Gran Turismo PSP

Si l’on cherche une définition au mot arlésienne, Gran Turismo PSP figurerait comme l’exemple type pour l’illustrer. Attendu pour la sortie de la PSP en 2005, il aura finalement mis 4 ans avant de voir le jour sur la portable de Sony. Alors que Polyphony vient d’annoncer Gran Turismo 5 pour le mois de mars prochain, GT PSP arrive à point nommé pour contenter une horde de fans affamée de simulation automobile. Mais pour cela, il faudrait que le soft tienne la route et ne dérape pas au premier virage.

The real driving simulator

Le constat est net, clair et sans bavure. Gran Turismo PSP offre un rendu graphique prodigieux pour de la PSP. Que se soit la modélisation des véhicules, des circuits ou des différent effets, le rendu brille de mille feux pour le plaisir de tous les possesseurs de la portable. Par contre, quelques petits défauts viennent entacher ce si joli constat : de l’aliasing, des scintillements et un peu de pop up ici et là. Mais rien de bien méchant. Sur certains circuits, la profondeur de champs est incroyable, si bien que l’on en vient à pester par rapport à d’autres productions PSP qui n’arrivent même pas à reproduire la moitié du boulot abattu par Polyphony.

     

Tout comme ses grands frères sur consoles de salon, Gran Turismo PSP propose une conduite abordable et pointue à la fois. Selon le circuit et le véhicule utilisé, les sensations changent radicalement. Le transfert de masse est somptueusement géré et l’on prend un plaisir fou à aborder les virages à toute allure. Par contre, les courses de rallye sont un peu plus minimalistes et procurent une conduite assez aléatoire. A chaque virage, il faut jouer du braquage / contre braquage à outrance pour bien s’en tirer. Dommage. Espérons que le mode rallye de GT5 ne prenne pas la même voie. En outre, pas de crainte à avoir pour les débutants ; même si le jeu requiert une maîtrise de plus en plus irréprochable au fil des courses, la courbe de progression est significative. Les repères se mettent donc en place rapidement et progressivement jusqu’à devenir, si le talent y est, instinctifs.

     

Une version au rabais

Malgré sa trentaine de circuits et ses 800 véhicules, Gran Turismo PSP reste une version au rabais par rapport a ce que l’on a l’habitude d’avoir sur consoles de salon. Le mode carrière est inexistant et se voit substitué par une série de courses basiques où seuls quatre concurrents à l’IA de mollusque sont en piste. Pour couronner le tout, n’espérez pas retrouver les bolides du moment dans le jeu : il faudra faire avec un parc assez vieillot mais toutefois bien fourni. Remplaçant des sempiternels permis, le mode défi a été mis en place afin d’appréhender les subtilités du soft et de débloquer quelques bonus au passage. Au final, on tourne facilement en rond dans cette version qui ne propose finalement que d’enchainer les courses pour gagner le plus de crédits possible, et se faire plaisir chez le concessionnaire. On en attendait bien plus.

On l’a attendu très longtemps et il est enfin là ! Gran Turismo PSP séduit par son sublime habillage et son gameplay savamment maitrisé, mais pêche par son contenu minimaliste et son parc de véhicule vieillot. On espérait bien plus de la part d’une telle licence même s’il serait dommage de passer à côté.

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