Final Fantasy Crystal Chronicles : Ring of Fates

Il aura fallu attendre près de 4 ans après la sortie française de Final Fantasy Crystal Chronicles pour que Square Enix sorte la préquelle sur NDS intitulée FFCC : Ring of Fates. Après un premier essai plutôt décevant pour certains sur la Gamecube, l’éditeur revient donc à la charge en mettant en avant son nouveau choix de support, la DS, et en proposant un nouveau gameplay plus axé action RPG. La question qui nous vient à l’esprit : SE a-t-il retenu la leçon de ses erreurs rencontrées avec FFCC ? Bilan ci-dessous.

Un destin inscrit dans le Grand crystal

L’histoire de FFCC Ring of Fates se situe des milliers d’années avant que la « brume maléfique » afflige le monde. Durant cette ère plus connue sous le nom de « Golden Age », toutes les races vivaient en paix et le grand cristal protégeait la planète contre l’influence néfaste de la lune rouge. Vous incarnez Yuri, membre de la tribu des Clavats, qui vit paisiblement en compagnie de sa sœur jumelle Chelinka et son père, ainsi qu’avec Meeth de l’espèce des Lilties et Alhanalem, un Yukes. Vous découvrez très vite qu’en plus d’être des jumeaux, Yuri et Chelinka partagent des pouvoirs qui ne prennent toute leur ampleur que lorsqu’ils sont tous deux réunis. Les aptitudes que détient cette dernière attisent d’ailleurs la convoitise d’êtres malveillants, et un terrible drame se dessine autour de nos amis…

     

Tout commence avec un récit plutôt « déjà vu » où un jeune garçon apprend à manier sa première arme… Mais ne vous fiez pas à cette première impression car Ring of Fates dispose malgré tout d’une quête intéressante, ponctuée par moult rebondissements. Le fil scénaristique est constitué d’une dizaine de chapitres axés sur les péripéties de nos deux jumeaux, très vite rejoints par trois compagnons : Meeth, Alhanalem et Gnash. Le seul reproche que l’on puisse formuler à l’encontre du mode histoire réside dans son aspect trop linéaire. Fort heureusement, le jeu possède un côté fun et agréable émanant de son gameplay qui permet de nous faire oublier la précédente lacune.

Un gameplay dynamique

Bonne nouvelle, ce nouvel épisode a délaissé le concept original mais contraignant de Crystal Chronicles et a repris les bonnes idées. Désormais, vous êtes totalement libre de vos mouvements, plus besoin de porter un « crystal anti-pollution ». On y retrouve des commandes similaires à son aîné, comme sauter ou attraper des objets. On remarque quelques innovations apportées comme le fait de piétiner vos ennemis en sautant sur leurs têtes ou bien de les saisir afin de les taper contre un mur. Puis, si vous faites face à un monstre volant qui daigne vous approcher, agrippez-vous à lui pour lui infliger des coups par en dessous. Comme vous voyez les possibilités ne manquent pas !

Final Fantasy oblige, l’utilisation de la magie est incontournable pour combattre efficacement vos assaillants. Tout comme sur l’épisode sur Gamecube, les sorts sont représentés par un cercle que l’on déplace à sa guise jusqu’à la cible voulu en maintenant la touche X. Ce système permet entre autre de « locker » le sort pour combiner la magie de vos différents personnages Par exemple si vous additionnez « brasier », « foudre » et « glacier » vous obtenez « gravité ». Ou encore de doubler la puissance en additionnant les cercles de même type (brasier + ou glace X). A noter que vous n’avez pas de barre de points de magie mais des sphères de magilithe à utiliser. Celles-ci s’avèrent donc consommables et limitées à dix par type (feu, glace, foudre, soin, esuna, etc.). Néanmoins, il vous est possible d’augmenter le nombre de sphères en achetant des sacs auprès de marchands. Si vous vous retrouvez à cours de sphères, sachez qu’elles sont dropées par les monstres ou sont disponibles dans les boutiques.

