[Preview] Metal Gear Rising : Revengeance

La saga Metal Gear n’en est pas à son coup d’essai niveau spin-off. Toutefois, Raiden, le héros de celui-ci, n’est pas là pour jouer aux cartes ou vendre des pois chiches. À des années lumière du Modus Operandi de Solid Snake, “Jack the Ripper” a décidé qu’il était temps de faire honneur à son alias. Plus rapide, cruel et violent que jamais, l’enfant soldat fait gronder le tonnerre sur le monde du beat’em all.

On ne va pas se mentir, lors des premiers instants de Metal Gear Rising, la narration ainsi que la mise en scène de chez Kojima Productions saute aux yeux. Par contre, le savoir-faire en beat’em all de Platinum Games… beaucoup moins. Deux boutons d’attaque plus ou moins intéressants, un pour le saut, un autre pour courir, le “Blade Mode”, et on a fait le tour. Pire encore, le jeu semble incroyablement bourrin. Il suffit la plupart du temps de “masher” n’importe quel bouton pour arriver à ses fins. Au vu de ces éléments, on peut se dire que le jeu se focalise sur l’histoire, comme on peut s’y attendre dans un titre supervisé par les équipes de Kojima, et que le gameplay n’est là qu’en tant qu’exutoire moyen pour les jours de pluie où le cerveau se met en RTT.

… ou pas.

Fidèles à eux-mêmes, les mecs de chez Platinum Games ont une nouvelle fois décidé qu’ils n’auraient aucune sympathie pour le casual gamer. En effet, Metal Gear Rising s’inscrit dans la lignée de ces titres qu’il faut analyser avant de vraiment pouvoir poser les mains dessus. Prenons par exemple les deux boutons d’attaque. Si le premier offre un nombre conséquent de coups rapides plus ou moins contrôlables, il permet surtout à Raiden de “dasher” entre ses victimes sans temps mort. Le second quant à lui est bien plus concret et permet d’accéder à un arsenal indispensable à tout soft du genre (launcher, glissade, dive kick, etc). Donc même si bourrer les deux dans n’importe quel ordre offre des résultats divers et variés, un Raiden qui sait ce qu’il fait sera nettement plus efficace et stylé. Car MGR est au beat’em all ce que Vanquish est au TPS, un ovni au rythme effréné. Et quand un jeu impose une telle cadence, on a rarement le temps de s’attarder sur un sbire au pif avec un 30 hits combo. Ici, il faut tuer vite, bien, précisément et avec grâce.

Afin de nous aider à réaliser cette tâche, Rising introduit un nouvel élément clé de son gameplay : le Zan-Datsu. En effet, ce dernier consiste à découper les ennemis rencontrés grâce au fameux “Blade Mode”, dans le but d’extraire des éléments cybernétiques de leur corps. Une fois cette action effectuée, Raiden les assimile instantanément afin d’absorber les oligo-éléments et le bifidus actif nécessaire à son bien être intérieur. Pour faire simple, si on veut récupérer de la vie ainsi que de l’énergie pour activer le Blade Mode, il va falloir trancher.

“I am The Reaper”

Cet aspect colle parfaitement avec le côté “all-in” de Raiden, qui n’a aucun mécanisme de défense, exception faite de son contre. Celui-ci est décliné en deux timings, le “serré” qui fait prendre l’avantage au héros via une attaque portée à l’adversaire, et le plus simple qui repousse ce dernier au loin. Platinum Games étant un regroupement de gens intelligents, maîtriser l’un n’éclipse pas l’autre, dans le sens où certaines attaques adverses font taper Raiden dans le vent après un contre parfait. Par conséquent, il est plus malin de faire le contre au timing plus simple selon la situation. Ajoutez à cela les armes secondaires aux effets variés (grenades, lance-roquettes, etc.), ainsi que la possibilité de réduire le décor en miettes via le Blade Mode (on peut par exemple trancher des colonnes pour faire s’écrouler un balcon), et on se trouve devant un bel aperçu engendrant mille promesses de sucreries à venir.

Enfin, Metal Gear oblige, un zeste d’infiltration vient compléter ce cocktail déjà riche. Prendre les ennemis par surprise est d’ailleurs bien plus simple et rapide, notamment pour venir à bout des terribles Gekkos qui sont ainsi réduits en cendres… en un éclair ! Bien entendu, déclencher une alarme a des conséquences bien moins dramatiques que dans un MGS classique, mais parcourir les niveaux de manière furtive, en plus de faciliter la vie à Raiden, peut offrir un challenge supplémentaire à celui qui veut le relever.

Au final, Metal Gear Rising semble bien parti pour remuer le monde du beat’em all avec un gameplay solide et original, en plus d’une histoire signée Kojima Productions. Quand on voit la forme prometteuse de la foudre, on peut s’imaginer que le coup de tonnerre va faire beaucoup du bruit à son arrivée !

Retrouvez notre première Preview détaillant davantage le Blade Mode de Metal Gear Rising : Revengeance par ici !

Hajin'

De tous les éléments, Hajin' a toujours eu une affinité particulière pour la glace. Véritable Empereur du Froid, Carte d'Or, Miko, Magnum, Ben&Jerry's, Solero, Cornetto, Häagen-Dazs et bien d'autres font partie de son répertoire et n'ont plus aucun secret pour lui.
Sachant pertinemment qu'un tel pouvoir implique de grandes responsabilités, il savait aussi que s'il n'en faisait pas quelque chose de bon, il ne pourrait plus se regarder dans la... glace, et il était hors de question d'être en froid avec sa conscience. Hajin' décida de ne pas lutter contre son destin et de se mettre au service de l'humanité en squattant l'univers du jeu vidéo. Bien entendu, il ne maîtrise pas forcement toujours son langage et présente d'avance ses excuses pour la gèle occasionnée. Car comme il le dit toujours " Don't worry... I'm an Ice guy ! "
Ses Spécialités : la baston, les beat'em all, les TPS, les jeux sous-joués et le tirage d'oreilles esquimau.

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