Mahoromatic

Mahoromatic, série du désormais mythique studio Gainax (Evangelion ^^), méritait bien qu’on lui consacre un article, c’est désormais chose faite. Alors pour ceux qui ne connaissent pas encore l’histoire de la servante Mahoro, accrochez-vous, c’est parti.

L’histoire d’un androïde pas comme les autres

Cela se passe dans les années 80. Notre pauvre planète est alors victime de multiples attaques extraterrestres. Les Terriens se défendent en formant une organisation spéciale, Vesper. Dans cette organisation, on fait d’importantes découvertes scientifiques, comme la création d’androïdes à forme humaine. Le plus puissant d’entre eux est Mahoro, le modèle V1046-R, dont l’apparence ferait penser à celle d’une jeune fille de 20 ans. Pourtant, Mahoro n’a que 9 ans et lorsque la guerre avec les extra-terrestre se termine, ses supérieurs lui proposent de passer le reste de ces jours dans le civil… A ce moment, il reste 398 jours à vivre pour Mahoro et on ne peut s’empêcher de penser à Ai dans Vidéo Girl Ai (Masakazu Katsura).

     

Mais que peut faire une androïde, formée aux arts de la guerre, dans la vie ordinaire ? Mahoro ne peut s’empêcher de travailler pour les autres, alors elle choisit de devenir gouvernante, pour assouvir ses besoins. L’heureux veinard se nomme Suguru Mito, il vit seul, depuis la mort de ses parents, dans une grande villa avec pour seule compagnie son chien Guri. La rencontre entre les deux protagonistes se fait à l’intérieur d’un bus que deux malfaiteurs avaient pris en otage. Mahoro sauve évidemment tous les passagers grâce à sa force prodigieuse et Suguru tombe sous le charme. En voyant l’intérieur de sa maison, on se dit que Mahoro est arrivée au bon moment pour Suguru, il n’y a qu’à regarder la scène où elle ouvre l’armoire à slips…

Une comédie sentimentale comme on les aime

Il est évident qu’une fille et un garçon qui cohabitent ensemble vont engendrer toutes sortes de situations assez évidentes. Ainsi c’est assez marrant de voir Suguru galoper à la sortie de l’école pour voir si Mahoro a trouvé ses livres porno cachés sous son lit. En restant dans l’école, la prof de Suguru ? Saori Shikijo est très originale dans le genre. Nymphomane à ses heures, elle rêve de partager son lit avec son élève et n’a d’yeux que pour son opulente poitrine. Cette professeur se posera comme la rivale de Mahoro et leurs nombreuses confrontations (qui se résument souvent à « J’ai de plus gros seins que toi, alors laisse mon Suguru tranquille » ^^) sont assez poilantes au début, puis deviennent lourdes à la longue. A titre d’information, il y a un manga à la base de cette série, j’ai réussi à me procurer les scans traduits des premiers chapitres et j’ai été surpris. Déjà l’ambiance est quand même plus réservée aux adultes (j’ai vérifié ce n’est pas un doujin que j’ai lu ^^) par exemple, la scène du bus dans le premier épisode connaît un autre déroulement : ainsi les preneurs d’otages ne veulent pas simplement effrayer les policiers à leurs trousses en tuant un otage, ils ordonnent aux passagères de se deshabiller. Quand je vous dit que l’ambiance est différente…

     

Une histoire teinté de science-fiction

La trame de l’histoire est tout de même assez SF puisque la guerre des extraterrestres et des humains reviendra souvent hanter Mahoro, qui se remémorera à plusieurs reprises des éléments de son passé. Ainsi dans les derniers épisodes, l’arrivée de Ryuga donnera un nouveau souffle à la série, Mahoro étant obligée de se livrer un peu plus à Suguru. Pourtant, arrivé au douzième épisode, on reste un peu sur sa faim. On ne sait pas grand chose sur la guerre avec les extraterrestres, la vie de Mahoro est loin d’être terminée, sa relation avec Suguru a évolué certes, mais on aimerait en savoir plus. Dans ces conditions, comment ne pas s’attendre à une deuxième saison ? Effectivement, une deuxième saison est en préparation et on vous tiendra au courant de son évolution.

Mahoromatic, du déjà vu ?

C’est ce que l’on pourrait penser quand on regarde cette série. En regardant bien, on s’aperçoit que les personnages sont tous assez banals finalement, le héros fait plutôt penser à Keitaro de Love Hina (moins looser, il faut l’admettre), quant à l’héroïne, il s’agit purement et simplement d’un clone de Belldandy. Quant à l’ambiance de la série, ne vous fait-elle pas penser à Love Hina ? En fait, à part le personnage de Saori Shikijo, la prof nympho, Mahoromatic ne propose guère d’innovation au style de la comédie sentimentale. Malgré cette impression de déjà-vu, cette série reste agréable à regarder, ne serait ce que pour le charme de Mahoro…

     

Vous l’aurez compris, Mahoromatic est une série classique qui se veut romantique avec deux héros qui se cherchent et des personnages secondaires qui permettent des situations comiques. Sous fond de SF, Mahoromatic respire le déjà-vu mais gageons que Gainax saura corriger ce défaut pour une seconde saison. On attend donc la suite au tournant.

Les derniers articles par Kei (tout voir)

Laisser un commentaire sur cet article :