La 4e version du site a connu pas moins de 5 designs différents durant sa phase de conception.
TEKKEN 6
Après des années d’attente, Tekken revient sur les écrans des consoles de salon avec son 6ème volet. La célèbre série de jeu de baston 3D profite d’ailleurs de cet épisode pour fêter ses quinze années d’existence. Que nous réserve cette édition 2009 du « tournoi du roi du poing d’argent » ? Faut-il s’attendre à des changements révolutionnaires à l’occasion de cet anniversaire ? Rien n’est moins sûr.
Titre : Tekken 6 Titre original : Tekken 6 Genre :Baston 3D Année : 2009 Editeur : Namco Plate-forme : PlayStation 3, Xbox 360
Sortie Asie : 29/10/2009 Sortie USA : 27/10/2009 Sortie Europe : 30/10/2009
Cette 6ème déclinaison de Tekken continue de nous conter la guerre intestine que se livre les Mishima depuis plusieurs générations. Jin Kazama, désormais à la tête de la Mishima Zaibatsu, va organiser le 6ème King of Iron Fist Tournament en espérant profiter de cette opportunité pour régler ses comptes avec sa famille adorée. Ce tournoi représente aussi l’occasion pour 42 combattants venus de tous les horizons de prouver leur valeur au combat, venger un proche ou tout simplement empocher la récompense promise au vainqueur.
On retrouve donc avec plaisir quasiment tous les protagonistes du premier épisode jusqu’à aujourd’hui. Cerise sur le gâteau, nul besoin de débloquer qui que ce soit puisque les 42 guerriers sont immédiatement disponibles ! Parmi tout ce beau monde, 6 nouvelles têtes font leur apparition dont Lars, un membre de la Tekken Force qui semble avoir un lien avec la famille Mishima et Alisa, un cyborg rappelant furieusement l’héroïne du manga Larme Ultime. Ce grand nombre de personnages jouables s’impose sans aucun doute comme l’une des grandes qualités de Tekken 6. Toutes les ethnies ainsi que tous les styles de combats sont représentés. Namco va même jusqu’à proposer plusieurs doublages selon l’origine du personnage. Ainsi les occidentaux parlent Anglais tandis que les asiatiques s’expriment en Japonais ou encore en Chinois. Avec tout ça, nul doute que chaque joueur sera en mesure de choisir son chouchou pour distribuer quelques mandales aux copains!
Get ready for the next battle!
Que se soit seul ou entre amis, encore une fois, tout le monde trouvera son compte avec ce Tekken. Le jeu dispose de nombreux modes divisés en deux grandes catégories. La première, baptisée « Hors-ligne », contient les éternelles sections « Arcade », « Versus », « Combats en équipe », « Survie » ou encore « Entrainement ». La seconde catégorie nommée « En Ligne » concerne, vous l’aurez deviné, toute la partie du jeu dédiée aux combats en ligne avec d’autres joueurs partout dans le monde. Cette dernière reprend grosso modo le schéma des parties en ligne des autres jeux de bastons sortis récemment. On a donc le choix entre parties classées avec résultats publiés en ligne ou simples parties entre amis avec invitations et tout ce qui va bien. Agréable au premier abord, l’ergonomie du mode en ligne a vite laissée place à la déception. En effet les temps de synchronisation ainsi que les énormes lags donnaient lieu à des affrontements à la limite de l’impossible. Heureusement, Namco a très vite sorti une mise à jour rendant les combats en ligne nettement plus praticables.
Le soft inclut également une partie « Histoire ». A l’instar du « Tekken Force » dans Tekken 3 ou du « Devil Within » de Tekken 5, ce mode propose un enchainement de niveaux mélangeant jouabilité « Tekken » et beat’em all à l’ancienne. Moche, scénario peu passionnant, jouabilité douteuse, le premier contact avec ce mode se révèle plus que catastrophique ! Néanmoins, en relativisant un peu – et surtout en persévérant afin de comprendre où les concepteurs voulaient en venir -, il devient assez sympathique. Malgré son côté un peu cheap, on apprécie le minimum de recherche effectué. En effet, cela change de la plupart des jeux de baston où le mode Histoire se limite à un enchainement de combats entrecoupés de deux lignes de texte agrémentées de trois artworks. Enfin, en passant par le « Profil » du menu principal, il est possible de customiser les personnages à sa guise en achetant des fringues, des accessoires ou encore de nouvelles coupes de cheveux grâce aux « Golds » récoltés à la sueur de vos poings.
Plus c’est long, plus c’est bon ?
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce nouvel opus de la saga s’est fait désirer. Rappelez-vous, le dernier Tekken sur consoles de salon, c’était le cinquième volet il y a de ça quatre ans et demi ! Une longue attente, surtout au vu des maigres améliorations apportées par ce 6ème opus. Même si la réalisation se montre correcte, on était en droit d’exiger davantage. Si l’animation de certains persos comme Zafina demeure très travaillée, d’autres restent presque aussi rigides que dans Tekken premier du nom datant de 1994 ! En outre, le fossé graphique avec le précédent volet ne s’avère vraiment pas énorme ; on espérait vraiment mieux. D’autant que la version PS3 du titre fait preuve de grosses lacunes en comparaison de la mouture 360, notamment pour ce qui touche à l’aliasing omniprésent et les temps de chargement aberrants. Une telle différence entre les deux machines relève franchement de la mauvaise blague. Toutefois on se consolera un chouïa avec les compositions musicales accompagnant à merveille les affrontements.
Côté gameplay, on ne change pas une formule qui gagne. La bonne vieille maniabilité made in Tekken fait son retour dans toute sa splendeur ; deux boutons pour les poings comme pour les pieds, des choppes qui craquent, des contres et quelques coups biens bourrins. Pour se donner bonne conscience les développeurs ont quand même ajoutés quelques nouveautés qui apportent un peu de piment aux combats, telles que des arènes aux murs et aux sols destructibles ainsi que le mode « rage » qui décuple la force de votre personnage lorsque sa barre de vie est dans le rouge. De quoi renverser la situation en un clin d’œil.
Tekken 6 apparaît comme distrayant et remplit parfaitement son contrat de jeu de baston 3D de qualité. On regrette son manque de nouveautés ainsi que sa réalisation en dessous de ce qui se fait actuellement, mais ces quelques écueils ne pèsent pas bien lourd face aux nombreuses qualités du soft.