Resident Evil Degeneration

N’importe quel fan de Resident Evil s’est un jour laissé tenté par une des trois adaptations cinématographique de la licence, pour finalement constater le manque de fidélité à l’œuvre original. C’est une des raisons pour laquelle Capcom a décidé de sortir son propre long métrage Resident Evil, en image de synthèse qui plus est. Leur savoir faire en la matière n’est plus à démontrer, tout comme leur talent de mise en scène. Reste maintenant à voir si le film en vaut la chandelle !

Êtes-vous à jour dans vos vaccins ?

Derrière cette question anodine se cache l’ensemble du scénario de ce Resident Evil : Dégénération. Sept ans après le drame de Raccon City (1 ans après RE 4), l’entreprise pharmaceutique Willpharma subit de lourdes accusations de la part des ONG luttant contre la recherche biotechnologique. La raison de cette plainte mondiale : Willpharma fait des recherches sur un vaccin prévenant le virus T ! C’est dans ce climat de crise que Claire Redfield fait son apparition. À l’aéroport pour un simple rendez-vous avec une amie, elle se retrouve prise dans un accident d’avion causé par… un zombie !

     

Pour la sauver, quoi de plus normal que d’envoyer une équipe de novice en matière de zombie, accompagné de Monsieur Léon Scott Kennedy en personne ! Passé les classique « je ne comprends pas, je lui avais vidé mon chargeur dans le corps… Oui, mais il faut viser la tête », l’histoire prend des allures de film d’action brute, avec notre équipe parvenant à s’échapper d’un aéroport en flamme pour se retrouver dans un complexe de recherche gigantesque et totalement surréaliste, pour un dénouement sans trop de surprise dans cette histoire de vaccin et de maîtrise du virus T.

Ceux qui disent que la violence ne résout rien…

     

On repassera donc pour le scénario, qui sert surtout de prétexte à lier les scènes de suspense, de sacrifice, de bravoure et d’action. Car après tout, le plus important est de pouvoir admirer Claire Redfield se sortir de situation impossible sans entraînement militaire, ou encore Léon se faire projeter à trente mètres pour se relever sans une égratignure ! Vous l’avez compris, RE : Degeneration n’est pas fait pour être cohérent, mais pour assurer le spectacle. Alors on pardonnera le manque de consistance de l’histoire, les clichés des personnages, ou encore les zombies qui apparaissent de nulle part (et dans le dos, bien sûr), pour se concentrer sur la baston.

… n’ont pas tapé assez fort !

     

Pour de l’action, il y en a ! Les zombies tombent par dizaine, les balles pleuvent, et le boss de fin occupera une bonne partie du temps de nos amis. Fusils, roquettes, morceaux de passerelle, incendie… Tout y passera pour en venir à bout ! L’ingéniosité et la mise en scène sont à l’honneur, et valent le détour. Le tout est bien évidemment renforcé par une CG parfaitement maîtrisé, qui donne lieu à des décors dignes des meilleurs tableaux de jeux vidéo (le centre de recherche est un bijoux pour une scène finale !), des explosions dans tous les sens et des angles de caméras totalement impossible façon FFVII : Advent Children. C’est donc pour ce dernier aspect que le long métrage vaut le détour, même si l’on se retrouve à des années lumières des couloirs étroits du manoir de Racoon City. Et puis cela fait toujours plaisir de retrouver nos deux survivants : Claire et Léon !

Pauvre en révélation et en scénario, Resident Evil : Degeneration a au moins le mérite d’assurer le spectacle visuel côté action, et de nous permettre de retrouver le temps d’un film Claire Redfielf et Leon S. Kennedy. Le divertissement se laisse donc gentiment regarder, et pourra même titiller les émotions des fans. Après, on pourrait imaginer une réunion de tous les héros dans le prochain. Ce serait chouette, non ?

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