.hack//G.U Vol.1 : Rebirth

Deux ans après la sortie européenne de la quatrième et dernière partie des fameux donjon-RPG tirés de l’univers « .hack », Bandai-Namco revient à la charge. Il est donc grand temps de nous replonger dans le MMORPG “The World” avec cette nouvelle série baptisée .hack//G.U. Celle-ci se compose cette fois-ci de trois volets, mais nous allons nous concentrer sur le premier intitulé « Rebirth ». Est-ce que l’éditeur a su récréer l’ambiance qui a fait le succès de la saga en comblant les lacunes de la première quadrilogie ? Réponse ci-dessous !

The World is back

Le jeu en ligne « The World » n’existe plus suite à un mystérieux incendie qui a entraîné la perte des serveurs et des données. Toutefois, la compagnie C.C. Corporation est parvenue à sortir une nouvelle version du MMORPG intitulé « The World R:2 » en incluant des nouveautés comme le système de PVP. Aussi, l’harmonie et la fraternité qui ont pu exister autrefois ne sont plus, et le jeu est désormais envahi par les players killers (PK).

     

Vous incarnez Haseo, un rogue haut-level, qui s’est donné pour mission d’éliminer tous les players killers. Sa réputation est telle qu’on le surnome « The Terror of Death » et il poursuit avec archarnement un mystérieux PK appelé Tri-Edge. Celui-ci a tué dans le jeu une amie proche de Haseo, Shino, et depuis ce jour, elle s’est retrouvée dans le coma dans la vie réelle tout comme d’autres joueurs. Lorsqu’il le trouve enfin, Haseo engage un combat sans merci contre Tri-Edge, mais malheureusement ses attaques n’ont aucun effet sur lui. Plus étrange encore, ce joueur aux pouvoirs anormalement élevés possède la même apparence que Kite (personnage principal de la précédente aventure). Quelques assauts dévastateurs plus tard, l’incroyable PK fait alors subir à Haseo un data-drain (l’attaque spéciale de Kite), et lorsque notre héros relance le jeu, c’est avec stupeur qu’il découvre que toutes les données de son personnage ont été effacées. Il se retrouve alors level 1, néanmoins il n’en ressort que plus déterminé à élucider le mystère qui entoure ce fameux Tri-Edge…

Le retour du concept multimédia .hack

Bandai-Namco a misé gros sur cette trilogie et cela se ressent. Les premières images de la cinématique d’introduction sont bien plus impressionnantes que celles des prédécesseurs. Premièrement l’animation fait preuve d’une fluidité et d’un dynamisme galvanisants, qui n’ont plus rien à voir avec le constat décevant de la précédente quadrilogie. On découvre également un tout nouveau style graphique qui s’avère autrement plus fin et séduisant que la vieille 3D à laquelle on s’était presque habitué (et qui se révélait déjà obsolète à peine le premier épisode sorti…). L’intrigue devient bien plus sombre et aborde des problèmes courants du MMORPG comme les players killers. Aussi, il faut être habitué à ce type de softs pour apprécier le jeu et ses thèmes à leur juste valeur. Enfin le héros n’est plus un newbie débutant et chétif comme Kite, mais un guerrier expérimenté et charismatique, que l’on incarne avec plaisir. Les autres personnages sont relativement intéressants dans l’ensemble, bien que certains parviennent à nous taper sur le système rapidement à cause de leur design ridicule qui va généralement de paire avec une voix pénible.

     

Le scénario de .hack//G.U. commence moins d’un an après la fin de la série animée .hack//Roots. Celle-ci nous présente Haseo, un jeune joueur au caractère plutôt difficile et peu sociable depuis l’humiliation qu’il a subie à cause des PK. Les 26 épisodes de Roots nous proposent donc de suivre son évolution et son gain en expérience durant les mois suivants son arrivée dans le jeu, ainsi que sa rencontre avec des personnages clés tels que Shino. Dans G.U., Haseo ne souhaite qu’une chose : vaincre Tri-Edge et sauver ainsi son amie. C’est à notre héros de découvrir la vérité sur ce mystérieux joueur et sur les causes du profond coma qui touche tant de personnes. Vous comprenez donc que vous allez devoir exploiter tous les médias nécessaires (anime, jeux vidéo…) si vous désirez profiter de l’intégralité de l’excellent scénario.

