[TEST] Atelier Sophie : The Alchemist of the Mysterious Book

Après le pari osé qu’était Nights of Azure, Gust retourne sur sa série phare Atelier. Et comme à chaque nouvel opus, on se demande si les studios vont se contenter de nous ressortir la même recette (d’alchimie) sans prise de risque. Allez, avouez que vous avez déjà une idée de la réponse !

 

Atelier 7Déjà, il faut noter que le soft sort aussi sur PS4. Un constat que l’on aurait pu qualifier d’effort si cela apportait un réel plus à la réalisation. Connaissant les limites techniques (ou de budget ?) que rencontrait l’équipe de Gust sur PS3, il ne fallait pas s’attendre à une révolution sur PS4. Et forcément, le choc est terrible. Vous pouvez d’ores et déjà oublier une quelconque amélioration graphique pour revenir sur Terre et pleurer sur la pauvreté des textures, des animations, des effets visuels, etc. Le fossé avec la concurrence se creuse drastiquement, et on constate même que le jeu est moins beau qu’Atelier Shallie sur PS3. Seuls les personnages restent très mignons, et sauvent la mise comme à l’accoutumée, au même titre que la bande son. Les mélodies enjouées instaurent cette ambiance sucrée qui caractérise si bien l’univers Atelier, tandis que les thèmes de combat réussissent à galvaniser le joueur malgré un manque d’épique en début de parcours. La présence des voix japonaises est aussi un vrai plus.

 

Atelier 1Idem, niveau scénario, l’ensemble ne vole pas bien haut. Loin d’une quelconque mission épique, la quête de Sophie consiste au départ à devenir une grande alchimiste. Le jeu démarre alors qu’elle trouve dans son atelier un mystérieux livre magique doté d’une conscience. Comme ce dernier est amnésique, elle décide de lui faire retrouver ses souvenirs en inscrivant de nouvelles recettes sur ses pages vierges. Ce n’est qu’après plusieurs longues heures que l’aventure débute réellement, quand les histoires propres aux autres personnages s’étoffent. On ne change donc pas les vieilles habitudes du côté technique ou narratif, mais on va se rendre compte qu’il y a une volonté d’évoluer côté gameplay.

 

Il faut laisser le temps au temps

 

Atelier 2Contrairement à la majeure partie des opus précédents, nous ne sommes plus soumis à un chronomètre pour nos tâches d’alchimie. Comme dans Atelier Shallie, libre à nous d’aller et venir où et quand bon nous semble, de stocker autant de matière première que possible, de farmer, etc. Cela laisse le temps d’assimiler les bases du système d’alchimie qui a lui aussi changé. Puisque notre bouquin est vide, il faut trouver des recettes, et cela se fait notamment en interagissant avec le décor, les PNJ, etc. Une fois, les schémas en poche, l’objectif est de pondre un item assorti d’un « trait » (une compétence passive) qui rendra son porteur plus puissant. Ces traits figurent au cœur du jeu, et demeurent plus décisifs que le niveau du combattant. En effet, ce dernier est bridé à 20, mais il existe ensuite un moyen de faire grimper doucement ses statistiques et de débloquer des skills au fur et à mesure que l’on engrange de l’exp.

 

Atelier 4Le système de combat a été lui aussi modifié pour le rendre plus simple d’accès. L’ensemble se veut plus « automatique » par le choix d’une posture en début de tour (attaque/défense) qui détermine le comportement du perso : couverture en cas d’assaut ennemi sur un allié ou réalisation d’attaques combinées, etc. La stance influe aussi sur la super attaque spéciale qu’on peut lancer lorsque la jauge adéquate atteint 300%. Autrement, on reste dans un système classique de tour par tour, dont on déplore la gestion des I.A. alliées qui font souvent n’importe quoi. Ceci dit, les amateurs de la série devraient y trouver leur compte et doser le jeu pendant une bonne cinquantaine d’heures s’ils souhaitent venir à bout de tous les défis, y compris post-game.

 

 

L'avis de X-Fab :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Grâce à son système de jeu moins contraignant et ses héros attachants, Atelier Sophie fait preuve de bonne volonté pour emporter le joueur dans son aventure légère. Cela ne plaira pas forcément à tous, mais les modifications apportées permettent de rendre cet opus plus abordable. Le crafting en devient d’autant plus plaisant, ce qui fait d'Atelier Sophie le meilleur épisode pour découvrir la série. Quant au système de combat, il a lui aussi gagné en accessibilité, mais nos alliés souffrent en contrepartie d’une I.A. absurde. Sans oublier l'absence de location française et le retard technique qui coûte de plus en plus cher à chaque nouveau volet. Pour le moment, l’alchimie fonctionne toujours (comme cette formule surannée), mais le retard technique et le manque d’originalité vont forcément finir par peser un jour ou l'autre.

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

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