Grenadier

Dans un monde où le sabre n’est plus rien face aux armes à feu, un jeune samouraï va rencontrer une femme qui va lui apprendre qu’il est une arme encore plus puissante que le plus puissant de tous les canons. Et cette arme, chacun la possède en lui, du plus pauvre au plus riche, du nouveau né au vieux sage : un sourire.

She’s a lonesone smiling senshi….

Tendô Rushuna est une jeune fille qui suit les préceptes de son impératrice. Elle parcourt le monde pour essayer d’apaiser les conflits. Pour ce faire elle utilise une arme incroyable en ces temps chaotiques : son sourire. Mais Rushuna n’est pas qu’une belle blonde à forte poitrine, c’est aussi une « senshi », et en cela elle sait utiliser son revolver comme personne. En chemin elle rencontre un homme, Yajirô, surnommé le tigre de l’arrière garde. Il s’agit d’un samouraï et pour lui les senshi sont des ennemis. Pourtant Rushuna lui vient en aide alors même qu’elle ne le connaît pas. Il révise donc son jugement et finit par accepter de l’accompagner dans sa mission pour l’impératrice. Alors qu’elle pense retourner à la capitale pour faire son rapport, Rushuna et son nouveau compagnon vont devoir affronter de nombreux adversaires. Les premiers d’entre eux sont des chasseurs de primes, chargés de retrouver et d’arrêter un senshi aux cheveux blonds, une description qui correspond sensiblement à Rushuna. Hélas pour eux, celle-ci ne se laisse pas faire et les met en déroute sans difficulté.

   

Intrigués par cet avis de recherche, Rushuna et Yajirô partent eux aussi à la recherche de ce mauvais senshi. Et ils finissent par le trouver, mais Rushuna découvre alors qu’il s’agit d’un enfant manipulé par une bande… dont le chef devient rapidement un redoutable opposant à notre senshi souriante, un étrange personnage masqué et possédant une arme on ne peut plus destructrice. Plus tard, en passant dans une maison de « charme », notre duo est rejoint par une troisième jeune comparse, Mikan. Cette jeune orpheline, recueillie par la tenancière de la maison close, accompagne le duo pour se venger de l’assassinat de ses parents, puis elle reste avec eux, par affection pour Rushuna. Sa technique de combat consiste en l’utilisation de ballons de baudruches plus ou moins spéciaux. C’est au cours de leur retour vers la capitale, que Rushuna, Yajirô et Mikan vont être confrontés aux 10 sages « senshis », qui, chacun avec sa spécialité, vont essayer de l’empêcher de retrouver l’impératrice.

  

Une galerie de personnages intéressants

L’histoire de cet anime se déroule dans un Japon médiéval mâtiné de western. Rushuna ressemble en effet bien plus à un cow-boy féminin… attention, pas comme on pourrait imaginer Calamity Jane qui était une employée du « poney express », et qui ressemblait plus à un garçon qu’à une belle femme. Non, Rushuna est tout sauf un garçon manqué, sa générosité physique et mentale le prouve, mais ses vêtements et son holster à la cuisse la font davantage ressembler à la chasseuse de prime de l’ouest tel qu’on l’imagine… Yajirô quant à lui est un vrai samouraï. Cette opposition qui existe entre les personnages est en fait le moteur même de tout l’anime et se retrouve dans tout les mécanismes du scénario.

  

Tout d’abord les deux personnages principaux, Tendô Rushuna, senshi blonde à forte poitrine, belle et naïve quand elle essaye de résoudre les conflits grâce à son arme suprême, son sourire, mais froide et résolue quand elle n’a plus d’autres solutions que de sortir son revolver face à des personnes que ce sourire n’affectent pas. Ensuite Yajirô, le tigre de l’arrière garde, homme de l’ancien régime, persuadé que les senshi sont tous des lâches qui se cachent derrière leurs armes. Il est l’un des dissidents qui ont combattu le pouvoir impérial. Mais après avoir rencontré Rushuna, il accepte de la suivre, pour avoir la possibilité de rencontrer l’impératrice. Ces deux personnages représentent le yin et le yang, la dichotomie de l’univers. Yajirô se présente comme un gardien de « l’ancien », des valeurs passées, comme quelqu’un qui défend ce en quoi il croit, pourtant face à Rushuna, il va finir par s’apercevoir de son erreur : il faut accepter le passé et aller de l’avant. Rushuna quand à elle est naïve, au point d’accepter au péril de sa vie d’utiliser ce que son impératrice et mentor lui a appris. Pourtant elle aussi finira par s’apercevoir que même si l’arme suprême fonctionne, elle n’est pas suffisante pour régenter un pays entier, et que comme Yajirô, elle devra accepter que tout ne peut pas être résolut par un sourire.

En plus de ce duo principal, gravite autour des personnages secondaires : Mikan, la jeune spécialiste des ballons, qui va les accompagner et les aider, l’impératrice, dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’elle a demandé à Rushuna de voir l’efficacité de « l’arme ultime », puis qui lancera une prime sur la tête de son élève, et enfin le « clown », cet étrange personnage qui est capable de léviter et dont l’arme de poing est incroyablement destructrice.

  

Senchi fan service et philosophe.

Bien évidement pour celles et ceux qui auront regardé ne serait-ce que le générique de cet anime, le fait qu’il soit à ranger dans la catégorie fan service ne vous aura pas échappé. Déjà, Rushuna est on ne peut plus plantureuse, et elle ne déplairait pas à Elie Semoun dans ses petites annonces. Et au cas où vous ne seriez pas convaincu, la façon de recharger son revolver ne pourra plus vous faire douter. La plupart des personnages féminins de cet anime sont de superbes femmes, aux formes toutes plus généreuses les unes que les autres, et les scènes de combats s’avèrent autant de prétextes à nous montrer petites culottes et paire de seins tressautant (chi-chi-chi-chi Oppaï boing ! boing ! Comme dirait Parco Folgore de l’anime Zatch Bell). Mais on saturerait très vite si ce n’était que ça. En effet derrière tout ces dessous affriolants et ces décolletés vertigineux, se cache un message. Celui de l’arme ultime que l’impératrice demande à Rushuna d’expérimenter. Un sourire doit être capable de désarmer toute l’agressivité de son adversaire. Et force est de constater qu’en ces temps troublés, nous aurions nous aussi bien besoin d’une Tendô Rushuna pour apaiser les consciences. De plus, au travers de Yajirô, on voit aussi apparaître cette dualité qui est évoquée dans bon nombre de séries et mangas, celle entre les armes à feu et les armes blanches.

Si vous n’aimez pas le fan service, vous risquez de passer à côté d’une excellente petite série, qui ne fait que 12 épisodes, et qui, chose remarquable dans le monde des animes, a une fin cohérente avec le reste de la série. Car les petites culottes sont certes présentes, mais l’humour et finalement la réflexion font aussi partie de cet anime fort bien réalisé. De plus si vous préférez les mangas aux dessins animés, libre à vous d’essayer de vous procurer la version papier puisque Grenadier est tiré d’un manga éponyme de Kaise Sosuke.

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