Dragon Ball

« Dragon Baaaaaall la quête finaaaaaaleeeee des 7 boules de cristal venue des étoiles… » Qui n’a pas fredonné cette chanson durant les années « Club’Do » ? Qui n’a pas tout fait pour pouvoir regarder les aventures de ce petit bonhomme avec sa queue de singe ? Qui n’a pas rêvé de manger comme lui des tonnes et des tonnes de bols de riz à une vitesse incroyable ? Et qui n’est pas mort de rire devant les saignements de nez d’un petit vieux pervers ?

Son Gokû est un jeune garçon, qui vit seul au fond des bois. Son grand-père est mort il y a peu, en laissant à son petit fils une étrange boule de cristal, qui pour le jeune homme représente son grand-père. Il doit se débrouiller pour survivre. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y réussit plutôt bien. Son Gokû est doué d’une agilité et d’une force hors du commun, et la chasse et la pêche sont deux activités qu’il pratique avec plaisir. Mais sa vie va changer lorsqu’un étrange personnage va venir lui réclamer son « grand-père ».

     

Bulma est une jeune femme qui a tout pour elle. Elle est belle, intelligente, et ses parents sont riches. Il ne lui manque qu’une seule chose, l’amour. C’est après avoir trouvé une boule de cristal chez elle qu’elle va découvrir que cet objet est bien plus qu’il n’y parait. En effet il en existe 7 dans le monde, chacune caractérisée par un nombre d’étoiles, et si on arrive à toutes les réunir, le dragon sacré apparaît pour exhausser un vœu. Et puisque pour Bulma, seule prime l’excellence, elle est persuadée que si elle trouve les 7 boules de cristal, elle pourra réclamer un fiancé parfait. Elle construit donc pour cela un détecteur, et s’en va de part le monde pour retrouver les artefacts.

Un univers très riche

« Le voyage en occident » est un conte plusieurs fois utilisé par les auteurs de manga. Citons par exemple Saiyuki ou l’œuvre de Tezuka. Ici l’auteur reprend le personnage de Son Gokû, qui représente le roi singe de ce conte. Il possède une queue, le bâton magique Nyoi Boï, et le nuage magique, Kinto Hun. De plus on le verra se transformer en gorille géant lors des nuits de pleine lune. Mais la ressemblance s’arrête assez vite pour laisser place à tout un univers créé par Akira Toryama. Le monde de Dragon Ball est un monde où la technologie côtoie la magie et le spiritisme sans problème. Bulma et l’entreprise de son père, Capsule Corp, représente parfaitement la technologie. Ils ont mis au point les Capsule « Hoï-Poï » qui ont la caractéristique de contenir n’importe quoi, et de n’avoir la taille et le poids que d’un petit tube de peinture. Pratique pour emmener sa maison ou garer sa voiture. La magie quant à elle est présente grâce à de nombreux objets, comme le bâton magique de Son Gokû, ou l’éventail de Tortue géniale, ou même par certains personnages, comme « mamie voyante ». Le spiritisme apparaît avec des personnages qui font partie des religions chinoises ou chrétienne. Puisqu’on peut voir le seigneur Guimao ou encore Dieu et Satan. Bref c’est un joyeux capharnaüm d’idées, mais qui s’emboîtent les unes dans les autres parfaitement.

Les personnages sont généralement de type humanoïde avec des caractéristiques plus ou moins animales. Parmi les humanoïdes, plusieurs catégories : les humains, ceux avec trois yeux comme Tenshin-Han, ceux sans nez comme Krilin, ou encore ceux qui lévitent comme Shaozu. Puis on a ceux plus proches des animaux comme Oolong ou Plume. Viennent ensuite les créatures comme les gargouilles ou les extraterrestres comme les Sayan ou les Nameks. Sans oublier les androïdes comme ceux de l’armée du ruban rouge (Franky 8) ou Cell. Tout ce petit monde vit en entente plus ou moins parfaite. Les paysages aussi sont très riches, puisque dans la recherche des boules de cristal, Son Gokû et Bulma vont traverser des jungles, des déserts, des plaines et des montagnes, des îles et des océans. Dans les villes, la population se révèle très bigarrée ; s’y côtoient aussi bien des humains que des humanoïdes ou des androïdes. Les morts fréquentent aussi les vivants, puisque si vous avez l’autorisation des dieux, vous pouvez redescendre sur terre plus ou moins longtemps. D’ailleurs les dieux aussi s’avèrent accessibles si vous parvenez à vous rendre dans leur domaine, comme celui de Kahïo où la gravité bien plus importante que sur terre permettra à Son Gokû d’améliorer ses aptitudes de combat.

     

Deux épisodes récurrents

La quête des boules de cristal.

