EspGaluda

Après un DoDonPachi Dai Ou Jou plus que satisfaisant, Cave revient sur le devant de la scène du Shoot avec sa nouvelle production EspGaluda. En tant que suite du jeu d’arcade Esp.Ra.De, on retrouve quelques clins d’œil à l’opus précédent, mais aussi et surtout plusieurs nouvelles idées qui font de EspGaluda une référence en matière de Shoot’em up.

Avant propos

Dans de nombreux aspects du soft, et comme expliqué en introduction, les veinards qui ont eu la chance de s’essayer à Esp.Ra.De retrouveront plusieurs similitudes ou clins d’œil dans ce nouveau titre de Cave. De ce fait, tout comme pour le test de DoDonPachi Dai Ou Jou, je m’efforcerai de vous montrer ces petits éléments qui n’auront pas manqué de faire sourire les joueurs du précédent volet.

On ne change pas une recette qui marche…

… mais on y ajoute des ingrédients supplémentaires pour renouveler le plaisir ! Comme on le dit souvent, c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes. Ce dicton peut se vérifier dans ce EspGaluda. En effet, Cave ne change pas la recette qui a su se montrer efficace dans ses autres productions vidéoludiques, en gardant son système de tir principal, upgradable 4 fois, en mitraillant la touche appropriée et son Beam en maintenant cette même touche. Mais là où EspGaluda se détache beaucoup d’un DoDonpachi, c’est par la mise en place d’un gameplay tout neuf et reluisant, dégoulinant de bonne idées.

A ce moment, la comparaison avec Esp.Ra.De se fait automatiquement ressentir. Comme dit quelques lignes plus haut, en plus de votre tir principal et de votre puissant rayon, vous disposez d’une barrière que vous pouvez maintenir active autant de temps que vous le permet la barre d’énergie verte en bas de l’écran. Cette dernière grossira proportionnellement aux tirs adverses absorbés pour ensuite relâcher une énorme vague d’énergie capable de mettre à mal même les boss les plus récalcitrants. C’est le même système que dans Esp.Ra.DE, et les vieux de la vieille de l’arcade ne seront aucunement dépaysés !

Mais voici qu’arrive LA bonne, merveilleuse devrais-je dire, idée de ce EspGaluda. Vous aurez remarqué que les ennemis lâchent des rubis, une fois anéantis, que vous attirerez tel l’aimant avec les objets métalliques. Ces pierres précieuses vous seront d’une utilité cruciale pour l’activation du mode KAKUSEI qui fera apparaître une sorte de mini chronomètre autour de votre personnage lorsque vous appuierez sur la touche correspondante. Lors de la mise en marche du Kakusei, après un léger effet distorsion des décors comme si entriez dans une autre dimension, les tirs ennemis deviendront mauves et ralentiront. Dépêchez vous de mettre une raclée au tireur et tous les projectiles se transformeront en bonus de points qui grossiront votre score par un effet de multiplicateur, x100 étant le maximum (sous réserve qu’ils apparaissent encore à l’écran). Vous, vous restez aussi mobile qu’à la normale et déclencheriez un rayon laser si par malheur vous receviez une bastos en plein dans votre frêle corps de sauveteur de l’humanité.

Ce système peut paraître mystérieux, mais une fois dans votre partie, vous vous amuserez à alterner entre le mode normal et le Kakusei. Attention tout de même à ne pas trop gaspiller tous vos rubis sous peine de faire devenir les tirs rouges, et beaucoup plus rapides. Le Kakusei s’apparente à une épée à double tranchant tant le compteur de rubis décroît rapidement. Plus vous avez de cailloux verts, plus vous resterez longtemps en Kakusei.

     

Je vole, j’ai des ailes de papillons fluos !

Dans le mode Arcade, vous choisirez entre deux personnages qui ont la faculté de voler grâce à des ailes de papillons aux couleurs chatoyantes allant du vert au jaune en passant par le rose et le bleu.

  • Ageha : le mâle de service avec un tir frontal. On peut d’ailleurs orienter un de ses deux canons lorsque que l’on se dirige vers la gauche ou la droite.
  • Taheta : une jeune fille de 16 ans avec un tir bien dispersé.

    Pas de grandes innovations de ce côté, votre choix se fera selon votre style de jeu. Détail amusant, lorsque vous passez en mode Kakusei, votre bonhomme ailé changera de sexe (homme à femme et inversement). Ne comprenant pas le scénario, on peut facilement imaginer que le Kakusei possède quelques effets secondaires plus ou moins gênants… Pour la petite similitude, on voit ce même genre d’aile de papillon lors du combat avec le dernier boss de Esp.Ra.De !

