Resident Evil Dead Aim

Ahlala…. Capcom récidive et nous ressort un autre épisode de leur excellente saga d’horreur Resident Evil… Mais s’il est vrai que la saga proprement dite fait désormais partie des meilleures séries de survival horror, la sous-série des Gun Survivor n’a jamais vraiment marqué les esprits par sa qualité, bien au contraire. Finalement en annonçant un déroulement de jeu à la troisième personne et des phases de shoot en FPS, Capcom a déjà plus convaincu les fans avec ce Resident Evil Dead Aim. Voyons ensemble ce qu’il en est réellement…

C’est l’histoire d’un zombie…

… qui se prenait un coup de fusil. On peut résumer grossièrement ainsi le scénario des Biohazard, et cet épisode n’échappe pas à la règle. Dans ce nouvel opus de la saga, Morpheus, le vilain pas beau de l’histoire (ce nom me rappelle quelque chose, je crois que c’est un film un peu connu…), a l’idée saugrenue de répandre le virus T dans le monde, en commençant par le paquebot d’Umbrella où débute le scénario. C’est ici qu’entrent en scène Bruce McGivern, un agent de l’équipe d’enquête anti-Umbrella, et Fongling, un agent secret travaillant pour le département de la sécurité de la Chine. Au cours de l’aventure, vous incarnerez à tour de rôle ces deux personnages. Vous commencez votre promenade en prenant le contrôle de Bruce et constatez que ce luxueux navire (aux faux airs de manoir Spencer), est infesté de gens aux têtes de zombies putréfiés (© Yagami1211 ^^ et plus très frais non plus). Bien entendu votre escapade est aussitôt amorcée, et vous devrez parcourir les couloirs peu accueillants de ce bateau de croisière (puis ensuite sur la terre ferme) au beau milieu de morts vivants affamés dans le simple but de survivre. Classique certes, mais efficace !

Resident Evil Dead Aim propose donc une aventure inédite qui parvient à s’ajuster sans souci dans la trame générale du scénario. Malheureusement, les nouveaux personnages principaux créés pour l’occasion sont loin d’avoir autant de charisme qu’un Chris Redfield ou qu’une Rebecca Chambers… Cela restera certainement en travers de la gorge des fans, car s’il y a bien un point sur lequel un Resident Evil se doit d’assurer, c’est sur le soin apporté aux protagonistes, et en particulier à leur histoire. Bon, on peut tout de même avouer que Fongling a la classe, mais ce n’est pas du tout le cas de Bruce, dont le faciès en fera sourire plus d’un… Ceci dit, le méchant de cet épisode, Morpheus, une fois sa mutation par le virus T accomplie, rattrapera un peu le tout grâce à un design extrêmement réussi et impressionnant (un peu dans le même style que celui d’Alexia Ashford dans Code Veronica).

     

L’aspect technique

Tout d’abord, REDA se déroule lors des phases d’exploration comme les autres RE c’est-à-dire à la manière d’un jeu d’aventure avec vue à la troisième personne. Ainsi nous pouvons voir notre personnage évoluer dans des décors en 3D, et, ô joie, faire tourner la caméra autour de lui. Les déplacements paraissent raides au premier abord, mais sont étudiés pour un meilleur maniement du Gun-Con 2 et on avance sans (trop de) souci particulier une fois habitué. Les flèches directionnelles gauche et droite vous font pivoter sur vous-même, et les directions haut ou bas avancer ou reculer respectivement. Pour viser, une pression sur la gâchette (ou R1) vous fait passer en mode FPS (pour quitter ce mode, il suffit d’appuyer sur une des directions haut ou bas). Le joystick droit vous permet de baisser ou lever la tête en vue subjective. Rien de bien sorcier pour la suite, c’est-à-dire le criblage de zombie, vous savez déjà comment ça se passe, n’est ce pas ? A noter la possibilité de réaliser un demi-tour rapide et des esquives.

Niveau graphismes, le soft s’en sort plus qu’honorablement. Vos personnages tout comme les ennemis bénéficient d’un design relativement soigné, et les décors en 3D demeurent très fins et détaillés. Mention spéciale pour la gestion des éclairages qui fait honneur au jeu. Les cinématiques, surtout celle d’introduction, exploitent correctement les capacités de la PS2, et raviront les inconditionnels de CG. L’animation de votre perso reste assez rigide comparée à celles de vos ennemis qui bougent plutôt bien, mais on ne va pas chipoter pour si peu. La musique d’ambiance et les bruitages ne se démarquent pas spécialement par leur originalité, mais réussissent tout de même à nous plonger dans l’atmosphère si singulière des Resident Evil. On admettra qu’un gros travail sur la technique a été fait par rapport aux précédents opus des Gun Survivor, bien que l’on est loin d’atteindre le top niveau dans le domaine.

