[TEST] Atelier Escha & Logy : Alchemists of the Dusk Sky

Un an après Ayesha, un nouvel épisode de la série Atelier s’en vient égayer notre printemps avec ses mignonnes héroïnes et ses recettes d’alchimie. Si les ingrédients ne changent pas, on constate avec plaisir que Gust fait son maximum pour apporter davantage de souplesse et d’intérêt au gameplay.

07Ayant traversé de nombreux crépuscules, le monde touche lentement à sa fin. Aux confins occidentaux de la Terre du crépuscule se trouvait une nation qui prospérait grâce à l’alchimie. Là-bas, afin de survivre à l’arrivée inexorable du « Dernier crépuscule », les gens consacrent tous leurs efforts à retrouver les technologies alchimiques de l’ancien temps afin de les utiliser de nouveau. Toutes leurs découvertes sont réunies dans la ville scientifique de Central, où des recherches sont menées dans le but de découvrir comment arrêter l’avancée de l’obscurité. Parmi ces héros, il y a un jeune homme, Logy, qui étudie l’alchimie à Central et une jeune fille, Escha, qui vit dans un petit village frontalier. Souhaitant utiliser ses connaissances en alchimie antique, elle a été assignée au Département de développement de sa ville. Logy quant à lui a étudié les dernières découvertes alchimiques à Central et a demandé à être muté dans le village d’Escha en sous-effectif, en espérant s’y rendre utile. Assigné lui aussi au Département de développement, il y rencontre la demoiselle. Les deux jeunes gens font alors la promesse d’unir leurs connaissances afin d’apporter le succès à leur département.

06L’histoire se déroule 4 ans après les évènements d’Atelier Ayesha. Au tout début, on nous offre le choix entre Escha et Logy, tous deux fraîchement engagés au sein du Frontier Special Bureau Investigation. Ils ont 4 mois pour enquêter sur les évènements qui surviennent aux alentours de la ville de Colseit. Selon le personnage choisi au départ, l’histoire et ses événements se déroulent sous une perspective légèrement différente. La trame d’Escha est très orientée vers l’alchimie, tandis que l’entame de Logy reste plus classique. Mais grosso-modo, le jeu demeure sensiblement le même peu importe votre décision, puisque les 2 héros figurent dans votre équipe quoi qu’il advienne. Comme d’habitude avec cette série, le scénario comportant plusieurs arcs narratifs s’avère somme toute intéressant, mais ce sont surtout les personnalités des protagonistes et l’atmosphère bon enfant qui retiennent l’attention.

Les fées du Logy

10Si l’on retrouve l’univers, la patte graphique et plusieurs personnages qui nous avaient séduits dans le précédent récit, les grandes lignes du gameplay n’ont également pas changé puisque l’ensemble consiste toujours à gérer le temps mis à notre disposition pour accomplir diverses missions. Le schéma que les fans connaissent bien est donc toujours d’actualité ; on alterne entre les phases d’exploration (cueillette / combats au tour par tour) et l’alchimie en ville (mélange des ingrédients, etc.) afin de remplir les objectifs du jeu. Sachant que chaque action (synthèse, voyage, etc.) consume plusieurs heures sur les journées allouées au début des chapitres, ceux qui parviennent à finir un maximum de missions avant la deadline sont récompensés, tandis que les plus lents subissent une pénalité. Grâce à une refonte du système et de l’interface, la création d’objets est maintenant plus agréable et compréhensible. En début de partie, on n’a accès qu’à des recettes de synthèse élémentaires avec Escha, mais au fil de sa progression dans le jeu, des éléments plus complexes du système sont débloqués. A noter que Logy introduit une nouvelle technique (qui n’est pas vraiment de l’alchimie) baptisée imprégnation, qui permet d’ajouter des effets provenant d’autres objets à ses armes et à son armure pour les personnaliser.

04Ce concept fonctionne très bien et se suffit à lui-même pour scotcher les joueurs au pad à chaque volet depuis des années, mais Gust a implémenté de nouveaux mécanismes efficaces afin de ne pas sombrer dans la facilité. La série Atelier ne permettait jusqu’ici de combattre qu’avec trois personnages (exception faite de Mana Khemia, merci @Ichikyo57 pour le rappel). Désormais nous pouvons en avoir jusqu’à six simultanément, ce qui offre des stratégies plus élaborées. Il est par exemple possible de placer ses personnages en avant ou en retrait, mais aussi de façon latérale autour des monstres, ou encore d’utiliser des techniques de soutien pendant lesquelles les alliés surgissent les uns après les autres pour créer des attaques enchaînées. On a également apprécié l’apparition des Field Events (des évènements aléatoires) qui rendent l’exploration moins rébarbative qu’à l’accoutumée.

05L’ensemble se veut donc bien plus accessible et agréable, même si certains tiqueront encore devant les poncifs du genre – dont les dialogues un poil (japo)niais – et la réalisation perfectible. Sans surprise, le soft reste en effet toujours un cran en dessous de ce qui se fait sur la machine de Sony. Les environnements sont vides, les animations plutôt minimalistes et la mise en scène faiblarde. Heureusement que le chara design assure ! Quant à la bande-son, elle est une nouvelle fois très sympathique, avec des morceaux guillerets à base de flûte. On aurait cependant apprécié davantage de variété musicale en ville. Les doublages anglais et japonais demeurent de très bonne facture. La série possède toujours une grosse marge de progression. Enfin, côté durée de vie, il faut bien 50 heures pour boucler l’aventure, sachant qu’une deuxième partie est nécessaire pour voir les évènements propres au second personnage principal. Les chasseurs de trophées peuvent rajouter plusieurs dizaines d’heures pour le platine.

L'avis de X-Fab :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Grâce aux améliorations que Gust est parvenu à opérer au fur et à mesure des épisodes, la série Atelier n'a cessé de gagner en qualité tout en conservant sa marque de fabrique. Le mélange RPG / Visual Novel / Alchimie fonctionne toujours autant. Tout comme pour Ayesha, les développeurs ont allégé l'ensemble pour rendre la progression moins rébarbative, tout en intégrant de nouveaux concepts. Sans révolutionner sa recette, Atelier Escha & Logy s'inscrit donc comme le meilleur opus de la licence sur PS3.

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

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