Panda Petit Panda

Panda Kopanda, peu connu du public français, fait pourtant partie de l’oeuvre d’un maître de la japanimation, vénéré en France et partout dans le monde, j’ai nommé Hayao Miyazaki. La réunion de ces deux épisodes, qui datent de 1972, est l’une de ses premières coopérations avec Isao Takahata et se révèle déjà une promesse des succès qui ont suivi.

Une famille peu ordinaire

Dans le premier épisode, on fait la connaissance d’une fillette ressemblant étrangement à Fifi Brin d’Acier avec ses tresses rousses dressées sur la tête. Cette dernière, dénommée Mimiko, accompagne à la gare sa grand-mère qui doit partir pour quelque temps, laissant pratiquement exploser sa joie de se savoir seule à la maison pendant son absence. En rentrant, Mimiko découvre un petit panda dans le jardin, et après l’avoir bien contre son gré effrayé, elle invite le mignon Pan-chan à venir se désaltérer avec elle à l’intérieur. Très vite, le père de son compagnon de jeu, Papanda, va faire son entrée, et tous trois vont se réunir en une petite famille imaginaire. Papanda sera le père que Mimiko n’a pas, et elle-même jouera le rôle d’une maman pour Pan-chan. Dès lors, on suivra cette sympathique équipe dans ses aventures, à la fois touchantes et rigolotes.

     

La vie est un jeu

Les deux épisodes laissent transparaître une certaine insouciance, ce qui leur donne tout leur charme et leur fraîcheur. Chez les personnages principaux, la simplicité et une certaine naïveté sont au rendez-vous. C’est pourquoi toute situation est prise comme un jeu, à tort ou à raison. Car si la vie quotidienne est devenue un véritable amusement de tous les instants, où chacun prend du bon temps en jouant le petit rôle qui lui a été assigné au cœur de la famille, Mimiko s’amuse aussi à l’idée de voir des cambrioleurs pénétrer chez elle. Un désir de profiter des petites choses de la vie semble ainsi mouvoir les personnages, comme par exemple Papanda, qui se contente pour être heureux du beau temps et de bambous « sympathiques ». On se trouve confronté dans ces épisodes à une ambiance légère où même les problèmes ne sont pas présentés comme graves mais plutôt comme une aventure. L’enfance y est dépeinte telle un monde merveilleux, et les situations délicates qu’on pourrait y rencontrer sont dédramatisées, comme une ode au courage destinée aux jeunes spectateurs.

Nos amis les animaux

A travers Panda Kopanda , on peut déjà apercevoir les prémices des revendications écologistes de Miyazaki. Dans cet univers joyeux et enfantin, plutôt que de faire des considérations sur la nature, il prône l’amour des animaux, à travers le comportement que Mimiko tient à leur égard, et qui s’oppose totalement à celui des adultes qui croisent son chemin. Avec ses yeux d’enfants, elle ne s’effraie pas lorsqu’elle se trouve nez à nez avec les pandas, alors que le policier est terrifié face à eux et son seul réflexe consiste à vouloir les capturer. L’égoïsme des propriétaires du zoo est dénoncé : lors de l’inondation, ils se sauvent en laissant les girafes, tigres et éléphants à l’abandon et à la merci de l’eau. Mimiko ira à leur recherche, emplie d’un courage et d’un amour sans bornes.

     

Totoro ?

Dans cette première animation de Miyazaki destinée aux enfants, on découvre un style graphique proche de celui de Totoro. Papanda ressemble à Totoro avec ses yeux ronds et son large sourire et Mimiko a quelques traits de Mei, surtout les culottes bouffantes. Pas de doute, les personnages sont kawaii à souhait ! Pour ce coup d’essai, on découvre une animation globalement correcte pour l’époque et surtout un univers coloré et gai.

Vous l’aurez sans doute compris, Panda Kopanda est une très jolie fable destinée en priorité aux enfants. Mais si vous voulez vous plonger pendant quelques minutes dans un univers de douceur et de gentillesse ou que vous souhaitez tout simplement découvrir les débuts de Miyazaki, vous vous surprendrez à sourire devant les aventures de Mimiko et ses amis pandas.

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