Dragon Ball Z Budokai 2

Les jeux de combat tirés de Dragon Ball Z ont souvent été appréciés grâce à leur gameplay accrocheur et leur fidélité à l’ambiance du manga. Après un DBZ Budokai des plus sympathiques sorti sur PS2, sa suite débarque sur la même plateforme. Est-ce que la série s’essoufflera-t-elle un jour ?

Disclaimer

Je tiens tout d’abord à préciser que ce test compare le jeu avec les autres adaptations de DBZ, et non pas avec les jeux de baston actuels. Il m’est arrivé de lire des tests où l’auteur comparait un jeu de ce style avec d’autres softs qui font office de références dans le domaine de la baston 2D ou 3D. De telles adaptations ne peuvent avoir la rapidité, la technique ou tout simplement le gameplay d’un DOA ou autres KOF. Le public ciblé est le grand panel de fans du manga originel et l’objectif principal est de savoir si oui ou non il leur plaira. Fin du disclaimer.

De petites nouveautés

Dès la console allumée, nous avons droit à une scène animée de très bonne qualité accompagnée d’une chanson bien Rock. Rien de tel pour se replonger dans l’ambiance de l’œuvre de Toriyama et avoir un petit aperçu des combattants que l’on peut incarner. Puis, le menu principal apparaît avec les quelques modes de jeu présents. On a donc droit au mode Duel, qui permet d’affronter l’ordinateur ou un ami, le championnat du monde, divisé en trois niveaux de difficulté, et enfin le magasin de Bulma où l’on peut configurer, acheter et modifier les techniques (sous forme de capsules) de ses personnages.

Mais subitement une question se pose. Où est passé le fameux mode Story qui fit le succès de DBZ Budokai premier du nom ? Et bien il a été « remplacé » par un mode nommé Dragon World, qui se présente sous la forme d’un jeu de plateau où vous dirigez Sangoku et ses équipiers à la recherche des boules de cristal. Même si, chronologiquement parlant, on voit apparaître assez fidèlement les ennemis et quelques événements importants, cela ne vaut en rien le mode Story de son prédécesseur. Cependant, ce mode reste intéressant car il permet d’obtenir une bonne partie des personnages cachés et de nouvelles techniques dévastatrices. Si à la fin de l’aventure (divisée en 9 chapitres) vous avez réussi à collecter les 7 boules de cristal, le dragon apparaît et vous autorise à faire un vœu. Outre la possibilité de demander de nouveaux personnages (notamment des fusions inédites comme Sangoku – Hercule ou Ten Shin Han – Yamcha), il peut vous donner accès à un autre mode bien sympa, le vaisseau de Babidi. Vous y tenterez plusieurs challenges qui se rapprochent assez de modes tels que Survival ou Time Attack, mais avec de nettes différences tout de même. En les réussissant, vous obtenez des points qui vous permettront de débloquer ENCORE d’autres personnages et leurs techniques.

Avec tout ceci, vous pouvez bien deviner que le nombre de possibilités et de personnages (au total 37) s’avère très conséquent, et que le jeu saura vous tenir en haleine de nombreuses heures. Cependant les nouveautés apportées par rapport à DBZ Budokai se révèlent peu nombreuses, et l’on aurait pu espérer un peu mieux à ce niveau.

     

Une fidélité bien présente

Le phénomène Dragon Ball Z est incommensurable, et le nombre de fans à travers le monde le prouve. Le fait que l’on puisse jouer avec autant de protagonistes de la série ravira la majorité d’entre vous, mais il faut que l’esprit suive. Eh bien je ne pense pas que l’on puisse être très déçu sur ce point là ! En effet, les graphismes en cel-shading, même s’ils ne sont pas magnifiques, permettent de coller avec fidélité au design original. D’autre part, les différentes techniques des personnages restent toujours autant jouissives et parfaitement animées. De plus, de petites interactions avec les décors, comme par exemple le fait de projeter son ennemi contre des buildings, sont de nouveau de la partie.

Mais LA grande nouveauté, la cerise sur le gâteau, l’élément que l’on attendait depuis le premier Dragon Ball Z sur Super Nintendo est enfin là ! Vous m’aurez compris, il s’agit des fusions. Même si on pouvait incarner une ou deux fusions dans quelques versions antérieures, le système inséré dans Dragon Ball Z Budokai 2 relevait du fantasme jusqu’à ce jour (désolé ici c’est le fan qui parle). En effet ce ne sont pas des personnages à part entière à débloquer, mais des techniques à récupérer (par différents moyens dans le mode Dragon World) et qu’il faudra équiper à un des deux personnages concerné. Pendant le combat, effectuez la technique correspondante et une petite animation aura lieu. Par exemple, pour la fusion Gotrunk, vous aurez à appuyer sur une combinaison de touche avant que leur danse de fusion soit terminée. Si vous échouez, la fusion a quand même lieu mais vous incarnez alors un Gotrunk bien grassouillet qui s’essoufflera après chaque attaque. ^^ Le concept se révèle très bien pensé et parfaitement intégré au jeu.

Le gameplay, semblable en tous points à celui de Budokai, a été prévu pour être accessible à tous. Nous n’avons plus à effectuer des manipulations rocambolesques (et dangereuses pour le pad ^^) pour effectuer des vagues déferlantes ou autres techniques puissantes, au contraire, quelques combinaisons de boutons suffiront pour une grande partie des coups. Cette « simplicité » peut rebuter les vrais joueurs de baston, mais pour ceux qui ne jouent que rarement, ou tout simplement les fans de Dragon Ball, cela ne fera pas office de point noir même si l’on a assez rapidement fait le tour des commandes. Le stick analogique est aussi utilisé pour augmenter la puissance de certaines attaques. De plus, la vitesse a été revue à la hausse et jamais un DBZ n’aura été aussi dynamique.

     

Les défauts

Commençons par la chose la plus choquante, frustrante et déprimante dont le soft nous fait part… Les voix ! Eh oui le temps des magnifiques citations en japonais est terminé, et les éditions américaines et européennes se voient agrémentés de ridicules doublages en anglais ! Même si ceux de personnages comme Sangoku restent assez convaincants, jamais des personnages comme Vegeta ou Freezer n’auront perdu autant de charisme !

Les musiques quant à elle sont ni extraordinaires, ni mauvaises. Une bande-son aux tendances rock accompagne les combats de façon relativement discrète et, par conséquent, nullement lassante.

On peut aussi regretter l’absence de cinématiques autre que celle d’introduction, qui auraient sûrement rendu un peu plus vivant le mode Dragon World.

Enfin, les temps de chargements sont longs… très longs. En règle générale, vous aurez à attendre approximativement entre 5 et 10 secondes avant un combat. Moi qui pensais que ceci avait été corrigé depuis plusieurs années…

     

DBZ Budokai 2 s’impose comme l’une des meilleures adaptations de Dragon Ball. Un gameplay efficace (mais un peu trop simpliste), de nombreux persos et une ou deux nouveautés que l’on n’attendait plus sont présents et prouvent bien qu’après des dizaines et des dizaines de jeux, un petit brin de renouveau peut être de mise. Malgré les doublages et l’absence de véritable mode Story, je ne peux que conseiller ce soft aux fans du manga. A quand le prochain épisode ?

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