Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty

Magnifique, spectaculaire, sublime, époustouflant sont les mots qui me viennent de suite à l’esprit pour qualifier Metal Gear Solid 2. Eh oui, le fils prodige est enfin arrivé en Europe pour le plus grand plaisir de tous les gamers que vous êtes, chers lecteurs, et le mien également. Alors vite une petite décortication en bonne et due forme.

Spécial intro millésime 2002

L’histoire débute avec une cinématique digne des plus grands films d’action américains. Pont Georges Washington de New York, un homme marche tranquillement sous la pluie battante, cigarette à la bouche. Après une bonne bouffée de cet anti-dépresseur cancérigène, il accélère le pas pour atteindre une vitesse digne des meilleurs sprinters. D’un geste ample, il se débarrasse de son imperméable laissant juste apparaître un fantôme translucide filant à vive allure et qui finalement se jette du haut du pont. Au bout de quelques mètres, attaché à un élastique, il rebondit sur la magnifique structure métallique d’un étrange cargo, pour finir sa folle escapade sur la proue du bateau dans une série d’éclairs, laissant peu à peu dévoiler le visage l’inconnu, qui n’est autre que Solid Snake, le héros légendaire et sauveur de Shadow Moses.

Aaaaaaah lala, quel spectacle ! J’en ai encore des frissons dans le dos, dans le cou, enfin partout. Je ne vous parle pas de la musique qui accompagne cette intro, elle tout bonnement inoubliable. Remettons nous de nos émotions et continuons car c’était juste l’intro… pour vous dire.

     

Il était un petit navire

Snake atterrit donc sur le tanker. Supervisé par Otacon, son ami depuis Shadow Moses (MGS). Après les incidents sur l’île, tous les deux ont créé une ONG du nom de « Philanthropy », chargée de trouver et détruire la menace Metal Gear dans le monde. A cause de cela, leur tête est mise à prix et ils doivent agir dans l’ombre. Après quelques informations récoltées par Otacon grâce entre autres au piratage des fichiers du Pentagon et aux renseignements d’une mystérieuse lettre envoyée par une certaine personne du nom de E.E. Revoilà Snake en mission d’infiltration pour récolter des clichés photographiques du nouveau Metal Gear Ray.

Au fur et à mesure de l’investigation, Snake s’aperçoit qu’il n’est pas le seul à vouloir s’approcher du Ray, car quelques minutes après son arrivée, c’est au tour de l’armée privée du colonel Gurlukovitch de s’inviter sur le « Discovery ». Après quelques démélés avec ces derniers, Snake parvient jusqu’au Ray, mais malheureusement pour lui, Revolver Ocelot est là aussi et s’empare de la machine de guerre et coule le bateau, laissant pour mort notre Snake adoré.

Deux ans se sont écoulés après cette catastrophe qui s’est transformée en menace écologique. Le tanker étant un pétrolier, les carburants de ses soutes se sont mélangés à la mer autour de Manhattan. Pour y remédier, le gouvernement a fait construire une plate-forme permettant de traiter l’eau : le Big Shell. Mais attention, voilà que ce haut lieu est pris d’assaut par des terrorristes, les Dead Cell, séquestrant ainsi plusieurs dizaines d’otages dont le Président des États-Unis, en visite officielle. Voilà en quelques lignes ce qui se passe sur Big Shell et c’est là que vous intervenez, vous, Raiden. Eh oui, plus de Snake cette fois-ci. Votre mission : délivrer les otages et mettre fin aux agissements des terrorristes. Raiden comme Snake fait partie de Foxhound et son supérieur est le colonel Campbell… comme quoi, on ne change pas une équipe qui gagne. Tout au long de l’aventure, vous aurez droit à de l’action, du suspens, des rebondissements, des trahisons, des complots et de l’amour… De quoi passer un très bon moment.

