[Preview] Les futurs hits Nintendo (Bayonetta 2, Mario Kart, Zelda…)

C’est lors d’une de mes nombreuses pérégrinations coutumières dans la capitale française que je l’aperçus pour la première fois. Énorme, vert, presque grotesque, le tuyau me barrait le passage. Ce n’est qu’une fois que je fis demi tour, résigné, qu’une petite voix se fit entendre. Une adorable fée me demanda, avec extrême insistance, que je lui prête mon oreille. Elle me confia alors que ce tuyau magique débouchait sur un monde extraordinaire. Un monde où le commun des mortels pouvait tester des jeux en avant-première, un monde où des exclusivités étaient enfin disponibles, une galerie d’art exposant le dernier cri du  » prêt-à-doser « . Le monde fabuleux de… NINTENDO POST E3 !! *Saute dans le tuyau*

New Luigi U – Wii U

J’avoue avoir giclé un câble lorsque l’on m’a annoncé que Luigi avait ENFIN droit à sa propre aventure. S’émancipant de l’éternelle présence de son frère, c’est maintenant au tour de Luigi d’aller risquer sa vie en 2D pour sauver la « Princess in another castle ». Cette dernière doit sûrement avoir sa chambre perso et bon nombre de ses affaires chez ses kidnappeurs maintenant…

Luigi se joue bien entendu différemment de son frère avec son gigantesque saut du gwak qui peut l’emporter un peu n’importe où. Heureusement, le level design a été prévu pour et le plombier vert solitaire (badum tss) n’a rien à envier à son frère. Pour les fans hardcore avec le tatouage de l’italien moustachu sur l’épaule, il est possible de jouer Luigi « en mode Mario » car le choix est donné à chaque début de niveau. Et ça c’est vraiment frais, car plus de choix n’a jamais fait de mal.

J’ai donc embarqué pour cette aventure impitoyable, le jeu étant assez dur, accompagné de Nabbit (Carottin pour les franco-français), joué par une collègue en coop. Ce dernier est invincible et permet à n’importe qui, en plus de mettre le gwak en barbant les power up, de partager l’enfer à moindre frais. Voyez plus ça comme un copilote ou compagnon d’infortune plus qu’un véritable deuxième joueur. Son utilité n’est cependant pas des moindres, car son invulnérabilité est très pratique ! Comme dit plus haut, le jeu est bien plus dur et pour ne rien arranger le timer est limité à 100 secondes. Toujours est-il que ça reste très fun, surtout quand on a un partenaire de qualité comme j’ai eu avec ce Carottin assassin qui subtilise les power up de glace ! On a traversé l’enfer mais on a fini par venir à bout du Icy World … même si j’ai encore les morts de ces pauvres écureuils sur la conscience !

Donkey Kong Country : Tropical Freeze – Wii U

Comme le hasard fait bien les choses, je retrouve ma collègue un peu plus tard sur la borne Donkey Kong. J’ai immédiatement bouffé un dropkick de nostalgie tant le jeu m’a rappelé les épisodes old school !! Musique, level design, ambiance, un vrai voyage dans le temps.

Bien entendu le jeu est tout de même conforme à tous les critères actuels, mais ça fait quand même bien plaisir de voir que certains développeurs se rappellent de nous. Le gameplay du jeu ne réinvente pas la roue, mais comme dans quasi toutes les productions Nintendo, il fait totalement son taff. C’est intuitif et agréable. Le replay value semble à la hauteur vu que chaque niveau comporte son lot de cachettes et d’objets au pif (lettres K.O.N.G. et pièces de puzzle) à ramasser. Dédicace à ma copilote au passage qui connaissait tous les recoins de la démo comme sa poche ! Respect !

Le jeu vise clairement un public bien plus jeune que moi, mais ça ne m’a pas empêché de passer un bon moment. C’est typiquement le genre de soft qui se rapproche d’une certaine marque de bonbons bien connue : aussi bien pour les grands et les petits.

The Legend of Zelda : A Link Between Worlds – 3DS

Nouveau Zelda sur 3DS, et sympathique jeu de mot pour le titre du jeu au passage. A l’instar de l’ami DK, cet épisode fait de l’œil aux nostalgiques en reprenant l’aspect de Zelda 3 sur Super Nintendo. Même monde, mais règles et histoires différentes, bien qu’on y retrouve le feeling à l’ancienne de « A Link to the Past ». Certaines armes classiques sont également de retour mais toutes, hormis l’épée, utilisent maintenant une jauge de magie plutôt qu’un système de munitions traditionnel. Plus besoin d’aller faire le plein de flèches dorénavant. Mais la caractéristique qui sort du lot est la faculté de se transformer en hiéroglyphe ! Link peut désormais devenir aussi fin qu’une tranche de jambon de qualité supérieure et se tagger sur un mur. C’est un pouvoir extrêmement pratique qui offre beaucoup de possibilités car cette mécanique de gameplay est utilisable partout et permet de se faufiler dans les moindres recoins d’Hyrule.

