[TEST] SoulCalibur V

Après 3 ans et demi d’attente, SoulCalibur V pointe enfin le bout de sa lame pour le plus grand plaisir des amateurs de baston 3D à l’arme blanche. Cependant, le précédent opus était loin d’avoir mit tout le monde d’accord. En effet, ce dernier -sans être mauvais- avait quelque peu raté le passage sur console next gen, notamment à cause d’un online désastreux. Cet épisode corrige-t-il les écueils de son grand frère ? Réponse dans les lignes qui suivent.

Sortez la DeLorean !

Comment apporter de la fraîcheur à une saga sans trop se fouler ? Avec un bon dans le temps bien sûr ! L’équipe de développement « Project Soul » a employé ce moyen facile mais efficace, afin d’apporter du neuf dans SoulCa. Nous nous retrouvons donc 17 ans après les évènements qui se sont déroulés dans le 4ème volet. Au terme de cette période, de jeunes combattants ont fait leur apparition tandis que d’autres ont déposés les armes. Certains seront déçus d’apprendre que les emblématiques Kilik, Taki, Xianghua, Sophitia et Cassandra ne font plus parti du casting. Pour les remplacer, on accueille Xiba, Natsu, Leixia, Patroklos et Pyrrha qui ont tous un lien avec les personnages cités en amont, que se soit enfant ou disciple. Ce rapport permet à ces derniers d’être dotés de la plupart des coups de leur mentor. Par exemple, la palette de coups de Xiba est allégrement pompée sur celle du regretté Kilik, tandis que Patroklos et Pyrrha s’inspirent largement du style de combat Athénien de leur défunte mère.

Toutefois, le casting ne présente pas que des guerriers faussement nouveaux.Comme dans chaque SoulCalibur, des personnages totalement inédits débarquent, et ils sont ici au nombre de trois. Le sombre Z.W.E.I a la possibilité d’invoquer un familier pouvant porter des coups additionnels pour des combos bien sentis, tandis que la jolie Viola se bat avec un orbe magique qu’elle peut téléporter un peu partout dans l’arène afin de prendre son adversaire à revers. Le dernier membre de ce trio de nouvelles têtes n’est autre que Ezio Auditore, héros charismatique de Assassin’s Creed. Celui-ci tient le rôle d’une des guest les plus marquantes de la série. En effet, son style de combat ainsi que son design s’intègre à merveille dans l’univers du soft. Malgré l’apparition de ces protagonistes à la jouabilité très intéressante, on regrette tout de même que Zasalamel, Talim, Yun-seong et Seong Mi-na aient étés supprimés sans être remplacés, entraînant par la même occasion la disparition de leur style de combat, dommage !

L’innovation ça a du bon.

SoulCalibur V s’appuie sur le gameplay solide de ces prédécesseurs en y apportant de nombreux éléments loin d’être anecdotiques. On remarque rapidement une fois le pad en main que le jeu dispose d’un dynamisme jamais vu chez ses ainés. Les personnages semblent moins lourds et l’introduction du « Quick Step » permet des déplacements sur les côtés plus vivaces. On constate aussi l’apparition d’une nouvelle jauge de furie à l’écran. Cette dernière nommée « Critical Jauge » prend une place très importante lors des affrontements. En effet, remplie à moitié, elle permet l’exécution d’un « Brave Edge » qui transforme un coup banal en un coup plus puissant, aidant le plus souvent à débuter ou étoffer un combo. Cependant, ce n’est pas la seule fonction de cette barre qui une fois à son maximum donne l’opportunité de déclencher un « Critical Edge », aussi stylé que dévastateur. Si, aux premiers abords, celui ci peut paraître abusé au vu des dégâts générés, on comprend très vite qu’il doit être utilisé avec intelligence sous peine de se faire sévèrement punir si l’opposant l’esquive.

Côté système de défense, il y a également des changements notables. Le « Guard Impact » est toujours présent mais demande une moitié de Critical Jauge pour être exécuté lorsqu’il n’est pas associé à un coup ayant cette propriété. Une bonne idée qui pousse le joueur à utiliser cette manœuvre avec beaucoup plus de justesse que dans les précédents opus. Néanmoins, une nouvelle option défensive exécutable gratuitement fait son apparition dans SoulCalibur V. Portant le nom de « Just Guard », cette manipulation offre la possibilité de parer n’importe quel coup adversaire en appuyant sur le bouton de garde au moment exact ou le coup est asséné. Diablement efficace, elle donnera un avantage considérable aux cadors du versus fighting qui la maîtriseront au prix de nombreuses heures d’entraînement. Si vous n’êtes pas à l’aise avec les techniques cités ci-dessus vous pouvez toujours vous mettre simplement en garde pour ne pas prendre de gnons. Toutefois, attention au « Guard Bust » qui fera voler votre défense en éclat au bout d’un moment, laissant tout le temps à votre ennemi de vous corriger bien comme il faut.

