[TEST] Akiba’s Beat (PS4, PS Vita)

Les premiers trailers d’Akiba’s Beat ne mentaient pas. L’influence Persona se ressent bel et bien dans cette suite d’Akiba’s Trip : Undead and Undressed, qui n’a finalement plus grand-chose à voir avec ses ainés.

Bel hommage à la culture Otaku, la série Akiba’s Strip proposait jusqu’ici deux aventures complètement décalées, durant lesquelles le joueur pouvait notamment parcourir le fameux quartier japonais d’Akihabara en déshabillant des vampires. C’est donc avec une surprise non dissimulée qu’on constate le virage opéré par Acquire avec ce 3ème volet, qui évolue du beat’em all fun parsemé d’éléments RPG vers le dungeon crawler sur fond de combats orientés action.

Exit donc le fan-service grivois, on est en présence d’un titre qui se veut beaucoup plus sérieux, à commencer par les affrontements en temps réel relativement stratégiques et dynamiques. Ceux-ci requièrent de bien gérer une jauge d’endurance et de PP, une ressource qu’il faut utiliser avec parcimonie pour exécuter des coups spéciaux. Par contre, pour profiter des combats, il faut passer outre quelques lacunes techniques (comme la hitbox adverse capricieuse) mais aussi et surtout une exploration des donjons carrément monotone.

Un jour sans fin

A l’instar de Persona, ces fameux donjons incarnent les désillusions et les regrets des habitants de Tokyo. En effet, ceux-ci sont condamnés à revivre la même journée encore et encore, et seuls les héros sont capables de se rappeler de ces gaps temporels. On l’a déjà évoqué plus haut, Akiba’s Beat s’éloigne de l’esprit original de la série avec ce titre au ton plus grave, ce qui en soi n’est pas forcément un mal. D’autant que les personnages sont bien travaillés. On regrette en revanche que le rythme soit perturbé par le trop plein de texte (uniquement en anglais !) qui hache la progression.

De plus, là où Persona 5 parvient à créer des environnements recherchés et originaux, Acquire ne propose que des couloirs sans réel relief ni challenge. Même Akiba semble vide puisqu’on ne peut pas interagir avec les boutiques. Techniquement, le jeu est bien deçà des standards actuels. En plus de quelques approximations techniques, les environnements s’avèrent pauvres en détails et la modélisation se montre assez sommaire. Heureusement, le chara-design sauve les meubles. De son côté, sans être transcendante, l’ambiance sonore colle à la thématique avec des thèmes enjoués et cette ambiance typiquement nippone qu’on apprécie. Les doublages anglais et japonais sont tout à fait corrects.

C’est vraiment dommage, car on devine une volonté d’innovation, et la trame demeure intéressante à suivre malgré les tonnes de texte à se farcir sous forme de visual novel. Le système d’évolution sous forme de cartes à collectionner ajoute également un petit plus qui plaira aux otakus.  La vraie question, en définitive, c’est de savoir si les fans de la première heure sauront suivre ce changement de cap de la licence, et si les nouveaux venus attirés par la touche Persona y trouveront les qualités de la série d’Atlus. Pas si sûr.

L'avis de X-Fab :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Akiba’s Beat n’est pas la suite que l’on attendait, mais il n’est pas non plus au niveau des titres dont il s’inspire. Le level-design plus qu’insuffisant et la technique à la traine sont heureusement compensés par un système de combat assez solide, des quêtes annexes plus ou moins prenantes et un scénario qui se laisse suivre en dépit de son aspect verbeux. Le soft n’en reste donc pas moins un RPG charmant qui devrait permettre de faire patienter les joueurs ayant terminé Persona 5 dans tous les sens jusqu’au prochain hit du genre.

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

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