     

Sinon, vous pouvez toujours opter pour l’alchimie, qui vous permet de créer des sphères de magie. En effet, une fois que Meeth vous accompagne dans votre quête, vous avez la possibilité de concevoir des magies. Avant toute chose, vous devez être proche d’une source de matériaux et attendre que ces matières premières remplissent votre marmite. Puis, grâce à l’ingéniosité de l’écran tactile et du stylet de la DS, vous devez les remuer à une vitesse ni trop lente ni trop rapide pour que le tout prenne forme et se transforme en magilithe. Seule ombre au tableau en ce qui concerne le gameplay ; la répétitivité qui se fait ressentir après quelques heures de jeu ; le syndrome de l’action-RPG en somme…

Jean Pierre, j’utilise mon joker de Switch

Parmi nos deux jumeaux, seul Yuri est jouable tandis que Chelinka se cantonne à un rôle de support. Les principaux personnages sont divisés en quatre tribus (Clavats, Yukes, Selkies et Lilties) qui emploient différentes techniques tribales. Celles-ci correspondent à des capacités spéciales qui peuvent être déployées soit par l’écran tactile, soit par la touche R. Les Clavats sont réputés pour les combats rapprochés et enchaînent les combos. Les Yukes sont de véritables experts en magie et attaquent à distance tout comme les Selkies qui privilégient l’arc. Quant aux Lilties, ils excellent en alchimie, et se camouflent dans leur marmite qu’ils utilisent comme arme pour pulvériser les adversaires.

On constate très vite que cette diversité de talents nous incite à changer sans cesse de personnage afin de terminer chaque donjon. En effet, chaque niveau fait appel à différentes aptitudes de vos compagnons pour résoudre des épreuves et énigmes. Pourquoi changer et ne pas laisser faire l’IA me direz-vous ? Tout simplement parce que l’aide de vos trois camarades vous laissera un goût amer en raison d’une IA peu utile, voire même handicapante. Pour faire court, vos alliés se contentent généralement de vous regarder en pleine action et se servent rarement de leurs magies ou coups spéciaux. D’où l’importance du switch.

     

Une réalisation impeccable… pour de la DS

Square Enix a misé gros sur ce titre en nous offrant une réalisation et des cinématiques à couper le souffle. De plus, les cinématiques viennent ponctuer certains moments clés de l’intrigue pour notre plus grand plaisir. Vous l’aurez compris, l’attrait majeur de ce titre provient essentiellement de son esthétique, et tout particulièrement de son character design signé Toshiyuki Itahana. Quant aux décors tout en 3D isométrique, ils se révèlent mignons et regorgent de détails. En ce qui concerne l’ambiance sonore, on note la présence de dialogues doublés en anglais. Le soft propose un panel de voix très convaincantes qui ont le mérite de nous immerger complètement dans son ambiance. En outre, ceux qui ont joué à l’épisode sur Gamecube reconnaîtront sans problème les tonalités douces et fraîches de Kumi Tanioka dans le thème original.

Vous serez ravis d’apprendre que dans le mode histoire, vous avez l’opportunité de collectionner les mogtimbres qui vous donneront accès à des récompenses comme le mini-jeu « Caravanes en folie : le retour » ou la possibilité de customiser votre mog. De plus, les concepteurs ont décidément pensé à tout, et même à assouvir l’un des petits plaisirs que nous procure le changement d’apparence de vos personnages. Vous retrouvez des armures fidèles aux jobs de la licence Final Fantasy qui font resurgir en nous de bons souvenirs. On regrette seulement que ces tenues ne donnent pas droit à des techniques spéciales lorsqu’on les porte.

Le mode multi-joueurs

On termine ce test en abordant le réel intérêt de Ring of Fates, c’est-à-dire le mode multi-joueurs. Celui-ci vous demande au préalable de créer votre personnage en sélectionnant sa tribu, son genre et son nom. Une fois cette formalité effectuée, il ne reste plus qu’à rejoindre vos amis pour faire des emplettes en ville et accomplir des quêtes. Très vite, vous vous apercevrez que le QI de poules de vos compagnons gérés par l’ordinateur n’est plus là pour vous gêner ; dorénavant avec l’aide de vos relations la stratégie peut faire son entrée en scène. Tous vos mouvements devront être en coordination pour lancer des sorts surpuissants ou bien pour résoudre des énigmes. Malheureusement, le mode à plusieurs se joue uniquement en local, et il ne vous est pas possible de revivre le mode histoire ; seul le mode libre ou quêtes demeure disponible.

Square-Enix a bien retenu la leçon, et réunit ici avec succès tous les ingrédients nécessaires : une atmosphère captivante, un design irréprochable et un gameplay dynamique. Final Fantasy Crystal Chronicles: Ring of Fates devrait donc parvenir à séduire un très large public, si tant est que celui-ci adhère au côté enfantin et kawai du soft. A noter pour finir ; la durée de vie d’une moyenne de 15 à 20 heures se retrouve prolongée par un mode Wi-fi des plus sympathiques.

Les derniers articles par Niaa (tout voir)

Laisser un commentaire sur cet article :