Tenchu: Stealth Assassins

Ah, ça me fait extrêmement plaisir de vous parler de Tenchu. Lors de sa sortie, il y a quelques années de cela, je ne tenais plus en place. Un vrai hardcore gamer peut sentir un killer app à mille lieues… et ben ça n’a pas manqué. Tenchu, sans être le plus beau jeu de la PSone n’en reste pas moins un hit en puissance.

On peut dire que la 3D aura révolutionné le monde des jeux vidéo. Même si Iori ne sera pas tout à fait de mon avis, la 3D aura permis aux jeux de toucher de nouveaux univers, d’aborder de nouveaux concepts. L’aventure / action est un des genres ayant gagné le plus avec le passage à la 3D. La perte de qualité des graphismes est carrément compensée au niveau du gameplay, qui gagne en possibilités.

Tenchu est un jeu dont le concept peut paraître évident mais qui a mis de nombreuses années à éclore. L’action / infiltration a été un genre carrément à part pendant un temps mais qui maintenant fait l’unanimité. Et ce, grâce à Tenchu d’une part, et au grand Metal Gear Solid de l’autre. Tenchu, même s’il n’a pas les plus beaux graphismes que l’on ait pu voir sur psx, offre une diversité et un gameplay vraiment novateur. Des sensations de jeu parfaitement retranscrites, une aventure unique.

L’histoire

L’histoire prend place dans le Japon médiéval des Samouraïs et des Ninjas que tant d’otakus chérissent. Rikimaru et Ayame font partie du clan Azuma et assure la protection du Seigneur Goda. Celui-ci court de multiples dangers en ces temps de guerres incessantes. La loi du plus fort règne. Nombreux sont les clans à comploter pour la conquête de nouveaux territoires. Le Seigneur Goda a su s’entourer de valeureux guerriers et ce sont justement ceux-ci que l’on incarne dans ce jeu. Au commencement, Goda apprend que des bandits ont investit un village proche, placé sous sa tutelle. Il envoie donc ses deux fidèles ninjas, Rikimaru et Ayame. Ceux-ci mène l’enquête et comprenne vite que derrière tout cela, se cache un complot visant Goda. Mais ils ne peuvent empêcher l’enlèvement de la princesse Kiku, fille de Goda.

De tableaux en tableaux, Tenchu nous emmène dans des décors fortement inspirés du Japon médiéval. L’immersion n’est en que plus grande. L’histoire se déroule entre chaque niveau grâce à des cinématiques exploitant le moteur du jeu. Autrement dit, pas formidable mais appréciable pour l’ambiance. Les missions sont variées, offrant des challenges renouvelés : beaucoup d’infiltration, beaucoup d’action, des tableaux différents avec un village, la ville, un château, la montagne, la forêt,… même l’eau fait partie intégrante de ces niveaux, forçant le joueur à penser autrement.

     

Gameplay

Le gameplay n’est pas le meilleur existant mais on maîtrise les moindres gestes des personnages au fur et à mesure que l’on joue. Mais de temps en temps, un simple faux pas fera capoter la mission ou entraînera un changement de stratégie obligatoire pour la mener à bien. C’est aussi ce qui fait la force et le charme de Tenchu. Il n’existe pas une seule et meilleure tactique pour finir la mission. On peut recommencer dix fois le même niveau sans pour autant l’aborder sous le même angle. Niveau possibilités, les personnages possèdent à peu près les mêmes gestes mais réalisés différemment. Rikimaru est globalement plus puissant mais moins agile qu’Ayame. Ils peuvent utiliser divers objets : shuriken, potions de soins, tenue de protection, boules de riz empoisonnées, et un grand nombre de parchemins et items magiques leur permettant de se déguiser, de cracher du feu,… Sans oublier l’indispensable grappin qui permet de s’accrocher et de monter quasiment n’importe où. Bref, tout un arsenal pour malmener les adversaires.

L’intelligence artificielle n’est pas non plus la meilleure qui soit mais les réactions des ennemis sont parfois surprenants, sauf lorsque l’on connaît le jeu sur le bout des doigts ; ) . Le principal atout des ninjas est leur capacité à se mouvoir sans se faire repérer. Et bien cette capacité est au cœur de Tenchu. Ceux-ci peuvent se coller le long d’une paroi, rester suspendus, se cacher derrière le moindre obstacle… Une grande partie des missions consistera à infiltrer un camp ennemi, et soit le traverser sans se faire voir, soit se rendre à un endroit particulier, pour y rencontrer, en général, le boss du niveau. Quasiment chaque niveau comporte son boss à découper à coups de katana. Un moment fort jouissif mais pas non plus le plus passionnant du jeu. Non, car le moment le plus palpitant du jeu sont les séances de mise à mort des ennemis pris au dépourvu. Raahh ! ! Combien de pauvres méchants n’ont même pas eu la chance de voir mon visage, de penser ne serait-ce qu’une seconde que j’étais là, caché derrière un arbre ou sur un toit à guetter la moindre faille de leur part… Un bain de sang justifié par la loi du plus fort, du mangeur et du mangé, de Ryo et de Iori… Ouarf non, s’il lit ça, il va me provoquer à kof… Censuré !

     

Une bonne réalisation

Bon, revenons en au plus important. Tenchu bénéficie d’une réalisation honnête qui, sans tirer entièrement parti des capacités de notre chère play, a permis au genre de l’action / aventure d’évoluer. En ce qui concerne la musique, seuls les thèmes d’intro et de fin sont superbes, peut-être car ils sont chantés d’ailleurs. Les autres sont de qualité à peu près égale mais suffisamment forts pour immerger le joueur dans l’univers de Tenchu.

Quant à la durée de vie, elle est presque illimitée. Certains ne comprendront pas mon avis mais il y a tellement de façons de finir chaque mission et tellement de challenge à les finir avec le meilleur score (Grand Maître) que l’on y revient sans ennui. Surtout que l’équipe de Sony a pensé à incorporer trois dispositions différentes des ennemis pour chaque mission. Un éditeur de niveaux en aurait pratiquement fait un jeu parfait. Mais il fallait bien garder de la matière pour les suites. Trois versions du Tenchu premier du nom sont sorties au Japon. La version originale, la version européenne, plus complète et une dernière avec un éditeur de niveau. Tenchu 2, sorti en Europe également, a lui aussi rencontré le succès qu’il mérite. Il a bénéficié d’améliorations plus axées sur le gameplay que les graphismes, mais qui s’en plaindrait ? Et bien sûr l’éditeur de niveau a été implémenté pour le plus grand bonheur des fans. Même s’il n’offrait pas tant de possibilités qu’espéré.

     

Pour être au top de l’info sur la série des Tenchu, sachez qu’un troisième épisode est en production sur la PS2 cette fois-ci. Et les premières images laissent apparaître une grosse amélioration des graphismes (support oblige) ainsi que des possibilités nouvelles… Wait and see.

Ryosan

Ryo est celui qui a lancé WebOtaku en l’an 2000 avec une telle puissance que cela a provoqué le fameux bug. C’est le sauveur de notre espèce, le défenseur des opprimés, l’instigateur d’un mouvement international visant à défendre les valeurs de la pop-culture otaku. Il en a vu des choses malgré son jeune âge, un peu comme un héros de J-RPG déjà blasé de la vie et considéré comme un vétéran à même pas 30 ans. Du coup, ayant atteint son level 99, on lui a lancé le pari fou d’étendre notre influence jusqu’au Québec. Et il est parti vivre ainsi son DLC canadien, tabernacle. C’est ça la master-classe. Ses spécialités : Tout. Quand on vous le dit : master-classe !

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