Des combats énergiques…

Tout comme dans .hack//INFECTION, vous débutez le jeu devant un écran représentant le bureau de votre PC où vous pourrez gérer vos mails, accéder aux différents forums (source d’informations pour découvrir de nouvelles destinations dans votre aventure), à l’actualité du jeu et bien évidemment vous connecter à The World. Puis au fur et à mesure que vous avancez dans l’aventure, vous gagnerez des wallpapers et des vidéos, disponibles dans le menu gallery. Cet épisode reproduit fidèlement (et autant que faire se peut) l’ambiance d’un MMORPG puisque vous pouvez échanger des objets, faire partie d’une guilde, former un groupe de trois joueurs et réaliser des quêtes.

Si .hack//G.U. introduit peu de nouvelles notions, il s’attaque pourtant à l’essentiel en proposant un tout nouveau système de combat. On reste toutefois dans le domaine du pseudo temps réel, mais avec un gain non négligeable en dynamisme. Vous avez la possibilité d’enchaîner plusieurs attaques (combos) lorsque vous appuyez plusieurs fois sur le bouton X, et de vous mettre en position de défense via la touche O. Si vous maintenez la touche X enfoncée, vous chargez alors un coup destructeur qui causera plus de dommages à votre adversaire. Il existe aussi une technique spéciale dévastatrice pour votre personnage, qui se customise via le menu Skills Attack et s’utilise en pressant R1. Haseo peut apprendre plusieurs techniques selon les armes qu’il utilise en montant de level. Lorsque vous combinez une succession de combos, l’attaque ultime « Rengeki » est alors disponible en appuyant sur R1. Vous pouvez également lancer des sorts de magie et utiliser des items lors des combats.

     

Comme dans les précédents volets, vous contrôlez uniquement Haseo et les deux autres joueurs de votre équipe suivent les ordres que vous avez spécifiés dans le menu. Vous avez également la possibilité de leur donner des items ou d’en échanger. En sachant que chaque cadeau que vous leur faites augmente le taux de sympathie qu’ils ont envers vous. Enfin, sachez que votre joueur est de la classe multi-weapon, vous aurez ainsi l’occasion de changer de «job » et par la même occasion d’apparence.

…mais des défauts persistants malgré tout

Au bout de quelques heures, le scénario vous laisse la liberté d’effectuer des quêtes et de découvrir des donjons via le portail dimensionnel en combinant des mots clefs. Malheureusement, les quêtes s’avèrent peu nombreuses et le challenge n’est pas au rendez-vous. De même, les différents mondes ne font pas preuve de beaucoup de diversité. En ce qui concerne les donjons, on est au regret de constater que Namco Bandai n’a pas tenu compte des nombreuses observations des joueurs. En effet, et il s’agit toujours du défaut majeur du soft, ces derniers s’avèrent très répétitifs et manquent cruellement d’originalité.

Heureusement, certains points fort appréciables rendent cette aventure très agréable, notamment la trame scénaristique bien plus riche que la précédente, qui nous laisse présager d’excellents moments. D’autre part, de nombreuses cinématiques de bonne qualité viennent agrémenter l’intrigue et rendent ainsi plus attachants les principaux protagonistes. Autre détail plaisant, vous obtiendrez un moyen de locomotion original lors de vos phases d’exploration de villes et de donjons à ciel ouvert : une moto. Pour finir, sachez qu‘une fois le jeu terminé, vous avez la possibilité de reprendre votre partie. Vous pouvez ainsi faire du level-up jusqu’au niveau 50 (limite maximum pour ce premier volet) ou finir vos quêtes en suspend.

Avec une ambiance et un design enchanteurs, .hack//G.U. possède des atouts très convaincants et vous fera passer d’agréables moments si vous accrochez à la saga. Il recrée à merveille l’univers qui a fait le succès de la série .hack, de quoi combler les attentes des fans. Cependant, on regrette le peu de diversité des donjons et on espère sérieusement une amélioration à ce niveau dans le second volet à suivre.

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