[TEST] Dead Island

On peut dire sans trop s’avancer que massacrer du zombi est une seconde passion à la rédaction de WebOtaku. Nombreux sont les softs traitant de ces fameux morts vivants putréfiés (plus très frais ?) auxquels on a pu s’essayer, mais rares sont ceux qui ont su créer un souvenir impérissable. Au rang des titres mémorables de ces dernières années, on retiendra bien évidemment les séries Resident Evil, Dead Rising, Forbidden Siren, House of The Dead et Left 4 Dead. Et croyez-le ou non, Dead Island s’inspire à la fois de tous ces hits pour nous livrer un melting pot de bonnes idées, une sorte de FPS-RPG à la sauce Borderlands au beau milieu d’un univers digne des meilleurs films de George A. Romero.

Borderlands Inside

Car finalement, c’est vraiment du Role Playing Shooter de 2K que se rapproche le plus Dead Island, sur le fond tout du moins. On retrouve un squelette identique, à savoir 4 classes de personnages complémentaires, possédant chacune sa spécialité (armes tranchantes, à feu, etc.) et un arbre de compétences spécifique. Au fur et à mesure de votre progression vous débloquez un nombre hallucinant de quêtes (annexes ou non) qui vous rapportent de l’expérience, tout comme chaque meurtre de zombi. Ces points d’XP vous permettent de déverrouiller des capacités dans l’une des trois branches majeures de votre grille de compétence : spécial, combat et survie. La première développe les paramètres de votre furie, qui devient disponible après avoir démoli un bon paquet d’adversaires. La seconde catégorie augmente vos performances de combattant (maîtrise et durabilité des armes…) tandis que la branche survie vous offre l’opportunité d’augmenter vos talents passifs, comme la chance de trouver des objets rares ou de gagner plus d’XP.

     

Les missions subsidiaires sont bien dissociées des principales, et c’est lorsque vous accomplissez ces dernières que l’histoire fait un bond en avant. En découlent la découverte de zones supplémentaires, toutes ouvertes et relativement vastes, et la possibilité d’amasser encore plus de quêtes, etc etc. De quoi en apprendre plus sur les évènements qui vous ont conduit à défendre votre peau sur ces terres hostiles. En effet, au départ, vous ignorez tout des raisons qui ont donné lieu à cette invasion de zombis. Le scénario est découpé en 4 actes, et s’étend facilement sur une trentaine d’heures si l’on décide d’accomplir chaque mission. Cela dit, il y a tellement à faire dans Dead Island, tellement de secrets à découvrir que l’on peut allègrement doubler ce chiffre.

     

Du fun à l’état brut

C’est d’ailleurs sur ce point que l’on tient à insister. A l’instar de tous les jeux bac à sable, il est très facile de se perdre dans l’île et de voir son attention happée par tout un tas d’imprévus divertissants. Quel régal de se balader en tranchant tout ce qui bouge, de taillader une tête par ci, de flanquer un coup de pied par là, de déchainer sa furie sur un groupe de morts vivants… Pour finalement se rendre compte que cette tuerie totalement gratuite nous conduit vers un endroit inconnu au sein duquel on ramasse une arme rare ou un crâne secret qui nous donnera accès à une recette de crafting spéciale ! Celles-ci vous autorisent à modifier vos équipements pour les transformer en de terribles machines à tuer, tout comme dans Dead Rising 2. Mais tel le titre de Capcom, votre arsenal s’abîme à force d’utilisation ; il faut donc veiller à le réparer et l’améliorer moyennant une somme d’argent qui s’accroit en même temps que votre niveau. Autre point commun avec Borderlands, les armes sont légions et différenciées par leur couleur en fonction de leur rareté.

     

A vaincre sans danger, on triomphe sans gloire

Faites-nous confiance, n’hésitez pas à abuser des armes modifiées. Vous allez avoir besoin de mettre un maximum d’atouts de votre côté tant Dead Island peut se montrer revêche et sans merci par moment. Tel Left 4 Dead, les zombis attaquent par vagues meurtrières (moins fournies heureusement), parfois accompagnées d’ennemis spéciaux très dangereux. D’où l’intérêt de bien tirer parti du gameplay plutôt ingénieux (mais assez imprécis lors des grosses mêlées), notamment du coup de pied qui repousse et renverse vos assaillants, mais aussi et surtout de jouer en coopération ! Et pour cause, l’aide de trois amis (le jeu est jouable jusqu’à 4) vous évitera bien souvent de péter une durite lorsque vous vous retrouverez encerclé par une horde d’infectés déchainés. Et puis, entre nous, fracasser des têtes décharnées lors de scènes ultra-violentes, c’est tellement plus délirant à plusieurs !

 

Bref, Dead Island, c’est une bonne grosse dose de fun servie par une réalisation soignée et un gameplay efficace, et probablement l’un des meilleurs jeux de zombis auquel on a pu jouer depuis des années. Si l’on excepte quelques bugs épars qui entachent un peu ce tableau exotique, parcourir l’île de Banoï pour y effectuer tout un tas de quêtes se révèle particulièrement agréable et palpitant. Un conseil, optez directement pour une partie en coopération à 4. Vous goûterez ainsi à une aventure aussi stressante qu’hilarante, et partagerez des moments de bravoures inoubliables !

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

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