[TEST] AKIBA’S TRIP: Undead & Undressed

AKIBA’S TRIP : Undead & Undressed nous emmène dans un des quartiers les plus connus de Tokyo : Akihabara (Akiba pour faire court). Bourré de magasins de jeux vidéo, de mangas et d’électronique en tout genre, c’est un véritable paradis pour otakus. Toutefois, l’avenir d’Akiba est menacé par des forces maléfiques qu’il va falloir littéralement mettre à nue afin de sauver le quartier…

Il faut sauver Akiba !

akiba-s-trip-2-5Le titre nous place aux commandes de Nanashi, un otaku pur sang attiré dans un piège suite à la réception d’un mail lui promettant de mettre la main sur des figurines ultras rares. Capturé et ligoté, ses ravisseurs l’informe qu’il est en train d’être transformé en « Synthister », une sorte de créature destinée à pomper l’énergie des personnes traînant à Akiba. Sauvé in extremis par la mystérieuse Shizuku, notre héros apprend que les Synthisters sont de plus en plus nombreux et qu’ils se cachent au sein de la foule du quartier afin d’accomplir leurs méfaits. Shizuku lui apprend également que, comme les vampires, ils craignent la lumière du soleil et que le seul moyen de les battre est de les foutre à poils… Je vous jure que c’est vrai.

Nanashi va donc prendre la décision de combattre les Synthisters afin de sauver son quartier préféré. Pour cela il pourra compter sur l’aide de Shizuku bien sûr, mais également sur son groupe d’amis (et surtout d’amies) ayant comme QG un manga café du coin.

Déshabillage massif

akiba-s-trip-2-4Le principe de AKIBA’S TRIP : Undead & Undressed est simple. Aux commandes de Nanashi, on doit accomplir des missions où il est le plus souvent question d’aller patrouiller dans les rues fidèlement reproduites d’Akihabara afin de débusquer des Synthisters. Les combattre donne lieu à des phases de jeu du genre Beat Them All. La touche Triangle permet de frapper son adversaire à la tête, la touche Rond permet de le frapper au corps et la touche Croix aux jambes. Le but est de frapper les parties du corps couvertes par des vêtements jusqu’à ce qu’elles soient entourées d’un halo sombre. Une fois cette opération effectuée, on peut arracher les fringues de son adversaire afin qu’il crame sur place ou qu’il s’en aille en courant, tout honteux d’être en slip devant tout le monde. Et en plus de s’occuper des Synthisters, il faudra régulièrement, lors de quêtes secondaires, aller tabasser les gens qui foutent le bordel dans le quartier. akiba-s-trip-2-3Le système de combat comprend également d’autres subtilités qu’il faudra maîtriser afin de ne pas subir le sort réservé à nos adversaires. En effet, il est possible de se mettre en garde pour éviter les coups, de restaurer l’état de ses fringues, d’effectuer des contre-attaques, ou encore, un peu plus tard dans le jeu, d’unir nos forces avec notre partenaire contrôlé par l’IA dans le but d’effectuer une super attaque déshabillant instantanément un ennemi tout en étourdissant ceux alentour. Enfin, un système de combo permet de gagner de plus en plus de points d’expérience au fur et à mesure que l’on enchaîne les « strips ». Récompense ultime, au bout d’une dizaine de strips enchainés, Nanashi effectue un coup spécial permettant de récupérer les slips et les petites culottes de ses ennemis dans un déluge d’effets spéciaux et de poses dignes d’un mauvais Sentaï.

Rhabillé pour l’hiver

akiba-s-trip-2-6Si AKIBA’S TRIP : Undead & Undressed est considéré avant tout comme un Beat Them All, il peut également être vu comme un Visual Novel doublé d’un soupçon de Dating Sim. En effet, le titre contient pas mal de dialogues (par ailleurs bourrés de références à la culture manga, animé et JV). Lors de ceux-ci, il nous est demandé de choisir entre plusieurs propositions de réponses qui auront une incidence sur les affinités entre Nanashi et ses camarades, ainsi que sur la fin du jeu. akiba-s-trip-2-2Pour finir, le soft dispose aussi d’un petit côté RPG sympathique. Nanashi monte de niveau au fur et à mesure des combats, gagnant ainsi en force et en endurance. Mais le plus intéressant reste la gestion de son équipement permettant une grande liberté dans la personnalisation de son apparence. Il y a des centaines de pièces d’équipement dans le jeu et il n’est pas rare que les ennemis dropent les fringues qu’ils portent. Il y aussi de nombreux types d’arme, des plus conventionnelles aux plus loufoques, permettant de changer la manière de combattre de notre héros. C’est bien connu, on ne se bat pas de la même manière avec une batte, une guitare, un ordinateur portable, un poster d’Idol enroulé ou encore un bâton de magical girl (!). On peut même personnaliser la démarche de Nanashi et la manière dont il déshabille ses adversaires. Par exemple, plutôt qu’un arrachage de fringues classique, on peut faire en sorte, en l’équipant d’un item particulier, qu’il déshabille ses victimes suite à un enchaînement dans le style « boxe de l’homme ivre » ou encore en multipliant les coups à la Kenshiro de Hokuto no Ken. Enfin, un système de craft simplissime permet de renforcer la résistance des vêtements portés ainsi que la puissance des armes en les fusionnant.