Link est enfin capable de passer d’un étage à l’autre d’un donjon grâce à des bumpers ou en brisant le sol. Loin d’être un détail, cette nouvelle dimension sera nécessaire pour certaines énigmes.

Un épisode qui a le potentiel de plaire aux fans, et/ou de faire revenir les anciens car c’est dans les vieux pots qu’on trouve les meilleurs rubis !

Super Mario : 3D World – Wii U

On n’échappe pas à l’épisode de Mario obligatoire avec Nintendo. Vous avez joué à Mario en 3D? Vous avez joué à Mario en coop? Et bien cette fois vous pouvez jouer à Mario en 3D ET EN COOP !! *foule en délire*

Et comme chez Nintendo cette année, la nostalgie c’est garanti, le jeu fait un retour dans le temps et propose les quatre personnages jouables de Super Mario Bros. 2. Et comme avant, ils ont tous un style de jeu différent. Du peu que j’ai testé, la Princess Peach a l’air d’être la top tiers du jeu avec son jump parachute (peu importe le level design, il est possible de négocier n’importe quel saut sans trop prendre de risque avec ce perso).

Autre nouveauté, la clochette. Une fois ramassée elle permet de se transformer en chat ! La transformation la plus craquée de tous les temps vu qu’on va aussi vite que Toad, qu’on saute aussi haut que Luigi et qu’on flotte en l’air comme Peach ! Ce qui fait perdre à chaque personnage sa petite saveur unique finalement… mais ça ne s’arrête pas là. Une fois en l’air on peut effectuer un plongeon qui défonce n’importe quel ennemi et permet d’aller encore plus loin en sautant, et on a également le droit de grimper sur n’importe quel mur. Bref le chat c’est la vie. Une fois en possession d’une clochette, le jeu se transforme totalement.

Comme toujours le gameplay est totalement à la fraise, tout répond à la perfection. A ce niveau-là, on ne peut pas se gourer avec un Mario. Il est jouable jusqu’à quatre chats pour tout exploser ou se gwaker entre félins.

Mario Kart 8 – Wii U

N’ayant pas joué à un Mario Kart depuis la N64, j’ai été surpris par tout ce qu’on peut y faire maintenant. Entre les courses qui se finissent en deltaplane dans les airs après avoir été en sous-marin dans la flotte, en passant par les acrobaties aériennes ou encore le nerf total du snaking, la série a fait du chemin !

En plus de réunir des éléments des anciens en un seul jeu, Mario Kart 8 introduit également les courses anti-gravité. Moyennant un tremplin adapté, il est possible de rouler sur les murs ou le plafond ! Les maps ont l’air relativement bien conçues, en plus d’avoir pas mal de raccourcis cachés à offrir. Mon seul problème avec le jeu finalement, c’est la sensation de lenteur permanente. C’est peut-être moi, mais j’ai eu l’impression que le jeu était relativement lent. Ça s’arrange plus ou moins quand on drift comme un boss cela dit, grâce au bonus de vitesse gagné. Donc c’est peut-être voulu !

Nintendo a l’air d’avoir écouté ses fans, en atteste l’apparition de nouveaux personnages populaires ou le retour de fonctions appréciées. Donc il y a des chances que le jeu les mette relativement bien !

The Wonderful 101 – Wii U

Dans sa quête de la représentation parfaite du héros, Hideki Kamiya explore cette fois une facette inédite : l’Unité.

Le concept même du jeu réside dans une simple phrase : l’Union fait la force. Car les Wonderful 101 sont composés de plusieurs leaders qui doivent combattre en équipe, chacun ayant sa particularité unique. Wonder Red par exemple, le personnage principal, peut utiliser les Wonderful Ones pour former un poing géant. Histoire de mettre des goldens gigantesques dans la bouche des vilains aliens. Wonder Pink attaque avec un fouet, Wonder Blue une épée, etc.

Il y a sept membres de la team Wonderful Ones annoncés, dont un flingue (Wonder Green) ou encore des griffes de glace !!!! Pour invoquer un leader, il suffit de dessiner la forme de son arme sur le touch screen, bien qu’il soit possible, et pour l’instant plus pratique je trouve, de dessiner avec le stick droit. Plus pratique dans le sens où l’on n’a pas à retirer sa main du pad pour faire la forme, abandonnant l’esquive sur la gâchette par la même occasion.

Car le jeu ne pardonne pas, un coup bien placé d’un adversaire fait s’éparpiller vos précieux citoyens recrutés comme les boules de cristal après les trois vœux. Et ça peut avoir des répercutions désastreuses vu que la taille et l’efficacité des armes sont proportionnelles au nombre de héros citoyens qu’on y met !! Le jeu, qui ne paye pourtant pas de mine, demande donc un temps d’adaptation relativement cruel. Et les possibilités sont déjà visibles, un trailer caché montre un combo dont le starter commence avec le poing pour envoyer dans les airs, puis changement en flingue pour une petite dédicace à Dante et enfin finir à l’épée pour un air combo. C’est bien un jeu Platinum Games, on ne peut pas se tromper !

