Nicky Larson

Si le succès d’un manga se détermine par rapport au nombre de ses adaptations, alors City Hunter est indéniablement une série à grand succès, malgré une adaptation animée en demi-teinte.

Un succès phénoménal

Traduit dans de nombreuses langues, City Hunter fut également adapté en série animée – Nicky Larson en France – et utilisé pour vendre des goodies si aimés des Japonais. Série longue, City Hunter a duré près de 7 ans (1986-1992) rien que pour la partie manga. La partie animation de City Hunter recouvre à la fois une série animée de 140 épisodes, deux films et 4 OAVs. Chacune de ces oeuvres a été soutenue par des B.O. somptueuses. De nombreux albums ont été édités et sont chacun composés de musiques produites par différents groupes à succès japonais, mais aussi des compositeurs peu connus.

     

« Oh que j’ai bobo ! »

La série animée, forte de quelques 140 épisodes, se divise en 4 saisons. City Hunter (1 à 51), City Hunter 2 (52 à 114), City Hunter 3 (115 à 127) et City Hunter ’91 (128 à 140) pour tout citer. Rares sont ceux qui peuvent se targuer d’avoir tout vu ! Comme vous pouvez vous en douter, la qualité de cette adaptation animée s’avère très inégale. Des épisodes d’excellente qualité côtoient la médiocrité d’autres, et ce à la fois en termes techniques que scénaristiques. De sérieuses recoupes dans la trame du manga ont également été opérées afin de rendre la série plus abordable pour le grand public.

     

Les thèmes fondamentaux de l’œuvre originale, à savoir le vice de Ryô, l’humour très adulte, la lutte contre le trafic de drogue ou encore toute la partie concernant le passé de Ryô ont été purement et simplement supprimées, ou parfois seulement atténués. Constat très simple : le manga est clairement dénaturé lorsque l’on passe à la version animée de l’œuvre d’Hojo. Paradoxalement, on peut penser que ce n’est pas un grand mal, au final, lorsque l’on met en parallèle cette « adaptation » peu respectueuse et le fait que c’est peut-être ce qui nous a permis de connaître cette œuvre culte en Europe et notamment en France. Encore une fois, merci les programmes jeunesse des années 80.

     

Autant le manga, l’origine, s’avère excellent, autant le reste de la série apparaît comme plus aléatoire. Toujours est-il que les inconditionnels de Ryô Saeba, Kaori Makimura et leurs amis ont largement de quoi se mettre sous la dent et c’est tant mieux. Une œuvre culte.

Ryosan

Ryo est celui qui a lancé WebOtaku en l’an 2000 avec une telle puissance que cela a provoqué le fameux bug. C’est le sauveur de notre espèce, le défenseur des opprimés, l’instigateur d’un mouvement international visant à défendre les valeurs de la pop-culture otaku. Il en a vu des choses malgré son jeune âge, un peu comme un héros de J-RPG déjà blasé de la vie et considéré comme un vétéran à même pas 30 ans. Du coup, ayant atteint son level 99, on lui a lancé le pari fou d’étendre notre influence jusqu’au Québec. Et il est parti vivre ainsi son DLC canadien, tabernacle. C’est ça la master-classe. Ses spécialités : Tout. Quand on vous le dit : master-classe !

Les derniers articles par Ryosan (tout voir)

Laisser un commentaire sur cet article :