Enfer et Paradis

J’avoue qu’avant aujourd’hui, j’ignorais complètement l’existence de ce manga. Enfer et paradis… quel nom étrange, à double tranchant. Sur fond d’histoire de samouraï et de petites culottes, l’auteur arrive à nous faire accrocher à un manga qui mérite un article très complet pour que le lecteur puisse saisir le plaisir éprouvé en lisant cette oeuvre. Il est vrai qu’à première vue, ce manga ne vaut pas grand-chose mais après l’avoir lu plusieurs fois, voilà ce que je peux vous en dire. Préparez-vous à entrer dans un monde fantastique parsemé d’embûches où l’amitié et la loi du plus fort régissent les mentalités. C’est parti, disséquons le phénomène…

Une histoire somme toutes banale, mais pleine de subtilités…

L’histoire débute une belle matinée de printemps dans un Japon contemporain. Takayanagi se rend à son entraînement à toute vitesse mais, manque de chance, il arrive tout de même en retard pour recevoir l’enseignement de Maya Natsume, grand maître de l’école Jûken (de  » jû  » souple et  » ken  » épée). Aujourd’hui est un jour spécial, Maya doit présenter sa sœur Aya à Takayanagi. Les deux protagonistes se dirigent donc dans le dôjô familial où les attend la fameuse Aya. Elle est là, sublime, ce qui ne manque pas de calmer Takayanagi qui tombe immédiatement sous le charme. Elle exécute une chorégraphie au sabre au moment de l’entrée du maître et de son disciple dans le dôjô. C’est l’électrochoc pour le jeune garçon qui est troublé pour le reste de la journée.

   

Encore un manque de chance, le bonheur est de courte durée : deux élèves du lycée viennent demander l’aide d’Aya en lui expliquant que deux élèves de première année sèment la terreur dans l’établissement. Maya et Takayanagi se rendent donc au lycée pour se rendre compte par eux-mêmes de quoi il retourne. Et là c’est la surprise, les deux jeunes garçons ont mis K.O plus de trente élèves de troisième année à eux seuls. Maya doit employer la manière forte pour neutraliser le plus excité des deux, nommé Soichiro. Elle se métamorphose alors en une sublime créature vêtue de pouvoirs et à la puissance fortement accrue. Elle expédie le jeune dans le décor. A partir de ce moment les routes des jeunes agités, de Maya, d’Aya et de Takayanagi vont se croiser à maintes reprises. C’est d’ailleurs autour de ce beau petit monde que va s’articuler l’intrigue principale sur fond de pouvoirs spéciaux et de combats titanesques.

Des persos aux marges de progression énormes

Maya Natsume :

Maya est l’héritière du Dôjô Jûken. Malgré son apparence de naine inoffensive, elle est extrêmement forte et elle maîtrise l’art de la métamorphose, technique gardée secrète à tout le monde, si ce n’est ses élèves dignes de confiance. Elle est toujours prête à aider ceux qu’elle aime et c’est avec grand plaisir qu’elle bottera les fesses de ceux qui l’importunent.

Takayanagi :

C’est l’élève le plus prometteur de Maya. Il maîtrise déjà les techniques de boules de feu et de télépathie. Son plus grand défaut est sa timidité et sa grande, trop grande gentillesse, ce qui l’empêche parfois de prendre le dessus sur des personnes bien plus faibles que lui. Il montrera la vraie force du Dôjô Jûken aux personnes qui empièteront sur le territoire sacré du lycée où il étudie. (Pour comprendre ce que je veux dire, vous savez ce qu’il vous reste à faire…)

   

Aya Natsume :

C’est la soeur cadette de Maya et elle sera présentée dès les premières pages à Takayanagi qui tombera immédiatement sous son charme. Il faut dire que la plus impétueuse des deux sœurs a de sacrés atouts, si vous voyez ce que je veux dire… Elle tombera amoureuse de Soichiro dès le premier regard et le collera jusqu’à la fin du manga (vous voyez Sû de Love Hina ?) Aya a un don hérité de ces plus anciens ancêtres, elle ressent le danger et peut voir le futur. Sans ce personnage, le dynamisme du manga prendrait un sacré coup.

Soichiro :

Voilà LE personnage charismatique du manga. Impétueux, prétentieux, roublard, il rappelle un peu Taison de Racaille Blues (article sur WebOtaku…) Son hobby ? Combattre les hommes (ou femmes) les plus forts pour progresser. Son look est extra et ses remarques ne manqueront pas de vous faire rire. Il rejoindra l’école Jûken à la fin du premier volume. C’est pour moi le personnage à la marge de progression la plus forte et au potentiel le plus important. A suivre…

Bob :

N’y allons pas par quatre chemins, ce personnage est l’exacte réplique d’Eddy Gordo, fameux combattant de Tekken. Si vous ne voyez toujours pas, c’est un black aux longs dreads qui pratique le fameux art martial brésilien. (Qui a dit  » danse  » ?) Comme son compère Soichiro, il adore la baston et s’inscrira au Dôjô en fin de volume. Contrairement au fougueux blondinet, il est très  » peace  » mais n’allez pas l’embêter, cela pourrait mal finir.

   

A part ça, c’est bien ?

C’est génial ! Tout y est, scénario complexe bien que pas trop dévoilé dans le premier tome, dessins tip-top dignes des meilleurs mangaka, et enfin superbes bimbos aux culottes blanches… Ah c’est vraiment l’enfer de tenir dans ce paradis (vous avez compris le jeu de mot ?). Le mangaka est très doué pour mettre en forme les meilleurs objets de fantasmes masculins. Les filles sont superbes et leurs tenues toujours très, euh… suggestives. Voilà, la seule lecture du premier tome ne me permet pas de vous en dire plus sur le scénario, mais il s’annonce aussi bien construit que cohérent, l’alliance des deux qualificatifs n’étant pas toujours de rigueur.

Oh, great !

Qui se cache derrière cet étrange pseudonyme ? Je vous rappelle que c’est le seul nom que vous verrez sur la couverture. Moi qui ne le savais pas, j’ai d’abord cru que c’était le nom de la collection mais non, en fait c’était bien le nom du mangaka. Alors, pourquoi avoir choisi ce drôle de patronyme ? Et bien, en fait c’est tout simple, le bonhomme s’appelle en fait Itoh Ogure. En japonais, on nomme les gens d’abord par leur nom puis par leur prénom. Ce qui nous donne donc Ogure Itoh. Dites-le avec l’accent Japonais et vous obtiendrez Oh gureito, qui signifie oh great… pas mal non ?

Voilà, tout est dit, du scénario au dessin en passant par les culottes aussi blanches qu’excitantes, ce manga passe le test. Franchement monsieur Oh Great !, chapeau bas pour votre deuxième manga, c’est du tout bon. Le bougre nous assure même qu’il s’améliorera par la suite, son style devenant plus sombre et glauque. Ah j’oubliais, ce manga coûte 9 €, je sais c’est un peu cher, mais bon au vu des superbes images qui précèdent le début de l’histoire, je peux vous assurer que ça le fait et que vous feriez une grosse boulette de ne pas vous le procurer. Allez en plus il y a des filles toutes nues… ^^

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