Une réalisation pas vraiment haute couture

akiba-s-trip-2-1Soyons honnête, la première heure passée sur AKIBA’S TRIP : U & U relève presque du parcours du combattant et il faut un peu s’accrocher pour vraiment apprécier le titre. En cause, une réalisation datée qui nous renvoie facilement 10 ans en arrière. Si l’interface des menus archaïque et la qualité graphique médiocre de l’ensemble passe encore, on a plus de mal avec les bugs en tout genre, les baisses de frame rate dès qu’il y a plus de 5 ennemis à l’écran et le système de lock automatique mal foutu qui nous empêche régulièrement de taper l’adversaire que l’on souhaite. Toutefois, le pire reste les temps de chargement à foison pour pas grand-chose. Par exemple, chaque changement de zone, alors qu’elles ne sont pas très grandes, vous coûtera un loading. Multiplié par les nombreux allers/retours que l’on doit faire entre le QG et les différents secteurs d’Akiba ça fait beaucoup (même avec une option de téléportation à dispo qui nous évite d’en traverser plusieurs d’affilée). Enfin, il faut parfois attendre de LONGUES secondes pour que tous les NPC d’un quartier apparaissent, ce qui est franchement agaçant lorsque l’on cherche des NPC spécifiques au cours des quêtes secondaires. Heureusement, l’être humain est fascinant et malgré deux-trois crises de nerfs, on s’adapte petit à petit à tous ces désagréments.

Un jeu pour pervers ?

akiba-s-trip-2-couv1Avant de terminer cet article sur ce jeu atypique, je pense qu’il est bon de consacrer quelques lignes afin de répondre à la question suivante : AKIBA’S TRIP : Undead & Undressed est-il un jeu pour gros pervers dégueulasse renifleur de culottes sales de lolicon ?

Je pense honnêtement que la réponse est non. Si l’on s’attarde plus d’une demi-heure sur le jeu, on se rend vite compte que cette histoire ubuesque impliquant de déshabiller tout ce qui bouge n’est qu’un gros trip à prendre au second degré. L’intérêt du titre réside avant tout sur sa description de la culture Otaku, dont il se moque gentiment, ainsi que sur sa retranscription assez fidèle de l’ambiance du quartier d’Akiba avec ses pubs, ses jeux vidéo et ses animés sur écrans géants, ses magasins à foison, ses maid cafés ainsi que ses cosplayers à chaque coin de rue. Alors certes quelques dialogues et situations sont un peu limites (comme le fait de pouvoir prendre un bain avec sa petite soeur de 11-12 ans…), mais dans les faits on voit plus de corps dénudés à la téloche aux heures de grande écoute.

L'avis de Samanomatou :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Techniquement à la ramasse, il faut un peu de courage pour se lancer dans AKIBA'S TRIP : Undead & Undressed. Néanmoins, une fois que l'on s'adapte à sa réalisation datée, on passe plutôt un agréable moment dans les rues de Akihabara, malgré la répétitivité de l'ensemble. Bourré de second degré (j'insiste là-dessus) et de références à la culture otaku, le titre parlera avant tout à ceux qui apprécient cette dernière. De plus, on constate rapidement que l'idée principale du soft, qui je le rappelle est de déshabiller les gens que l'on combat dans la rue, est ici pour faire marrer le joueur et non pas pour satisfaire les pervers qui trouveront plus de corps dénudés dans les pages lingeries du catalogue La Redoute de maman.

Samanomatou

Samanomatou est aussi connu sous le nom de « Mat le Génie » par-delà les 7 mers, ou plus sobrement comme « Le Furax ». Certainement l’un des gamers les plus acharnés et persistants que nous ayons rencontrés, il est capable de recommencer 4 millions de fois le même passage tant qu’il n’a pas atteint le summum de la perfection. Expert du lancer de Sixaxis, il est aussi un grand amateur de Platine, ou plutôt de « Plataing » comme on dit chez lui à Marseille. Pour lui, faire 120 fois le tour du bac à farine en sautillant sur les mains pour un trophée de bronze, ce n’est pas un problème. Un type cinglé comme ça, il nous le fallait dans la team ! Ses spécialités : le RPG, la baston et les jeux d’action en tous genres.

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