     

Avancer… toujours avancer…

Telle est votre devise dans un Resident Evil ! Bon évidement vous n’aurez pas de méga énigmes de la mort à résoudre comme dans un épisode « normal », mais vous ne pourrez pas non plus vous contenter d’avancer bêtement dans le jeu rien qu’en shootant des monstres à tort et à travers. Certaines portes stratégiques vous résisteront, et quelques clefs trouveront leur usage à ces moments là… Un minimum de recherche sera donc de rigueur, mais en général les objets nécessaires à votre progression ne vous donneront pas trop de fil à retordre pour se laisser trouver. Ces derniers seront principalement entreposés à divers endroits du jeu, ou bien vous devrez les ramasser sur les corps purulents de vos victimes encore dégoulinantes de sang. Rien de bien compliqué en somme, car vous l’aurez compris, l’intérêt premier du jeu réside dans le « blastage de zombax » comme on dit chez nous ^^.

Ainsi les phases de shoot à la première personne seront nombreuses, et pas des plus déplaisantes qui plus est. Même les plus réticents à ce genre de jeu (comme moi) risquent d’être agréablement surpris tant le fun est au rendez-vous. Armé de votre arme que vous choisirez parmi le catalogue habituel des RE (Beretta, Fusil à pompe, Mitraillette, etc…), vous cassez, déchirez, explosez du zombie à n’en plus finir, et ce, dans la joie et la bonne humeur (et dans le stress aussi bien entendu ^^). Vous remarquerez par moment chez vos ennemis des animations inédites dans les RE jusqu’à présent, par exemple lorsque vous effectuez un tir dévastateur bien placé (en général vos agresseurs clignotent rouge à ces moments là), ceux-ci viennent s’écraser lamentablement sur un mur après avoir accompli un bond de quelques mètres en arrière. Rien à dire, c’est jouissif ! [Spécial dédicace à Sec ^^]. Des marqueurs sur les cotés de l’écran vous indiqueront la présence d’ennemis plus ou moins rapprochés dans les situations critiques afin de vous faciliter la tache lorsque vous devrez choisir la bonne cible.

Pour ce qui est de l’interface des menus, le système de navigation a légèrement changé, néanmoins votre inventaire reste semblable à celui de d’habitude, c’est-à-dire assez limité, mais suffisamment vaste pour pouvoir engranger pas mal de munitions (6 boîtes de cartouches en moyenne). Les divers objets de soin quant à eux se stockent à volonté (quoique vous n’aurez sûrement pas l’opportunité de les conserver trop longtemps ^^). Par ailleurs, vous aurez la possibilité de bouquiner quelques rapports manuscrits ou d’autres documents divers comme à l’accoutumée dans RE, histoire d’en savoir un peu plus sur le scénario. A noter que les sauvegardes ne nécessitent plus l’usage de rubans. Pour finir, sachez que le soft vous tiendra en haleine un bon moment pour un jeu de shoot (6 heures en moyenne), et ceci grâce à son système de progression plus axé aventure que les épisodes précédents. Toutefois, même avec une plus grande liberté d’action, les habitués tout comme les novices ne devraient pas avoir de mal à avancer dans le jeu.

     

En définitive, Resident Evil Dead Aim se révèle bien plus abouti qu’on aurait pu le croire, et se permet même le luxe de rehausser grandement le niveau de la série des Gun Survivor. Des graphismes à la hauteur, de l’action en quantité, une véritable aventure, en bref tout est là pour prendre du plaisir. On regrettera peut-être, en plus d’une jouabilité pas encore au top, le trop plein d’adrénaline dû aux phases de shoot qui gâche au final l’effet de stress et d’effroi typique de la saga. L’impression de vide et de lassitude constatée à la longue pendant certaines phases d’exploration contraste trop avec les scènes d’action. Cependant les fans de RE et de FPS seront ravis d’éclater des têtes de zombies, et je crois que c’est le principal. Si vous êtes en manque de Resident Evil sur PS2, cet épisode saura vous faire passer un bon moment en attendant Resident Evil Outbreak.

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

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