Mär

MÄR est un shônen sorti en France en 2005 chez l’éditeur Kana. Vu le peu d’attente, on ne peut pas parler de bide, mais on ne peut assurément pas parler de carton. Alors comment jauger ce manga de Nobuyuki Anzai ? En lisant attentivement l’article écrit par Webotaku bien sûr !

Le monde de mes rêves…

Ginta est un jeune garçon qui n’a rien du héros qu’il veut être. Petit, nul en sport et pas particulièrement doué en classe, il est le sujet de raillerie préféré de ses camarades. Mais il s’en moque et continue de rêver d’un monde où tout est possible : le monde de MÄR. Tout le monde le prend pour un gamin excentrique, mis à part la jolie Koyuki, une fille de sa classe dont Ginta est très amoureux. Un jour, alors qu’il est en cours, Ginta voit apparaître une porte qui est une interface entre son monde et MÄR ! Sans hésiter, il franchit cette porte magique et réalise son rêve…

   

Une fois sur place, il semble qu’il ne soit pas resté le même : il a gagné en capacité physique. Dorothy, une sorcière mystérieuse, le remarque et se sert de lui afin d’arriver jusqu’à Babbo. Cet artefact est une arme unique dont la puissance n’a pas d’égale. Pour Ginta, voici le début d’une grande aventure qu’il ne soupçonnait pas, même dans ses rêves les plus fous…

Vite fait, bien fait

L’histoire tient en 15 volumes, très faciles à lire. Les progrès de Ginta sont constants et rapides. Chaque tome fait évoluer l’histoire de façon assez significative. Un bon point dans la mesure où certains autres shônen font la part belle au dur labeur qu’endure le héros afin de progresser… mais peut être un peu trop. Le lecteur n’est donc pas confronté à ce problème dans MÄR, bien que Ginta effectue plus d’une « session » dans le but de progresser !

Autre point appréciable et très typique de ce genre d’œuvre : on voit Ginta évoluer au sein d’une équipe où les personnages sont différents, atypiques et complémentaires, aussi bien en termes d’âge, de pouvoir, d’apparence ou d’objectif personnel. Ainsi, chacun est sûr d’y trouver son compte. Au jeu des comparaisons, on peut trouver beaucoup de personnages aux caractéristiques semblables. Et pour cause, MÄR porte en lui tous les critères classiques du shônen.: Jack, qui souhaite devenir un homme courageux ressemble à Usopp (One Piece), Alviss, le genre de génie dont nous gratifient si souvent les mangakas, est une sorte de Rukawa (Slam Dunk), ou encore Nanashi, le guerrier talentueux mais aussi peu impliqué que peut l’être Shikamaru (Naruto).

  

Les adversaires des héros sont identifiés dès le début, avec une hiérarchie très clairement établie. En effet, on a affaire à un échiquier, où le rang est conforme à sa puissance au combat. Sans surprise, les héros vont affronter les membres de cette organisation dans un ordre croissant de difficulté, ce qui permet de voir leurs progrès, et de susciter une attente avant l’entrée en scène de pièce au grade important.

Simple… ou simpliste ?

MÄR est clairement à la portée des plus petits. Si on observe l’aspect graphique, bien que le dessin soit plutôt beau, on ne peut que remarquer un trait très orienté shônen. De même, la narration s’avère très sommaire, l’intrigue assez faible… et le scénario d’une simplicité ahurissante si on prend le temps de l’analyser ! On ne voit, au cours de ces 15 volumes, aucun retournement de situation, aucun coup de théâtre inattendu.

   

En fait, MÄR ne révolutionne pas le manga, et reprend tous les classiques du genre. Est-ce forcément mal ? Non. Car il s’agit d’une oeuvre qui se lit rapidement, et non pas une série à rallonge. Bien que l’histoire nous serve tous les clichés qui existent, et ne soit pas susceptible de nous faire cogiter, son côté dynamique et frais nous permet de plonger rapidement dans le monde de MÄR et de finir le manga sans avoir l’impression d’avoir vécu une expérience incroyable certes, mais sans avoir perdu son temps non plus.

 

Que dire de plus ? Que MÄR est parfait pour passer le temps : léger, rapide, et plutôt bien fait. Si vous souhaitez trouver LE manga qui va hanter vos pensées, vous ne tapez pas à la bonne porte. Mais si vous souhaitez vous détendre ou mieux supporter les transports en commun, n’hésitez plus. Et comme Ginta, entrez dans le fabuleux monde de MÄR…

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