     

Oh mon Dieu, que c’est bien fait

Il faut le dire tout de suite, Kojima-san et son équipe n’y sont pas allés par 4 chemins. Ils nous ont offert le plus beau jeu jamais conçu sur PS2 pour l’instant. Tout ce qui vous entoure est d’un réalisme époustouflant. Je ne peux vous donner d’exemple, sinon il faudrait que je vous énumère tous les objets et décors du jeu. Tout est en 3D temps réel, la preuve, on peut agir même sur les cinématiques, en zoomant et changeant l’angle de la caméra ! L’interaction avec beaucoup d’objets est possible, notamment les aliments sur les étagères que l’on peut détruire avec les armes ou les poings, les placards et trappes que l’on peut ouvrir et fermer à l’infini, les vitres et ampoules que l’on peut briser…

Les effets de lumière et jeux d’ombre sont un autre gros point fort du jeu. Jamais je n’ai vu un jeu offrir une telle gestion de la lumière. Tout a été bien respecté. Votre ombre peut même être repérée par l’ennemi si elle dépasse trop dans un couloir. Laisse pas traîner ton ombre.

En ce qui concerne les personnages, ils sont tout bonnement magnifiques. Les textures des vêtements sont d’un réalisme stupéfiant. Snake multiplie par 10 son charisme. Mais le must du must, c’est leurs mouvements et animations. Ils sont à couper le souffle. Ce sont de vrais mecs, c’est sûr ! Ils ont réussis à mettre de vraies personnes à l’intérieur du jeu ! Plus sérieusement, Konami a fait appel à la mythique technologie motion capture. Petit exemple d’animation : lorsque vous visez un ennemi, ce dernier joue les héros. Pas de problème, une balle dans le bras. Et d’une il ne lève plus son bras blessé et de deux, il l’ouvre moins. Jouissif.

L’intelligence artificielle des ennemis est monstrueuse. Les réactions sont d’un réalisme très poussé et vous surprendront à maintes reprises. Les ennemis réagissent selon vos actions. Par exemple, les phases de recherche : quel plaisir de les regarder faire quand ils inspectent une salle. C’est dément.

Tout cela englobe une durée de vie bien plus grande que dans le premier épisode. Environ 40 heures pour tout avoir, sinon une 15aine d’heures suffiront pour arriver au bout de la bête. Et pour finir avec ce paragraphe technique, parlons maintenant des musiques et bruitages. La BO a été composée essentiellement par Harry Gregson-Williams (seul le thème final n’est pas de lui), à qui l’on doit celle de The Rock entre autres. Celle-ci est tout bonnement magnifique. Du pur chef d’oeuvre. Quant aux bruitages, ils sont très réalistes et collent parfaitement à l’action.

     

Gymnastique des doigts

Un beau jeu ne serait rien sans une maniabilité d’enfer. MGS2 n’échappe pas à la règle. Les personnages disposent d’une grande palette d’actions qui répondent au doigt et à l’oeil. Un vrai bonheur. Pour les habitués, un décrassage de quelques secondes et c’est reparti. Par contre, pour ceux qui prennent le bateau en route, il faudra quelques minutes d’adaptation et sûrement quelques erreurs de jeunesse.

Si la maniabilité est aussi bonne, c’est que le gameplay est parfaitement huilé et s’est cruellement enrichi depuis le précédent opus. Comme dans celui-ci, on dirige son personnage selon le vrai schéma 3D (pas comme dans un Resident Evil par exemple). On peut donc marcher ou courir, cela dépend de la pression que l’on exerce sur le stick analogique.

Qui dit inflitration et furtivité dit invisibilité. Pour cela, on a la possibilité de se coller aux murs tout en jetant un petit coup d’oeil dans le couloir perpendiculaire, de se cacher ou de cacher un ennemi battu dans un placard, de ramper… Snake et Raiden ont la possibilité de rouler (pour le premier) ou d’effectuer une rondade (pour le 2e). Très pratique pour décaniller quelques ennemis trop collants au passage. Autre aptitude : courir en tirant, c’est plus pratique pour les bourrins. Il y a toujours l’étranglement, le bouclier humain, la choppe et l’enchaînement poing-pied.

