Rage of the Dragon

Le temps du retour des deux frères est enfin arrivé. Billy et Jimmy, les deux héros de la célèbre série Double Dragon qui a fait le bonheur des plus grands d’entre nous sur arcade et consoles 8 bits, reviennent. Mais cette fois en tant que beat’em up à la KOF. Evoga nous prouve avec panache son savoir-faire en matière de jeux de baston car Rage of the dragon nous propose quelques petites nouveautés qui risquent de faire très plaisir aux fans de combos. Mais voyons ça de plus près. « Ready GO ! »

Double élément

Première impression a chaud, c’est vraiment un très bon jeu que nous avons là. Evoga a parfaitement compris ce que recherchaient les fans de jeux de baston. Beau et fluide, Rage of the dragon a tout pour plaire. Bien sûr ce n’est pas un KOF 2002 mais il a tout de même son charme à lui. Comme je vous l’ai dit plus haut, ce jeu reprend la série des Double Dragon avec comme héros les frères Lee. Billy et Jimmy reprennent du service pour le plus grand plaisir des fans. Donc pour ce retour surprenant, fini le beat’em all, bonjour le beat’em up.

Première constatation : le gameplay en équipe revient à la mode. Tout comme un X-Men vs Street Fighter, vous devrez choisir deux personnages parmi les 14 sélectionnables. Ce n’est pas très lourd pour un jeu de baston, car maintenant on atteint facilement la 40aine pour un soft de ce calibre là. Chacun des personnages a son propre style de combat, bien sûr certains sont moins agréables à jouer que d’autres. Par exemple pour débuter, on aimera plus incarner les frères Lee car ils sont plus simples à contrôler et leurs coups ressemblent beaucoup à ceux de Ryu ou Ken de Street. Normal, me direz-vous. Pour ce qui est des personnages vous pourrez choisir entre 7 équipes de deux combattants. La première est composée de Billy (le dragon de glace) et Lynn, la seconde de Jimmy (le dragon de feu) et de Sonia, ensuite il y a Pepe et Pupa, Oni et Cassandra, Radel et Annie, Elias et Alice et pour finir la plus pitoyable M. Jones et Kang. Evidemment il y a aussi un demi-boss : Abudo, ainsi qu’un boss final, le charismatique et terrifiant Johann.

     

Double attaque

Dès l’arrivée dans le jeu, après une intro tout à fait banale pour ce genre là, on peut remarquer que l’interface ressemble beaucoup aux autres productions de Playmore. Le jaune flash donne beaucoup de chaleur mais niveau contenu, ça n’innove pas. Comme partout, vous aurez le droit au légendaire Story mode, Training, VS et Option mode. L’écran de sélection des persos quant à lui est réussi dans l’ensemble : très coloré et agréable à l’œil. De toute façon, le jeu bénéficie d’une réalisation soignée, les graphismes sont fins et beaux dans le plus pur style manga. Pour simple exemple, les décors sont très bien réalisés avec deux plans superposés pour faire croire au joueur que le décor se déplace en même temps que les combattants.

Les personnages eux aussi ont hérité de quelques égards : leurs animations sont de très bonne facture, rapides et sans ralentissements. Leur design ne plaira certes pas à tout le monde, ça c’est sûr, mais pour ma part je les aime bien. Billy et Jimmy ont eu droit aux honneurs, héros oblige, mais Elias le prêtre est bien sympa tout comme Pepe qui a un faux air de Kim. Pour ce qui est de l’univers sonore du soft, c’est plutôt convenable et les bruitages rendent bien. Les musiques quant à elles sont assez homogènes. Certaines collent parfaitement à l’action et d’autres moins. C’est dommage, mais ne chipotons pas, c’est quand même leur premier jeu de ce genre. Pour ce qui est du gameplay en lui-même, on retrouve tous les bons ingrédients qui font la renommée de Playmore.

     

Pour commencer le  » counter attack « . ce coup vous permettra de contrer une attaque pour éviter de vous prendre un combo meurtrier en pleine face. Ensuite petite nouveauté le  » First impact « , c’est un enchaînement de coups simples qui vous permettra de débuter un combo d’au moins 15 hits. Je m’explique. Faites un  » first impact  » suivi d’un super niveau 1, votre adversaire finira sa chute sur un coin du stage, rebondira pour son plus grand malheur et c’est là que vous enchaînez un autre  » first impact  » et pour finir vous rentrez un super niveau 2 et c’est la fin pour votre opposant. Facile non ?

Passons maintenant aux choses sérieuses si je puis me permettre. Vous pourrez aussi faire entrer votre collègue lors d’un combo pour qu’il termine ce dernier. C’est le  » duplex edit « . Le  » team duplex  » est en fait un super enchaînement qui réunit vos deux combattants pour mieux rosser l’adversaire. Facile à mettre en œuvre et très efficace. Bien sûr l’esquive est toujours présente et qui plus est, il y en a 3. La première est une esquive qui s’effectue sur place, bien pratique pour éviter le premier coup du combat. Les deux suivantes sont les esquives horizontales qui vous permettront de vous retrouver derrière votre opposant ou qui vous serviront pour éviter une boule de feu tout en battant en retraite.

     

Dans l’ensemble Rage of the dragon est un excellent jeu de baston qui ravira les fans de Playmore. Les combos sont présents, les super-attaques aussi et le « team duplex » saura plaire aux plus exigents d’entre nous. Rapide, fluide et très coloré, je conseille Rage à tous les mordus du pad et tous les amateurs de bourre pif. Au final Evoga arrive directement dans la cour des grands et je pense qu’ils n’en sortiront pas de sitôt. Vivement le deuxième !

Emperor Thouther

Emperor-Thouther, aussi surnommé Mini-Ken, a eu une révélation en trébuchant sur une fourchette, perçant ainsi sept trous en forme de constellation de la grande ourse dans sa poitrine. Depuis, il a sillonné les routes de France dans l’espoir de maîtriser tous les secrets de l’école « Hokuto de Cuisine ». Maintenant qu’il a atteint le point culminant de sa force en ayant fait le tour du monde avec une borne d’arcade Atomiswave sur le dos, il s’en est retourné dans sa belle région Bordelaise, où il enchaine les parties de KOF et autres Fatal Fury dans son salon, entre deux épisodes de ses séries Sentai favorites. Ses spécialités : la baston sous toutes ses formes, les FPS, les TPS, les comics, les sentai et bien sûr, l’univers de Tetsuo Hara.

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