Katsuo, l’arme humaine

Étant un fan inconditionnel de l’excellentissime Noritaka (du même auteur), j’ai vraiment été heureux qu’un nouveau manga de ce genre fasse son apparition dans le monde de la bande dessinée japonaise. Je me suis donc laissé tenter par celui-ci et pour tout vous dire, je n’ai vraiment pas été déçu. Attaquons la bête…

Le principal protagoniste

Le héros de cette histoire est éponyme du titre. Il se nommme Katsuo Hamada et est sur le point d’entrer au lycée en seconde. Il a été et reste le souffre-douleur de ses « camarades » depuis sa plus petite enfance mais le pauvre n’a aucun moyen de se défendre (il a le physique d’une crevette ^^).

Ce protagoniste est vraiment attachant et on tombe tout de suite sous son charme. Son physique de gringalet est hilarant et sa mentalité de « pervers-puceau » nous fera mourir de rire. Son parcours sur le chemin de la gloire (cf intrigue) ne sera pas sans embûches et les combats seront tous plus difficiles les uns que les autres.

     

L’histoire

L’intrigue de ce manga tiendrait sur un ticket de métro tellement elle est simple et classique. Un jour où il revenait de l’école, Katsuo assiste impuissant au racket de son meilleur (et seul ^^) ami, Toshio, par une bande de jeunes voyous. Bien que dans la possibilité d’intervenir, Katsuo, mort de peur, reste sur place, tétanisé, laissant son ami se faire molester par ces délinquants.

Le lendemain, au lycée, Katsuo n’ose plus regarder son ami en face et décide de venger celui-ci en allant récupérer la paire de baskets que Toshio s’est fait dérober. Pour cela, il demande de l’aide à Matsuki, un fan de chanson comme lui, qui le prend sous son aile. Katsuo parvient à mettre au tapis les voyous et ramène le fruit de son travail à Toshio. Mais voilà, la rumeur de sa bagarre s’est répandue dans la ville et tous les chefs de gang veulent faire de Katsuo un de leurs membres. Et voilà ce dernier dans de beaux draps… Même si le scénario n’est pas très élaboré, on prend plaisir à suivre l’évolution du héros qui met nos muscles zygomatyques à rude épreuve.

Les autres personnages

Énumérer tous les personnages que Katsuo rencontre serait trop long, je vais donc vous décrire ceux qui tiennent le haut du pavé avec notre héros.

Matsuki :

C’est le premier entraîneur que Katsuo côtoiera. Matsuki prendra notre looser national sous son aile car Katsuo fait partie du même fan club que lui (celui d’une chanteuse hyper-pourrie). Matsuki lui apprendra les rudiments du combat de rue et le mettra en contact avec ses prochains entraîneurs, celui-ci s’en allant dans une autre région.

Lion :

C’est le second entraîneur de Katsuo. Celui-ci suivra un entraînement terrible qui l’assouplira et augmentera sa force de frappe. Lion testera ensuite au cours d’un combat les aptitudes de Katsuo qui lui montrera qu’il a un don pour les arts martiaux. A la fin du combat, Lion abandonnera son poste, estimant qu’il n’a plus rien à apprendre à Katsuo.

Ryuzaki :

C’est le troisième et antépénultième entraîneur de Kat’s. Elle est vraiment sexy et sa force en combat cache une énorme tristesse enfouie au plus profond de son coeur. Une faiblesse que Katsuo saura déceler et atténuer (je ne vous dis pas comment)…

????? :

Je ne vous dévoilerai pas l’identité du dernier entraîneur de Katsuo pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte de ce superbe manga…

Voilà pour les persos principaux, à vous de les découvrir par vous-même en lisant ce manga. Nous allons maintenant aborder le chapitre des méchants et des big boss. Suite à sa victoire sur un chef de gang ultra puissant, Katsuo sera enseveli sous les convocations en duel par les plus forts de la ville. Tous ces méchants ont un look agressif même si certains font légèrement pitié. Une fois encore, je ne vais pas vous en faire une liste détaillée car ce serait trop long. A vous de les découvrir par vous-mêmes…

La technique

Nous reconnaissons dès le premier coup d’oeil la patte de Takashi Hamori, qui récidive après avoir signé l’excellentissime Noritaka. Les corps ne sont pas du tout réalistes et sont souvent à mourir de rire ^^. Le héros nous offre des grimaces toutes plus hilarantes les une que les autres. Un petit bémol quant à la modélisation des visages féminins qui sont un peu bizarres (est-ce volontaire ?).

Du côté des dialogues, c’est du tout bon et on s’étonnera à en rire en y repensant. Le héros est vraiment malchanceux et les excuses et prétextes qu’il invente pour éviter les affrontements sont vraiment géniales. Si vous avez lu Noritaka, vous retrouverez le style caricatural de Hamori qui parodie les plus grands standards du genre.

   

Quoi d’autre ?

A ma connaissance, aucune adaptation en animé ou en film live n’est parue au pays du soleil levant. Néanmoins, je ne m’avance pas sur ce point, car je n’ai pas eu l’occasion de faire des recherches approfondies. Ce manga, classé comme shônen (manga pour garçon) au pays du sushi (je ne sais plus quoi inventer ^^), n’a pas connu un succès phénomenal, mais je pense que sa popularité en France ne fera aucun doute. Des goodies sont disponibles sur le net. Dommage qu’il y ait si peu de volumes (T_T), 10 en tout.

Voilà, j’ai écrit tout ce que j’avais à dire sur ce manga. Je ne saurais que trop vous conseiller de vous le procurer, si vous avez aimé Noritaka, et si vous avez un minimum d’humour. Vous vous surprendrez à rire en repensant aux pitreries du du héros. J’ai oublié de vous prévenir qu’une touche de sexe baignait ce manga (on ne s’en plaindra pas)…

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