Maintenant le meilleur : la vue subjective. Grâce à elle, on peut mater dans tous les coins et surtout réaliser des tirs de précision. Petite astuce : tenez votre ennemi en joue et visez la tête ou les parties intimes et vous récolterez les dogtags et items très précieux. On peut même se servir des armes en position couchée, ce que l’on ne pouvait pas faire auparavant (à part pour le sniper). Snake et Raiden peuvent également s’aggriper aux rembardes pour échapper à la vigilence des gardes ou les assommer en tombant sur eux.

Je pense avoir fait le tour des principales actions qui s’offrent à vous. Le seul petit reproche que je pourrai formuler, c’est que l’on ne peut absolument pas tirer avec un garde en bouclier. C’est bien dommage car les chances de sortir indemne de ces phases de gunfights sont assez faibles.

Un film interactif

Nous allons maintenant parler d’un point assez délicat qui a fait couler beaucoup d’encre. Metal Gear Solid 2 est vraiment un jeu à posséder, ça c’est sûr, mais il y a beaucoup de personnes qui lui reprochent ses trop longues scènes cinématiques et ses discussions interminables. MGS2 ressemble tellement à un film qu’il s’en rapproche même trop. Arrivé à un certain moment, ça commence à lasser de lire, lire, lire… Vous comprenez ? Pour moi, ça m’est égal, le scénario est tellement bien développé que je n’en perd pas une miette, mais je le reconnais tout de même. On peut toutefois zapper quasiment toutes les scènes intermédiaires. Je pense que tout le monde les coupera après avoir fini une première fois le jeu…. et là, le temps de vie du soft sera méchamment réduit. A titre d’exemple, j’ai terminé la 1re partie du jeu (le tanker) en environ 3h sans me presser et je l’ai recommencé ensuite, mais là en à peine 50 minutes.

Les similitudes entre MGS et MGS2

Comme vous pouvez le deviner, il existe beaucoup de liens entre MGS et MGS2. Parfois des clins d’oeil (apparition surprenante de Vulcan Raven), parfois des repompes. Tout d’abord, l’entrée de Raiden sur la plate-forme ressemble à s’y méprendre à celle de Snake sur l’île de Shadow Moses. La rencontre sanglante avec Vamp fait de suite penser à celle du Ninja GrayFox dans le précédent épisode. Lors du sauvetage de E.E., la pauvre jeune fille a la même réaction que son grand frère… à croire que c’est de famille. A vous de trouver les nombreuses autres références à l’opus sortis sur PSone.

Je crois que tout le monde sera d’accord avec moi. Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty est le jeu à acheter pour tout heureux possesseur de PlayStation 2. Je pense qu’aucun jeu, pendant un bon moment, ne lui arrivera à la cheville. Tout est là pour que le joueur passe un merveilleux moment, et même après l’avoir fini, c’est un réel plaisir de le recommencer encore et encore, juste pour récupérer tous les bonus et découvrir tous les secrets. Allez, j’y retourne, il m’en manque encore beaucoup de dogtags.

Emperor Thouther

Emperor-Thouther, aussi surnommé Mini-Ken, a eu une révélation en trébuchant sur une fourchette, perçant ainsi sept trous en forme de constellation de la grande ourse dans sa poitrine. Depuis, il a sillonné les routes de France dans l’espoir de maîtriser tous les secrets de l’école « Hokuto de Cuisine ». Maintenant qu’il a atteint le point culminant de sa force en ayant fait le tour du monde avec une borne d’arcade Atomiswave sur le dos, il s’en est retourné dans sa belle région Bordelaise, où il enchaine les parties de KOF et autres Fatal Fury dans son salon, entre deux épisodes de ses séries Sentai favorites. Ses spécialités : la baston sous toutes ses formes, les FPS, les TPS, les comics, les sentai et bien sûr, l’univers de Tetsuo Hara.

Laisser un commentaire sur cet article :