Matrimelee Power Instinct

De la baston ? Vous voulez de la baston ? Et bien vous allez être servi car le nouveau jeu d’SNK Playmore vient d’arriver sur AES (Neogeo). Matrimelee joue la carte de l’originalité, le jeu offre un trop plein de très bonnes idées. Noise Factory s’est chargé de ce nouvel épisode de Power Instinct, et nous montre encore une fois que la Neogeo survie à notre époque. Pour en revenir au jeu en lui même, il s’offre le luxe d’être beau, fluide et très simple à jouer même si certaines choses restent classiques. Regardons d’un peu plus près et constatons ensemble.

On se donne en spectacle

Comme à l’accoutumée, le jeu débute sur une intro présentant tous les participants avec leur profil en images fixes. Donc vous l’aurez tous compris, inutile de s’attarder dessus. Après cet interlude, on peut rentrer dans le vif du sujet. L’interface du jeu reste très sobre et simple : un mode arcade, un mode versus et les options. Par contre dès que l’on atterrit sur la sélection des combattants, c’est tout de suite mieux. Une belle étoile dans un rond accueille les visages des persos.On a droit à 14 protagonistes : Ume et Tane, les deux vieilles sœurs jumelles ; Kanji, le vieux samouraï ; Clara, la petite magicienne qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Sakura de Card Captor Sakura ; Reiji, le karateka ; Keith, le mécano beau gosse ; Hikaru et son charisme sans égal ; Anny la jeune femme au chapeau rouge ; Olof qui est certainement le plus stylé de tous les personnages, notamment avec un petit clin d’œil à K’ avec un super où il lance ses lunettes, fun !! ; Chinnen, le moine, s’impose vraisemblablement comme l’un des persos les plus forts du jeu. Ses coups restent simples mais efficaces, un combattant fait pour ceux qui débutent dans la baston.

Puis viennent Shintaro, l’écolier bagarreur ; Saizo, le ninja, dont la pose de combat en impressionnera plus d’un avec son animation faisant partie des plus belles du jeu ; Buntaro : LE Yamazaki ; et les deux derniers combattants, ridicules : White, l’indien et Poochy, de loin le plus minable de tous (il faut le faire pour combattre avec un costume de chien, non ? ^^).Voilà pour les personnages sélectionnables dès le début. Maintenant parlons des 5 personnages cachés. Commençons par les demi boss (qu’on peut considérer comme tels puisqu’ils apparaissent en milieu de partie). Je ne sais pas pourquoi Noise Factory a voulu faire un cross-over avec Rage of the Dragon mais Jimmy, Lynn, Elias et Mr. Jones demeurent bel et bien là. Et pour finir, la boss Sissy, petite évêque. Ce qui fait un total de 20 combattants, on reste donc dans la moyenne.

     

Les petits plus qui sont les bienvenus

Après cette familiarisation avec tout ce petit monde, voyons maintenant un peu plus profondément le jeu. De toute façon c’est un jeu de baston donc qui dit baston dit coups de base, coups spéciaux et bien sûr super attaque dans ta face ^^. Matrimelee n’échappe pas à la règle et les supers coulent à flot. Plus ou moins original, ils sont là et certains d’entre eux jouent plutôt la carte de l’humour comme celui de Clara et de Sissy qui transforment leurs adversaires en canard ou en grenouille.

D’autres penchent plus vers le spectaculaire comme Anny qui balance son adversaire dans la lune ou encore Kanji qui rajeunit et retrouve sa force ainsi que son katana d’antan pour découper son opposant avec précision. Ne vous en faites pas, tous ces supers passent merveilleusement car Matrimelee bénéficie d’une maniabilité exemplaire comme tous les produits d’SNK Playmore. Malheureusement, il faudra tout de même une petite séance d’entraînement pour maîtriser certains supers qui nécessitent parfois des manipulations très bizarres.

Parmi les nouveautés, les provocations servent maintenant à quelque chose. En effet, si vos adversaires vous provoquent, vous pouvez leur renvoyer ce manque de respect envers vous en les provoquant à votre tour. Si vous arrivez à le faire immédiatement après votre adversaire, l’écran se figera et les deux combattants se rueront l’un sur l’autre pour s’arrêter au milieu de l’écran pendant qu’un téléviseur descendra sur le ring. Grâce à ce dernier, les lettres nominant les touches de votre manette apparaîtront et vous devrez appuyer sur la bonne touche dans l’instant qui suit pour pouvoir donner un coup. Si vous réussissez à enchaîner tous les coups, vous remporterez le duel et votre adversaire perdra pas mal d’énergie. Pour continuer dans les nouveautés, dès que votre barre de super se remplit entièrement, votre perso se concentre pour la stocker. Grâce à cette concentration, une aura apparaît autour de vous, vous protégeant contre n’importe quelle agression. Il y a aussi le double saut, très peu répandu dans les jeux de baston. Mais ça vous servira souvent, soit pour éviter des attaques, soit pour surprendre votre ennemi.

     

Dans la forêt ou dans un concert

Techniquement, Matrimelee se place parmi les jeux les mieux réussis de SNK Playmore. Le jeu bénéficie de graphismes beaux et colorés, les combattants sont bien représentés, leurs animations très réussies. Globalement, l’animation entière du jeu s’avère fluide et rapide. Mention spéciale aux super finish, car dès que vous tuez votre adversaire avec un super, un superbe K.O. apparaît.

Les décors demeurent eux aussi très bien faits comme celui de Chinnen, le moine, qui se passe dans une forêt. Beaucoup d’entre eux proviennent d’une même base mais les animations dans le fond changent. Je m’explique. Dans certains cas, vous vous trouverez dans une grande salle de concert avec un groupe de métal qui se produit devant le public ou bien vous verrez ce même public regarder un concours de jeux vidéo etc… Le point complètement original du jeu réside dans les musiques entièrement chantées. Détail amusant, c’est que ce sont les personnages dans l’arrière plan des décors qui chantent. Vous pourrez admirer un groupe de martiens, une chanteuse sur une balançoire, un girls band ou encore des moines et une prêtresse interpréter les chansons du jeu. Une première pour une cartouche NeoGeo.

     

Avec ses nouveautés et ses très bonnes idées, Matrimelee Power Instinct est un bon jeu de baston qui ravira les fans du genre et qui fera passer un très bon moment aux autres joueurs. Malheureusement, pour lui, il ne restera pas dans les annales du jeu vidéo mais aura le mérite de faire partie des meilleurs dans sa catégorie. En conclusion si vous possédez une Neogeo, jetez vous dessus. Pour les autres, il faudra attendre une éventuelle conversion sur console nouvelle génération.

Emperor Thouther

Emperor-Thouther, aussi surnommé Mini-Ken, a eu une révélation en trébuchant sur une fourchette, perçant ainsi sept trous en forme de constellation de la grande ourse dans sa poitrine. Depuis, il a sillonné les routes de France dans l’espoir de maîtriser tous les secrets de l’école « Hokuto de Cuisine ». Maintenant qu’il a atteint le point culminant de sa force en ayant fait le tour du monde avec une borne d’arcade Atomiswave sur le dos, il s’en est retourné dans sa belle région Bordelaise, où il enchaine les parties de KOF et autres Fatal Fury dans son salon, entre deux épisodes de ses séries Sentai favorites. Ses spécialités : la baston sous toutes ses formes, les FPS, les TPS, les comics, les sentai et bien sûr, l’univers de Tetsuo Hara.

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