D’ailleurs chaque mission est notée, comme c’est la coutume, ce qui promet un replay value assez divin pour les perfectionnistes/fans.

Bayonetta 2 – Wii U

On ne l’attendait pas, vu que le premier épisode est souvent considéré comme parfait et se suffisant à lui-même. Mais Bayo’ est bel et bien de retour, sous la bannière Nintendo cette fois. Avant toute chose, sachez que le jeu est super fluide et que je n’ai ressenti AUCUNE baisse de frame rate, ce qui est très rassurant en plus d’être une excellente nouvelle pour un beat’em all de cette renommée. Mais plutôt que de resservir Bayonetta avec quelques nouveaux coups, Platinum Games revoit toute sa copie et change radicalement le personnage.

Qu’on se comprenne bien, elle se joue toujours plus ou moins de la même façon ! Seulement la liste de coups et les animations ont été revues et corrigées. Beaucoup d’attaques disparaissent donc au profit de nouvelles complètement démentielles. On y retrouve des classiques, et on découvre avec grande joie de nouveaux outils complètement pétés. Je pense notamment à la nouvelle série kickX3 et son delay qui sont totalement divins.

Pour ne rien gâcher, Bayonetta a maintenant droit à son « Devil Trigger » que les amateurs de DMC connaissent bien. Le concept est le même : une fois la barre de magie au max, Bayonetta peut activer le « Umbran Climax » pour ruiner tout ce qui se trouve sur la map. Tous ses coups deviennent alors des wicked weaves !! L’option est très forte mais ruine très vite la barre de mana. Le coup d’épaule arrière avant punch, par exemple, est extrêmement puissant, mais vide quasiment la barre d’un coup. C’est très utile pour décimer un rassemblement de sbires en colère, mais Bayo’ préférera utiliser ses tortures attack pour faire d’ÉNORME dégâts sur une cible unique.

Last but not least, le double sabre et les fouets sur les pieds m’en ont mis plein la gueule. C’était dur de voir tout ce dont Bayo’ est capable de faire avec ses nouveaux jouets, mais le potentiel est clairement palpable !! Les sabres font des dégâts à hurler du sang par les yeux en allemand, la charge découpe les ennemis de base d’un coup sec ! Les fouets ne sont pas en reste car ils offrent un crowd control gigantesque à défaut de faire beaucoup de dégâts. Un mix pertinent donc.

C’est dur de dire à l’avance si cette suite, même si extrêmement prometteuse, révolutionnera le monde du Beat’em all comme l’avait fait le premier épisode. Mais une chose est sûrE, le sceau de qualité Pgames est bel et bien présent… et Platinum Games ne déçoivent JAMAIS !

On pourrait être en droit de reprocher à Nintendo son attitude frileuse vis à vis de son nouveau line up. Quelques jeux mis à part, on a là principalement des suites et/ou des jeux qui frôlent l’overdose de nostalgie. Ceci étant dit, je n’ai pas eu le temps de tout vraiment tester et je n’ai, concrètement, pas grand chose à reprocher aux jeux que j’ai essayés. Ça fait son taff ! C’est tout public, c’est fun, ça peut se savourer avec des collèges, le gameplay ne souffre d’aucun défaut visible ou gênant en plus d’être assez profond pour ne pas s’emmerder, mais tout en restant accessible. Ils n’auront probablement pas l’award de l’originalité ou de la prise de risque, mais Nintendo parvient tout de même à divertir. Pas sûr que ça dure encore longtemps cela dit. Ils ont mis de leur coté Platinum Games, et c’est pour moi la plus belle preuve possible d’une volonté d’innover.

Hajin'

De tous les éléments, Hajin' a toujours eu une affinité particulière pour la glace. Véritable Empereur du Froid, Carte d'Or, Miko, Magnum, Ben&Jerry's, Solero, Cornetto, Häagen-Dazs et bien d'autres font partie de son répertoire et n'ont plus aucun secret pour lui.
Sachant pertinemment qu'un tel pouvoir implique de grandes responsabilités, il savait aussi que s'il n'en faisait pas quelque chose de bon, il ne pourrait plus se regarder dans la... glace, et il était hors de question d'être en froid avec sa conscience. Hajin' décida de ne pas lutter contre son destin et de se mettre au service de l'humanité en squattant l'univers du jeu vidéo. Bien entendu, il ne maîtrise pas forcement toujours son langage et présente d'avance ses excuses pour la gèle occasionnée. Car comme il le dit toujours " Don't worry... I'm an Ice guy ! "
Ses Spécialités : la baston, les beat'em all, les TPS, les jeux sous-joués et le tirage d'oreilles esquimau.

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