Avant je jouais seul, mais ça c’était avant !

A une époque où la plupart des jeux de bastons proposaient un contenu rachitique, les différents SoulCa ont toujours su se démarquer avec des modes de jeu longs et prenants. Malheureusement, ce n’est pas le cas dans Soulcalibur V qui ne ravira pas les joueurs solitaires. Le jeu en local se résume au classique mode Arcade, au mode Versus, ainsi qu’au mode Combat Rapide où l’on doit affronter des dizaines de personnages originaux classés par force et contrôlés par le CPU. Il y aussi un mode histoire aussi court qu’anecdotique basé sur le destin de Patroklos (qui n’est pas trop classe… blague facile) et Pyrrha, les héros de ce nouveau volet. Malgré cette partie solo peu intéressante, le jeu hors-ligne vous retiendra tout de même de nombreuses heures grâce à sa partie « Entraînement ». Très bien conçue, cette dernière mêle des paramètres d’apprentissage très poussés à des petits conseils spécifiques pour chaque combattant. Une vraie réussite qui ravira les débutants mais aussi les joueurs un peu plus expérimentés qui pourront paramétrer des situations bien spécifiques afin de progresser davantage.

Néanmoins, les gars de chez Namco n’ont pas sacrifié la partie solo pour des clopinettes. En effet, toute leur énergie s’est concentrée sur le jeu en ligne. Très stable, celui-ci s’impose comme un des meilleurs élaborés pour un jeu de baston. A moins de croiser le fer avec quelqu’un perdu au fin fond de la pampa, on ne subit que très rarement des problèmes de lag ou de déconnexions intempestives durant les matchs. De plus, tout le monde trouvera son compte entre les matchmaking amicaux, les parties classées ou le « Colosseo ». Derrière ce nom barbare se cache un mode en ligne très intéressant qui permet de rejoindre un salon que l’on sélectionne sur une mappemonde. Paris, Marseille, New York , Londres , à vous de choisir sachant que la connexion sera meilleure près de chez vous. Une fois sur le serveur désiré, on accède à une interface ressemblant à un tapis de jeu de cartes où l’on peut « chater » avec des dizaines de joueurs, les défier, participer à des tournois ou encore effectuer des parties aléatoires. Une idée intéressante qui ajoute une composante très « social network » à ce SoulCa. Il est également possible de partager ses plus belles victoires (ou raclées) online grâce au canal « Rediffusion » et de botter des popotins grâce aux personnages que l’on aura généré de toutes pièces via le mode « Création ». En outre, celui-ci est tellement riche que tous les délires sont possibles !

Ça flatte la rétine.

Pour finir, attardons nous sur la réalisation de SoulCalibur V qui reste sans aucun doute l’un des gros points forts du soft avec son jeu en ligne. Animation, effets de lumières, tout est au top. On ressent également le soin apporté à la conception des arènes avec des arrières plans bien plus animés que dans le précédent épisode. Par ailleurs, certaines n’offrent pas la possibilité d’effectuer des Ring Out tandis que d’autres changent d’aspect au bout de quelques rounds. Enfin, la licence nous a habitués à des bandes originales de haute volée et c’est une nouvelle fois le cas avec des thèmes musicaux épiques accompagnant chaque face à face.

Gameplay dépoussiéré, dynamisme accru, réalisation de bonne facture, SoulCalibur V est une réussite à bien des égards. Pour autant, la team Project Soul a prit un énorme risque en délaissant la partie solo de son dernier bébé. Quelques personnes crieront au scandale tandis que les autres se délecteront d’un jeu en ligne à la pointe, synonyme de la nouvelle orientation adoptée par la série.

Samanomatou

Samanomatou est aussi connu sous le nom de « Mat le Génie » par-delà les 7 mers, ou plus sobrement comme « Le Furax ». Certainement l’un des gamers les plus acharnés et persistants que nous ayons rencontrés, il est capable de recommencer 4 millions de fois le même passage tant qu’il n’a pas atteint le summum de la perfection. Expert du lancer de Sixaxis, il est aussi un grand amateur de Platine, ou plutôt de « Plataing » comme on dit chez lui à Marseille. Pour lui, faire 120 fois le tour du bac à farine en sautillant sur les mains pour un trophée de bronze, ce n’est pas un problème. Un type cinglé comme ça, il nous le fallait dans la team ! Ses spécialités : le RPG, la baston et les jeux d’action en tous genres.

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