Ces 7 boules portent chacune un nombre d’étoiles allant de 1 à 7. La boule de Son Gokû qu’il considère comme son grand-père, porte 4 étoiles. Lorsque les 7 boules sont réunies, on peut invoquer le dragon sacré, Shenron. Celui-ci apparaît et vous demande de faire 1 vœu et un seul. En fait ce « miracle » est copié de celui qui existait sur la planète Namek d’où vient « Dieu ». Sur Namek, il faut aussi réunir 7 boules de cristal, qui sont plus grosses et qui font apparaître Poronga le dragon sacré de cette planète. Le dragon est plus puissant puis qu’il permet la réalisation de 3 vœux. Sur terre, Shenron fut créé par Dieu, qui en fait était un Namek ayant réussi l’épreuve de la tour Karine, il se retrouva face à l’ancien Dieu. Celui-ci lui confia alors le paradis en échange de quoi il devra se débarrasser de son côté démoniaque. Il y parvint mais sa force spirituelle étant moins puissante que celle des anciens de sa planète, il ne put créer un dragon aussi puissant que Poronga. C’est pourquoi Shenron ne peut accomplir qu’un seul souhait, qui ne dépasse pas sa puissance. Il ne peut par exemple pas vaincre les adversaires de Son Gokû. Ces épisodes de recherche des boules reviennent trois fois et sont évoqué plus souvent. C’est lors de la première recherche, que Son Gokû va rencontrer ses principaux amis, comme Kame Senin ou Yamcha. Il devra aussi affronter ses premiers adversaires, l’armée du ruban rouge. L’invocation du dragon sacré sera souvent l’occasion de ressusciter les personnes tuées dans les affrontements de nos héros face à leurs adversaires. Une fois le vœu accompli, les sept boules redeviennent de simples cailloux pour une période d’un an.

Tenkaishi Budokai = les tournois des arts martiaux.

Après avoir récupéré les boules et invoqué une première fois le dragon sacré, Son Gokû retourne voir Kame Senin, Tortue Géniale, pour apprendre les arts martiaux et devenir encore plus fort. C’est là qu’il rencontre celui qui deviendra son meilleur ami, Krilin. Tortue géniale va donc entraîner les deux jeunes gens, et les inscrira au tournoi pour qu’ils se rendent compte qu’il y a toujours plus fort qu’eux. Le problème sera que dès le départ, nos deux héros seront plus forts que leurs adversaires, et ils ne connaîtront l’humilité, que parce que Tortue géniale se sera lui-même inscrit et vaincra Son Gokû en finale. Le tournoi n’ayant lieu que tous les 5 ans, nos héros n’auront de cesse que de s’entraîner entre deux tournois pour devenir toujours meilleurs. Ce qui motive Son Gokû, c’est de pouvoir se battre contre plus fort que lui, et il ne trouvera le plaisir que dans ce combat perpétuel. Au point même de ne jamais tuer son adversaire, préférant que celui-ci puisse revenir pour a nouveau le combattre, c’est ce qui se passera lors de la venue de Vegeta et des supers Sayans. On découvrira très vite que Son Gokû est la représentation vivante de l’adage « ce qui ne te tue pas te rend plus fort ». A cause de la force incroyable que développeront nos héros, les tournois ne seront bientôt réduits qu’à l’occasion de réunir tout le monde puis de les envoyer combattre le véritable ennemi.

     

Trois générations, quatre époques

Son Gokû est né pour se battre, il a d’ailleurs été envoyé sur terre pour ça, mais suite à un choc à la tête, il deviendra l’opposé de ce qu’il aurait dû être. De destructeur du genre humain, il en deviendra le protecteur. Son Gokû est le premier de sa race à parvenir au stade de super guerrier, puis il sera celui qui découvrira que ce stade n’est qu’un palier vers d’autres transformations qui le rendront plus fort encore. On pourra suivre les aventures de Gokû jusqu’à la fin de la série, mais on pourra aussi suivre celle de ses enfants et même la naissance de sa petite fille.

La première époque se déroule jusqu’au retour de Gokû au tournoi des arts martiaux où il prendra Chichi pour femme. Il s’agit de la période durant laquelle il est petit, avec sa queue de singe, son nuage magique et Nyoï Boï ; en somme la partie du manga certainement la plus insouciante et la plus amusante. La seconde saison débute avec la naissance de Son Gohan et l’arrivée des Sayan sur terre, d’abord avec Raditz, puis avec Vegeta. Là on découvre que Gohan, issu de l’union entre un Sayan et une terrienne, possède quelque chose en plus. La troisième époque voit l’avènement de Gohan, Gokû étant mort une seconde fois, il ne peut normalement pas ressusciter ; c’est donc son fils qui lui succédera dans la défense de la Terre. La quatrième époque met en exergue de plus jeunes enfants comme Son Goten et Trunks, respectivement deuxième fils de Gokû et premier fils de Végéta et Bulma. Chaque fois, Son Gokû s’avère plus ou moins présent, car même mort il obtient de nombreuses fois le droit de descendre sur Terre pour aider ses enfants et ses amis. En fin de série, on verra même apparaître Pan sa petite fille issue des amours entre Son Gohan et Videl. Dragon Ball, en plus d’être un super shonen, est donc une fresque familiale.

Dragon Ball incarne LE shonen par excellence, celui où l’on voit le personnage principal évoluer perpétuellement. Son Gokû représente l’archétype des héros de shonen manga, et les suivants lui seront presque toujours comparés. Akira Toryama a réussi un coup de génie avec cette série de 42 volumes, plusieurs fois éditée en France – on en est à la 4ème édition de la part de Glénat. Avec pour cette dernière, un travail de qualité, publié dans le sens original, doté d’une nouvelle traduction. Le succès du manga est d’ailleurs dû en grande partie à la diffusion de la série animée, antérieure à la sortie de la première édition. Son Gokû est très vite devenu le « chouchou » de toute une époque et reste encore maintenant une référence sans cesse d’actualité, avec les séries Dragon Ball GT et les nombreux jeux vidéo qui tournent sur toutes les nouvelles consoles.

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