Highlander: The Search for Vengeance

Son nom est Colin Mc Leod, il est né en 125 apr. JC, dans les hautes terres d’Ecosse. Sa vie est… hé stop, encore un Mc Leod ?! Mais dites-moi, est-ce que tous les immortels viennent des Highlands ? Non parce que là ça en fait beaucoup tout de même, Connor, Duncan, Colin et Quentin… Mais celui là, est né de la collaboration de la boîte de production de William Panzer et Madhouse, studio d’animation japonais à qui l’on doit de bonnes séries comme Abenobashi, Alexandre le Grand, Beck, Black Lagoon, Chobits, Les Chroniques de la Guerre de Lodoss ou plus récemment Claymore et Devil May Cry.

Who wants to live for ever?

Colin est né au 2ème siècle apr. JC, et dirige une tribu celte combattant l’envahisseur romain conduit par Marcus Octavius. Le soir de son mariage, sa femme, Moya lui demande d’essayer de trouver une solution plus pacifiste que de combattre jusqu’à la mort les légions supérieures en nombre et en puissance. Colin refuse, et Moya décide de faire ce qu’il faut pour empêcher un bain de sang et de voir son peuple mourir. Elle drogue Colin et se rend seule au camp romain pour offrir un compromis au général de l’armée adverse. Celui-ci refuse, et décide d’attaquer sans attendre. Colin ne se réveille que pour voir son village envahit par les flammes ; il hurle, veut rejoindre les siens, mais les effets de la drogue l’en empêchent, et lorsqu’il parvient à recouvrer ses forces, il voit sa bien-aimée crucifiée. Il jure alors de se venger de ceux qui lui ont fait ça et en particulier de Marcus Octavius.

     

Après un combat contre Marcus, Colin découvre qu’il est immortel, et qu’évidemment Marcus l’est aussi. Sa quête de vengeance va donc se dérouler sur deux millénaires, car on retrouve en fait l’action de cet animé en 2167, alors que les guerres, la pollution et le réchauffement climatique ont totalement transformé la Terre et détruit les civilisations. Colin, toujours à la recherche de son ennemi, va tomber sur un immortel qu’il tuera et dont la tête mise à prix lui permettra de rentrer dans une ville dirigée par Marcus, une ville en proie à un virus qui décime les pauvres gens. Les plus aisés étant protégés par l’armée de Marcus, des pseudo-humains, cyborgs et androïdes chargés de faire régner un ordre quasi militaire. Dans la ville basse, les humains s’en sortent comme ils peuvent, mangeant ce qu’ils trouvent, rats ou lézards. Ils sont dirigés par un médecin qui les aide comme il peut, et c’est dans cette ville basse que Colin rencontrera Dalhia, une belle prostituée, et Joe, un gamin des rues, qui lui serviront de guides.

     

All we are is dust in the wind…

Pour être franc, ce film n’apporte rien à l’univers des « Highlander », et il aurait été tout aussi intéressant s’il n’avait pas fait partie de cette licence. Après les films de Christophe Lambert, la série avec Adrian Paul et la série animée TV, voilà un OAV qui nous vient du Japon, sur commande des Américains. Et le mélange ne prend pas vraiment. Le chara-design de Abe Hisashi (Gunslinger Girl, Chobits) donne aux personnages des traits tout en longueur et en angles, le vieil imper et le katana un air de Connor à Colin. Les deux personnages féminins ne sont là que pour plaire à la gente masculine. Un travail impressionnant a par contre été fait sur les décors de la ville qui rendent bien l’impression de désolation d’après guerre. Et le design de la tour de Marcus n’est pas sans nous rappeler une tour de Babel avec au sommet une pyramide. Ce qui nous amène à la psychologie des personnages principaux. Marcus est de loin le plus intéressant, car même s’il a le rôle du méchant, il possède une tournure d’esprit pas déplaisante. Ancien Centurion, général de l’armée romaine, il en a gardé une véritable passion pour la « beauté » et ce qui le motive, c’est de retrouver la Rome antique qu’il a connue, et de lui redonner toute sa gloire. Même si pour cela il n’hésitera devant aucun sacrifice.

     

Le héros quant à lui est des plus banal, son histoire est la même que Connor, dont la femme est assassinée par un autre immortel. Aveuglé par la haine et la vengeance qui plus est, il sera guidé par l’esprit d’un druide qui fera office d’un Ramirez sans en avoir la présence ni le charisme. Quant aux personnages féminins… et bien comme dit plus haut, elle ne sont là que pour apporter une touche de … vulgarité. Le design de Dalhia s’avère copié sur celui d’Amanda dans la série, mais en dehors du côté prostitué, rien ne se dégage, même pas son côté « gentille qui va aider le gentil et en tombée amoureuse… ». Quand à la bande son, elle ne contient même pas un riff de l’incontournable groupe « Queen » qui a fait une bonne partie du succés du premier film et de la série. Les musiques passent sans qu’on s’en aperçoive…

En un mot comme en cent, ce film est décevant. Et c’est un fan de Highlander qui vous le dit. Si, si, regardez mon pseudo. Non franchement si vous ne devez retenir que deux œuvres de cette licence : le premier film avec Lambert et Connery, et les 4 premières saisons de la série TV. Après le reste est au goût de chacun…

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