventifs lorsqu’autant de blockbusters imposent le respect à tous les points de vue.

Ryosan

Ryo est celui qui a lancé WebOtaku en l’an 2000 avec une telle puissance que cela a provoqué le fameux bug. C’est le sauveur de notre espèce, le défenseur des opprimés, l’instigateur d’un mouvement international visant à défendre les valeurs de la pop-culture otaku. Il en a vu des choses malgré son jeune âge, un peu comme un héros de J-RPG déjà blasé de la vie et considéré comme un vétéran à même pas 30 ans. Du coup, ayant atteint son level 99, on lui a lancé le pari fou d’étendre notre influence jusqu’au Québec. Et il est parti vivre ainsi son DLC canadien, tabernacle. C’est ça la master-classe. Ses spécialités : Tout. Quand on vous le dit : master-classe !

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