Hokuto no Ken Fighting

Je pense que le 07 décembre 2005 est à marquer d’une pierre blanche car il aura fallu attendre plusieurs années avant que la licence très prestigieuse d’Hokuto no Ken (Ken le survivant pour nous autres français) soit gratifiée d’un jeu qui lui fait honneur en tous points. Arc System Works, le papa de Guilty Gear, et Sega se sont unis pour offrir aux fans de la série un jeu qui leur est à 100% dédié, tournant à l’époque sur atomiswave (version arcade). La tuerie déboule aujourd’hui sur PS2, et WebOtaku ne pouvait passer à côté d’un tel évènement.

Il est de retour !

Je pense qu’il n’est pas nécessaire de vous présenter l’homme aux 7 cicatrices, Kenshiro ? Héros sans peur et invincible de la série connue au Japon sous le nom d’Hokuto no Ken, et sous nos latitudes par « Ken le survivant ». Une saga aussi prestigieuse a évidemment eu droit comme toutes les séries à succès à son panel de dessins animés, de produits dérivés et bien entendu de jeux vidéo. Le dernier en date fut Hokuto no Ken SEIKI SUESUKU SEISHI DENSETSU, un jeu en 3D reprenant la saison 1 de la série sorti sur PSone le 26 octobre 2000.

Cinq ans sont donc écoulés et c’est au tour de Arc System Works de reprendre le flambeau. Ce studio de développement est en fait le créateur de la saga Guilty Gear sortie sur arcade il y a quelques années de ça, et qui a ensuite donné lieu à diverses conversions sur les consoles de salon telles que PSX, Dreamcast ou encore dernièrement PS2. Mais à partir de cet instant nous parlerons de la version de Ken sortie il y a quelques jours sur PS2 au Japon, adaptation de la mouture issue de la technologie arcade « Atomiswave ».

Les modes Story et Training ont donc été rajoutés pour adapter le soft au format console de salon. Le premier retrace le scénario de la première saison de Hokuto No Ken jusqu’à la mort de Raoh. Vous pourrez y débloquer quelques sympathiques images (baptisés « Historic Moments ») en réalisant des actions clefs durant vos matches. Comme je vous le disais plus haut le jeu s’adresse en priorité aux fans de la série car ici, tout un tas de clins d’œil ont été insérés pour leur plus grand bonheur. Un jeu pour fan boys diront certains !

   

Un casting réduit mais efficace

Voila le plus gros point noir du jeu : le nombre très restreint de personnages jouables. Normalement dans ce type de soft, l’effectif moyen est de 20 personnages, ce qui s’avère un minimum quand on regarde des jeux comme KOF ou Street Fighter. Malheureusement ici, Hokuto no Ken nous en propose seulement 10, chiffre complètement ridicule en sachant que la carte mère Atomiswave peut en supporter beaucoup plus.

Qui retrouvons-nous donc parmi ces dix valeureux combattants ? Bien entendu notre héros Kenshiro suivi de ses trois demi-frères, Raoh, Toki et Jagi, qui font tous partie du clan du Hokuto. Pour le clan du Nanto, il y Shin, Rei, l’empereur Souther et Yuda. Et deux personnages extras viennent compléter tout cela, Mamiya pour la touche féminine, et MR.Heart. Je ne vous cache pas que ces deux derniers auraient pu être facilement remplacés ou accompagnés, comme vous préférez, par de vrais guerriers comme Shuw, Ruyga, Juza ou encore Fudo… On notera un personnage caché disponible uniquement pour la version PS2 : Ken’Oh.

   

Atatatata !! Wataa !!

Penchons-nous maintenant sur le gameplay du soft. Pour faire simple, Hokuto no Ken se joue avec 5 boutons, 2 pour les points, 2 pour les pieds et le 5ème servant à réaliser des « boosts » cancellant par la même occasion les super attaques. Le système de combo s’appuie à la fois sur GG et KOF, les inconditionnels seront ravis. Pour rentrer un peu plus dans la technique, il existe des mouvements qui se réalisent grâce à deux boutons en même temps. Vous pourrez donc effectuer des Grave Shoot (lance l’adversaire), Banishing Strike (frappe l’adversaire et l’envoie valser à l’autre bout de l’écran), Heavy Strike (coup inbloquable), Agility Defense (bloc en garde au dernier moment), Guard Cancel (donne un coup pendant que vous êtes en garde) et bien sur la traditionnelle chope.

