[TEST] Berserk and the Band of the Hawk (PS4, Xbox One, PC)

Ces dernières années, les joueurs croulent sous les adaptations dans le genre « Musô » de leurs licences vidéoludiques ou de leurs mangas préférés avec plus ou moins de succès. Cette fois-ci, c’est autour du manga Berserk de Kentaro Miura de passer à la moulinette du studio Omega Force avec Berserk and The Band of the Hawk disponible sur PS4, PS3, PS Vita et PC.

C’est l’heure de l’éclipse !

Après des mois d’attente, les fans de Berserk peuvent enfin poser les mains sur Berserk and the Band of the Hawk. Peu importe que le titre du soft soit tout naze et ne veuille rien dire, la perspective de pouvoir contrôler Guts afin de trancher des ennemis par centaines dans une pluie de sang a de quoi enchanter au plus haut point si l’on apprécie l’œuvre phare de Kentaro Miura.

Premier constat, le menu principal n’annonce rien de bon. En effet, c’est tellement moche et archaïque qu’on a l’impression d’avoir inséré un jeu du début de l’ère PS2 dans la PS4. Malheureusement, ça ne se limite pas au menu principal, tous les menus du jeu sont du même acabit. De plus, inutile d’espérer beaucoup mieux concernant la réalisation générale du soft avec des environnements ternes et vides, des ennemis clonés à l’infini ou encore une caméra qui part régulièrement en sucette, notamment lors des combats contre les boss. Finalement, le seul effort des développeurs semble s’être porté sur la modélisation des personnages jouables s’avérant de qualité et fidèles au manga. La partie sonore du soft s’en sort bien également avec des thèmes rythmant bien l’action ainsi qu’un doublage japonais au poil.

« L’amour, la haine, la douleur, le plaisir, la mort, la vie, tout est là »

Passons sur la déception graphique du titre pour s’attarder sur son contenu. Là encore Omega Force ne semble pas s’être trop foulé avec un « Story Mode » retraçant l’histoire du manga, un « Free mode » pour effectuer les missions du mode histoire avec n’importe quel personnage et le « Endless Eclipse Mode », qui est une sorte de mode survie où l’on enchaîne plusieurs vagues d’ennemis de plus en plus puissantes.

Néanmoins, dans ce genre d’adaptation c’est surtout le mode histoire qui nous intéresse,  et il faut avouer que celui de Berserk and the Band of the Hawk est plutôt réussi. Les différentes missions de ce dernier retracent assez fidèlement la plupart des chapitres du manga jusqu’au tome 30. On a donc droit à l’incontournable volet sur l’âge d’or, mais également aux chapitres n’ayant jamais connu d’autre support que le manga original, comme le combat contre Wyald ou encore tous les évènements faisant suite à la résurrection de Griffith jusqu’au départ de nos héros vers Elfhelm.

L’évolution de Guts est par ailleurs bien représentée avec de nouveaux skills se débloquant au fur et à mesure que l’on avance dans le récit (acquisition de la prothèse métallique, des explosifs, de la fameuse épée Dragon Slayer puis plus tard de l’armure du Berserker). Enfin, les missions sont entrecoupées de nombreuses cutscenes plus ou moins bien intégrées, composées d’extraits des derniers films d’animation puis de saynètes utilisant le moteur graphique du titre pour la seconde partie de l’aventure.

Il est par contre dommage que malgré sa classification PEGI 18, la censure soit omniprésente avec le découpage façon « Club Do’ » des scènes violentes tirées des films. Seules les quelques gerbes de sang s’échappant des ennemis que l’on bastonne nous fait nous rappeler que l’on est dans une adaptation d’un manga réservé à un public averti.

Splitch Splatch Splotch Vlan

En ce qui concerne son gameplay, Berserk and the Band of the Hawk reprend la recette éprouvée du studio Omega Force. Aux manettes de l’un des huits personnages tirés de l’univers du manga, on doit se frayer un chemin au travers de centaines d’adversaires afin d’atteindre les objectifs nécessaires à l’accomplissement de la mission choisie. Il nous est par exemple demandé d’escorter des alliés ou de se rendre vers un point précis de la map en un temps limité, mais la plupart du temps, il suffit de défourailler tout ce qui bouge pour terminer la mission.

Pour cela, rien de bien compliqué : marteler la touche des coups normaux suivie de celle réalisant un coup puissant permet d’effectuer des combos dévastateurs créant un véritable génocide dans le camp opposé. Mais ce n’est pas tout, plus on défonce des boîtes crâniennes, plus la « Frenzy Jauge » de notre personnage se remplit. Une fois cette dernière pleine, on peut déclencher le «  Frenzy mode » afin de rendre notre héros encore plus puissant et rapide. Être dans cet état débloque également l’accès au « Death Blow », un coup  destructeur faisant le ménage à des mètres à la ronde, et aux transformations pour certains personnages. Et si malgré tout ça, il y a encore des survivants en face, on peut toujours utiliser une arme secondaire pour finir le job.

Malgré la répétitivité de l’exercice, il faut avouer que taillader du vilain par pack de 12 a quelque chose de grisant, en plus de bien retranscrire la sensation de puissance que l’on ressent dans le manga lorsque Guts manie son épée démesurée. Par ailleurs, le rapport de force est plutôt bien respecté entre les ennemis de base que l’on écrase comme des moustiques et les apôtres, qui comme dans l’œuvre originale, donnent bien plus de fil à retordre, notamment dans les niveaux de difficulté supérieurs.

Pour ne pas trop subir face à ces monstruosités, il est bon d’exploiter le système de craft du titre permettant de fusionner les accessoires que l’on trouve sur le champ de bataille ou de les raffiner avec différents matériaux. Grâce à cela, on peut sensiblement augmenter les stats de notre personnage et lui attribuer des capacités complètement pétées permettant, par exemple, d’augmenter graduellement la Frenzy Jauge ou de décupler la puissance du Death Blow. De quoi faire trembler tous ceux qui oseront se dresser sur notre route !

L'avis de Samanomatou :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Réalisation très moyenne, censure trop présente, traduction française inexistante, gameplay solide mais très répétitif… Avec tous ces défauts, Berserk and the Band of the Hawk rebutera la plupart des joueurs. Néanmoins, les fans de l’œuvre phare de Kentaro Miura y trouveront leur compte avec un univers globalement bien retranscrit et cette impression de surpuissance jouissive au moindre swing d'épée de Guts.

Samanomatou

Samanomatou est aussi connu sous le nom de « Mat le Génie » par-delà les 7 mers, ou plus sobrement comme « Le Furax ». Certainement l’un des gamers les plus acharnés et persistants que nous ayons rencontrés, il est capable de recommencer 4 millions de fois le même passage tant qu’il n’a pas atteint le summum de la perfection. Expert du lancer de Sixaxis, il est aussi un grand amateur de Platine, ou plutôt de « Plataing » comme on dit chez lui à Marseille. Pour lui, faire 120 fois le tour du bac à farine en sautillant sur les mains pour un trophée de bronze, ce n’est pas un problème. Un type cinglé comme ça, il nous le fallait dans la team ! Ses spécialités : le RPG, la baston et les jeux d’action en tous genres.

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