    La nouveauté vient du mode Arrange qui s’apparente un peu au Death Label de DDP DOJ pour la difficulté relativement excessive. En effet, on vous propose de parcourir tous les niveaux du mode Arcade avec une difficulté extrême, où le mode Kakusei prend toute son ampleur, et les scores deviennent astronomiques. Mais ce n’est pas fini car Taheta et Ageha ne pourront pas être sélectionnés, laissant leur place à deux autres protagonistes. Sachez aussi que vous disposez de deux types de tir (tir principal et un autre tir représentant le Beam) et que vous les activez l’un par la touche habituelle et l’autre par l’autofire.

  • Black : mystérieux personnage tout de noir vêtu avec un tir violet dispersé et un rayon puissant mais étroit.
  • Chihiro : une petite fille au tir principal tout vert bien large et un tir secondaire que vous pouvez diriger en allant vers la gauche ou la droite.

    Mis à part un nouveau design, il faut savoir que leurs tirs sont les mêmes que ceux de Esp.Ra.De, mais un clin d’œil pareil fera sans doute plaisir aux gamers de ce dernier titre. Le mode Simulation reste présent, et son utilité ne change pas par rapport à DDP DOJ. Pour finir, vous avez à votre disposition toute la palette d’options habituelles (difficulté, etc…) et toujours les wallpapers (qui remplacent les deux bandes noires dues à la conversion Arcade/Console) qui font plaisir aux yeux !

         

    Un univers particulier

    A l’instar de DDP DOJ, vous déambulez dans des stages aux graphismes 2D Old School, mais certains adversaires, réalisé en 3D, sont du plus bel effet. Les niveaux que vous parcourez vous plongent dans un monde mécanico-médiéval, où les grandes bâtisses anciennes côtoient des monstres de métal aux armes meurtrières. Mention spéciale aux ennemis du dernier niveau, autre clin d’œil à Esp.Ra.De., des petites maids au lancer de couteaux ravageur ! Nous baignons ici dans un univers de couleurs psychédéliques où le vert et le bleu prédominent. Des couleurs qui brûlent la rétine, mais on en redemande (j’en parle en connaissance de cause !) !

    La bande son saura également vous étonner, car une musique Techno accompagnera vos pérégrinations aériennes. On aime ou pas, mais elle a la qualité de très bien coller à l’univers du soft, et vous pourrez même vous étonner de la fredonner (là aussi j’en parle en connaissance de cause !). On remarquera d’ailleurs que les musiques du jeu sont toute remixées dans le mode Arrange ; elles gagnent en punch et se révèlent sous un autre jour, plus balancées que jamais.

         

    Un final en couleur et en beauté !

    EspGaluda vous promet un challenge corsé si vous décidez de jouer pour un score faramineux et encore plus dans le mode Arrange où les boulettes bleues recouvrent une bonne partie de l’écran. Attirant, accrocheur, innovant, Cave nous gâte décidemment et nous propose un Shoot’em up qui se place un cran au dessus de DDP DOJ avec un gameplay vraiment nouveau et bien pensé. Vous ne compterez plus les situations critiques triomphalement traversées avec un Kakusei bien placé ou un bouclier salvateur. De plus, vous retrouverez avec joie le DVD Spécial où un joueur, apparemment sous amphétamines, taquine la manette en se farcissant deux fois le jeu avec Taheta et Ageha ! Un vrai bonus qui pourra toujours consoler les aigris concernant la durée de vie du soft encore une fois faible (une bonne demi-heure quand même), mais c’est le style qui veut cela.

    Au niveau des défauts, on discernera quelques ralentissements, notamment dans les derniers niveaux où l’importante masse de tirs vous obligera d’ailleurs à slalomer courageusement pour ne pas vous brûler les ailes (jeu de mot avec les ailes de papillon des héros *tousse tousse* enfin bon…). Enfin, on ne pourra décemment pas critiquer le style graphique de EspGaluda, la 2D retranscrivant parfaitement l’action du titre.

  • EspGaluda possède de nombreux atouts qui jouent en sa faveur. Le mode Kakusei offrant une dimension nouvelle et des possibilités de jeu énormes, vous pourrez jouer à ce shoot de différentes façons, mais avec un plaisir toujours intact. Cave met les petits plats dans les grands et en un peu plus d’un an, a su nous pondre des titres de qualité. Deux shoots sur PS2, deux réussites, jamais deux sans trois ?

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