Je pense que beaucoup d’entre vous trouveront ces termes très barbares mais les professionnels se lècheront les babines en comprenant toutes les subtilités qui en découlent ! Pour finir, les Fatal KO. Il s’agit en fait d’une super furie qui tue l’ennemie en une seule et unique attaque comme les « destroy » dans GG. Les fatal KO s’exécutent dès que l’adversaire a perdu toutes ses étoiles (qui constituent la constellation de la grande ourse) et que l’étoile de la mort apparaît en dessous. Je rajouterai juste que, à l’inverse de GG où les Destroy étaient réalisables comme une attaque simple, ici les Fatal KO peuvent être initiés lors d’un combo.

   

Un jeu explosif !

Des que l’on voit le jeu tourner pour la toute première fois, la réaction que tout le monde a pourrait se résumer en ces quelques mots : « Ouaaah !! C’est trop beau ! ». Eh oui ! L’un des atouts majeurs du jeu est sans aucun doute sa beauté. Jamais aucun jeu en 2D n’a été aussi réussi graphiquement. On pourrait presque croire que qu’il s’agit d’un vrai dessin animé que l’on a sous les yeux. Les graphismes en haute résolution peuvent faire toute la différence. Certains studios de développement devraient prendre exemple, je ne citerai personne !

Les décors du jeu, au nombre de 8, sont pour la plupart magnifiques. Mention spéciale pour ceux de Souther et de Raoh qui surclassent de loin les autres. Le seul regret à formuler au sujet des stages concerne certains personnages, comme Kenshiro/ MR.Heart et Rei/ Mamiya, qui se partagent un même décors. Pourquoi ne pas avoir fait un niveau pour chaque personnage ? L’animation, quant a elle, fait défaut. Les combattants se révèlent assez raides et on constate qu’il manque quelques étapes d’animation pour rendre le tout plus harmonieux. Bien entendu, tout cela devient secondaire lors des combats acharnés.

Pour ce qui est des effets sonores et des musiques, on peut vraiment dire qu’un très gros effort a été fourni. Toutes les voix des personnages sont tirées de l’anime. Les musiques, dans un style rock, s’avèrent vraiment entraînantes. Mais la cerise sur le gâteaux, c’est l’ajout du thème original « You are shock » en version instrumentale pour les phases de « Fatal KO », et en version chantée pour l’intro du jeu et le Final Round contre le boss de fin Raoh. Un petit plus pour les fans, qui en redemanderont à chaque partie !



Le trailer explosif de Hokuto No Ken Fighting

Hokuto no Ken se révèle être un excellent jeu de combat en 2D. Beau, rapide, fun, agréable à jouer ; tant de qualificatifs élogieux lui reviennent de droit. Mais malheureusement, il ne plaira pas à tous pour deux raisons. D’une part, son gameplay assez technique se calquant entre un GG et un KOF rebutera facilement les novices du genre. D’autre part, il s’agit d’un jeu adressé directement aux fans inconditionnels de la saga, donc si vous n’aimez pas Ken et son univers, vous devrez passer votre chemin.

Emperor Thouther

Emperor-Thouther, aussi surnommé Mini-Ken, a eu une révélation en trébuchant sur une fourchette, perçant ainsi sept trous en forme de constellation de la grande ourse dans sa poitrine. Depuis, il a sillonné les routes de France dans l’espoir de maîtriser tous les secrets de l’école « Hokuto de Cuisine ». Maintenant qu’il a atteint le point culminant de sa force en ayant fait le tour du monde avec une borne d’arcade Atomiswave sur le dos, il s’en est retourné dans sa belle région Bordelaise, où il enchaine les parties de KOF et autres Fatal Fury dans son salon, entre deux épisodes de ses séries Sentai favorites. Ses spécialités : la baston sous toutes ses formes, les FPS, les TPS, les comics, les sentai et bien sûr, l’univers de Tetsuo Hara.

Laisser un commentaire sur cet article :