Rival Schools 2 : Project Justice

Les écoliers nippons version Capcom sont de retour sur Dreamcast dans une vraie suite et non un add-on minable comme on a pu se coltiner sur PlayStation. Pas trop de changement dans l’ensemble mais attention, Capcom n’oserait jamais sortir une suite sans ajouter quelques nouveautés plutôt sympathiques. Voyons si l’humour et le fun sont toujours présents.

Une vraie suite

Tout d’abord, petit rappel des anciens jeux que nous avont pu découvrir sur PlayStation. A l’époque, Rival Schools (titre européen) et Rival Schools 2 (c’est l’add-on pourri avec 2 nouveaux personnages… ah, j’ai déjà vu ça quelque part), n’ont pas révolutionné le genre, car la 3D était un peu cubique et pourrie, il faut l’avouer. Mais ce qui a fait son succès et son charme, c’est son humour décalé et son fun incontestable, provoquant chez les joueurs des fou rires incontrôlables.

Bon, revenons à nos moutons. Je commencerai ce test par le commencement, c’est à dire le scénario. Simple, ne vous inquiétez-pas, car c’est du Capcom. Dans cette version 2000 des aventures de Batsu (le héros), il devra stopper un fou capable de contrôler l’esprit d’un individu. Le fou, vous l’aurez deviné, c’est la version Evil de Hyo. Tant qu’on peut faire dans la récup’, on se fait pas chier. Pour l’interface, Capcom a bien assuré. On retrouve tout plein de modes : Story, Arcade, Training, League Battle, Edit… Penchons nous sur le plus original.

     

Dédé, il est où Dédé ?

Le premier mode, et le plus original, vous permet de créer votre propre personnage. C’est vraisemblablement le meilleur, le plus fun et le plus rigolo des modes de jeu que l’on peut trouver dans l’univers de Rival Schools. Mais malheuseusement pour nous, dans les 2 premiers épisodes, il était absent des versions françaises et américaines. Là aussi petit changement, car, si dans les premiers opus ce mode se déroulait à la manière d’un Dyokusei, cette fois-ci, il use d’un style plutôt axé sur un jeu de société proche du jeu de l’oie. Assez déroutant tout de même, surtout en japonais.

Vous vous mettrez dans la peau d’un(e) étudiant(e) japonais(e) devant suivre une longue année de scolarité dans l’université de votre choix. Vous devrez pour cela éditer toutes les caractéristiques de votre personnage : apparence, habits, école, style… Celui-ci devra apprendre des tonnes de coups pour faire face aux autres étudiants. Nous dirons donc qu’il y a une petite touche de RPG. J’ai bien dit petite touche… Plus de combats pour cette fois mais de fausses rencontres où vous gagnez des points d’expérience selon vos capacités actuelles et le personnage qui vous accompagne.

A un moment donné dans la partie, vous devrez montrer à votre coach les progrès que vous aurez fait en vous frittant avec vos rivaux. Pour ce faire, une petite animation montre les personnages en SD se battant comme des chiffoniers dans un épais nuage de fumée. C’est rigolo mais totalement inutile.

     

Les bleus, les rookies, les nouveaux quoi !

Comme d’habitude, qui dit nouveau jeu de baston, suite et Capcom, dit nouveaux personnages de jeux de baston venus de chez Capcom… Ok c’est nul. Tous les anciens élèves, cette année-là, n’ont pas fait l’école buissonnière. Ah si, une seule : la cancre de la classe : Sakura qui a préféré revenir du côté de chez Street Fighter.

Tous les combattants sont réunis en équipes de 3 pour représenter leur école respective. Pour les nouveaux élèves, c’est l’arrivée de Kurow et ses grandes griffes, de Momo la petite peste armée d’une raquette, de Yurika la jeune violoniste, de Lincyo la prof de Karaté et de Zaki la loubarde et sa chaîne. Capcom a inséré en plus des versions Evil dans tous les sens. Donc nous auront droit au superbe Wild Daigo, Vatsu, le plombier Burning Batsu, Powered Akira et bien sûr Evil Hyo. Ce dernier est nul contre un adversaire équipé d’une boule de feu, mais les autres rameront sévère avant de le battre.

     

Tout plein de possibilités

Encore une fois dans un jeu made in Capcom, le gameplay est bien fourni et ça se ressent dans ce Rival Schools. Premièrement, la prise en main se fait comme dans un Street Fighter, donc aucun problème pour les fidèles. Maniabilité 2D pour un jeu 3D, je trouve ça terrible. Donc Hadoken et Shoryuken sont au rendez-vous. Les furies sont impressionnantes mais là attention, le meilleur reste à venir car vous aurez la possibilité de réaliser des supers à 2 : les situations cocasses et hilarantes seront de la partie. Tant que j’y pense, lorsque vous subissez un super à 2, vous aurez la possibilité de le contrer. Si vous le faites, l’un de vos camarades entrera en scène et si vous arrivez à toucher votre adversaire avant lui, vous l’annulerez. Si c’est le contraire, à vous les gnons dans la tronche. Mais le must du must, la cerise sur le MacDo, c’est les super à 3. Comme dans Marvel vs Capcom 2, les 2 personnages secondaires viendront aider votre perso et les hits vont couler à flots. Pour continuer dans le gameplay, l’esquive est toujours présente, les air combos, les contres (ou Tardy Counter) et les choppes (cette technique anti-jeu qui est imparable et facile à mettre en oeuvre) aussi.

Cours de technologie

Les graphismes sont tout à fait corrects. Il faut le dire, Capcom a énormément évolué. Les décors sont beaux, fins et colorés. Les personnages ont pris des rondeurs, c’est bien plus cool. L’animation est assez bonne. Pour un jeu 2D, c’est dans la moyenne mais pour un jeu 3D ce n’est pas terrible. Mais bon, vu que c’est un style 2D, on s’en fout. En ce qui concerne les musiques, je n’ai pas gardé un souvenir inoubliable des différents thèmes du jeu. Ils collent bien à l’action mais sont loin d’être extraordinaires.

La jouabilité est le gros point fort du jeu. Capcom nous propose toujours une maniabilité sans faille et instinctive. Les coups sortent toujours sans aucun problème. Pour la durée de vie, c’est toujours pareil. A deux, c’est la crise de rire pendant des heures. Par contre, il faut que je vous prévienne : le jeu est bourré de bugs d’affichage. A chaque partie, on a droit à un défilé de bugs de toutes les couleurs, plus beaux les uns que les autres. J’abuse ? C’est mon job ! © Capcom.

Un seul mot est roi : FUN. Ce jeu est d’un fun inégalé depuis, même maintenant. Tous les fans de Capcom seront au rendez-vous, ça j’en suis sûr (moi le premier). J’espère qu’un 3e sera vite sur le planning de l’éditeur. I love Rival Schools !

Emperor Thouther

Emperor-Thouther, aussi surnommé Mini-Ken, a eu une révélation en trébuchant sur une fourchette, perçant ainsi sept trous en forme de constellation de la grande ourse dans sa poitrine. Depuis, il a sillonné les routes de France dans l’espoir de maîtriser tous les secrets de l’école « Hokuto de Cuisine ». Maintenant qu’il a atteint le point culminant de sa force en ayant fait le tour du monde avec une borne d’arcade Atomiswave sur le dos, il s’en est retourné dans sa belle région Bordelaise, où il enchaine les parties de KOF et autres Fatal Fury dans son salon, entre deux épisodes de ses séries Sentai favorites. Ses spécialités : la baston sous toutes ses formes, les FPS, les TPS, les comics, les sentai et bien sûr, l’univers de Tetsuo Hara.

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