Lara Croft and the Guardian of Light

Tout d’abord perçu comme une plateforme de distribution de petits jeux peu intéressants puis élevé au rang de découvreur de talents indépendants, le Xbox Live Arcade recèle dorénavant de petits bijoux vidéoludiques que Microsoft s’évertue à bien mettre en avant à juste titre. En témoigne le jeu Lara Croft and the Guardian of Light qui, malgré ses atours de petit jeu passe-temps, pourrait bien réveiller l’intérêt des fans pour la belle aventurière.

Si cet énième épisode des trépidantes aventures de Lara Croft ne porte plus le nom de Tomb Raider, c’est surtout pour marquer la différence avec les précédents jeux, puisque Lara Croft and the Guardian of Light prend les traits d’un puzzle game / hack’n slash en 3D isométrique. Les composantes de bases qui ont fait le succès de la série restent donc présentes, mais sous une forme revue et corrigée. Passée la surprise initiale, force est de reconnaître que ce jeu fait vite mouche. Non pas grâce à son scénario éculé (un démon se réveille et menace de détruire le monde), mais grâce à son ambiance et son gameplay aux petits oignons.

     

Lara poursuit donc ce démon au travers d’une série de niveaux fidèles à l’imaginaire aventurier (ruines piégées, jungle hostile, volcan en activité…) tout en dégommant toutes les créatures démoniaques qui se dressent sur son chemin. Le jeu exploite à merveille l’équilibre entre des combats intenses – merci la tonne d’armes à disposition de Lara – et des puzzles demandant parfois de cogiter un moment, le tout ponctué de phases de plateforme comme on les aime. On ne reste jamais longtemps bloqué face à une difficulté, notamment grâce à un système de checkpoint régulier qui évite de devoir tout se refaire.

     

Mais là où Lara Croft and the Guardian of Light fait décidément mouche, c’est dans son mode coopératif permettant à deux joueurs de s’entraider, rendant l’aventure légèrement plus difficile et modifiant les puzzles afin de forcer la coopération. Quand Lara dispose d’un grappin pour franchir des obstacles ou hisser son acolyte, Totec peut s’aider de son bouclier ou de sa lance pour la faire grimper encore plus haut. Et il faudra bien tout ça pour venir à bout de toutes les énigmes, passer tous les pièges tordus et récupérer tous les items cachés permettant pour les collectionneurs de débloquer toutes les récompenses et bonus. L’ajout très récent du mode coopératif via le Live permet dorénavant de jouer à deux à distance, et non plus uniquement en écran partagé. Eidos en a profité d’ailleurs pour donner du contenu gratuit supplémentaire, de quoi rajouter à la durée de vie correcte du jeu.





Au final, Lara Croft and the Guardian of Light a tout d’un bon jeu correctement fini et bien pensé. Les fans de la belle aventurière aimeront certainement cet opus même si la direction artistique change forcément des « vrais » Tomb Raider et apprécieront volontiers l’absence de bugs majeurs auxquels la série nous a tristement habitués. Une belle réussite de Crystal Dynamics.

Ryosan

Ryo est celui qui a lancé WebOtaku en l’an 2000 avec une telle puissance que cela a provoqué le fameux bug. C’est le sauveur de notre espèce, le défenseur des opprimés, l’instigateur d’un mouvement international visant à défendre les valeurs de la pop-culture otaku. Il en a vu des choses malgré son jeune âge, un peu comme un héros de J-RPG déjà blasé de la vie et considéré comme un vétéran à même pas 30 ans. Du coup, ayant atteint son level 99, on lui a lancé le pari fou d’étendre notre influence jusqu’au Québec. Et il est parti vivre ainsi son DLC canadien, tabernacle. C’est ça la master-classe. Ses spécialités : Tout. Quand on vous le dit : master-classe !

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