[TEST] Borderlands 2

Cela fait maintenant presque trois ans que Borderlands est sorti sur PC et consoles de salon, et qu’il a fait un véritable carton. Son univers et son design originaux, son humour décalé, sa richesse de gameplay et sa durée de vie colossale avaient séduit le plus grand nombre, qu’il s’agisse de fans de FPS ou de RPG. Pour ce deuxième opus, Gearbox a mis les petits plats dans les grands afin de faire encore plus fort !

Comme pour Borderlands premier du nom, la scène d’intro annonce directement la couleur quant à l’ambiance délicieusement décalée du titre. On retourne sur Pandore, cette planète dangereuse où règne la loi du plus fort, et où la moindre richesse attire la convoitise. C’est la raison pour laquelle de nombreux mercenaires ultra-violents arpentent les terres arides du globe en espérant découvrir le Saint–Graal. Cette deuxième épopée s’entame par notre réveil à moitié mort dans une plaine glacée et, une fois n’est pas coutume, c’est un Claptrap qui vient nous assister dans nos premiers pas. Mais le robot se fait alors attaquer par une sorte de gorille qui lui vole son œil. S’ensuit une quête qui nous conduit jusqu’au Sanctuaire, une ville servant de hub central, et durant laquelle on apprend que le grand méchant n’est autre que Le Beau Jack, le directeur du célèbre fabricant d’armes Hyperion.  En parallèle, une mystérieuse IA s’adresse régulièrement à nous pour, a priori, nous aider. A noter que les 4 héros précédents sont présents sous la forme de PNJ, et qu’ils occupent un rôle important dans l’histoire. D’autres figures connues telles que Zed, Marcus ou encore Moxxi ont élu domicile dans le Sanctuaire. Préparez-vous pour une aventure brutale gorgée d’humour bien glauque !

Avant d’aller plus loin, il convient de noter à quel point l’évolution graphique depuis Borderlands s’avère saisissante, de la modélisation et l’animation des personnages jusqu’à la finition des décors. Montagnes enneigées, jungle luxuriante, marécages radioactifs, les tableaux sont beaucoup plus variés et très réussis esthétiquement. En plus d’être toujours aussi vastes, voire davantage, tous les environnements qui s’étendent jusqu’à perte de vue sont visitables. Et, ce qui ne gâche rien, des progrès ont aussi été faits en ce qui concerne l’atmosphère. Chaque PNJ possède au moins une ligne de dialogue lorsqu’on le croise, ce qui rend le Sanctuaire très vivant. Autant vous dire qu’avec un tel degré de perfectionnement, on rempile pour une deuxième saison le sourire aux lèvres !

Borderline ? Non Borderlands !

Attention, si vous êtes un vétéran du premier épisode, il va falloir vous adapter aux jobs inédits afin de profiter de leur complémentarité. En effet, si la jouabilité et les sensations de jeu demeurent toujours aussi jouissives, les 4 classes disponibles ont beaucoup changé. Le furieux se voit remplacé par le défourailleur (portant ici le nom de Salvador), un spécialiste du bourrinage au flingue capable d’en tenir deux à la fois lorsqu’il enclenche son talent spécial. La sirène existe toujours en la personne de Maya, mais peut désormais se spécialiser dans le soin en plus des effets élémentaires. Sa compétence unique permet d’immobiliser une cible dans les airs quelques instants pour mieux la démolir. Axton, le commando, se substitue au soldat grâce à sa « Tourelle Sabre » invoquée à des fins offensives ou défensives. Enfin, l’assassin baptisé ZerO est un pro de la furtivité. Il peut faire appel à son pouvoir de leurre, créant ainsi un hologramme pendant qu’il se rend invisible. Comme auparavant, l’attaque spéciale requiert un temps de recharge après usage, et il est possible de personnaliser plus en profondeur votre héros ainsi que son style de combat en attribuant des points de compétence dans l’un des 3 arbres de votre choix.

Car Borderlands 2 possède de vraies composantes RPG, avec des points d’expérience récoltés à chaque ennemi dégommé et des quêtes à accomplir à tout moment au cours de l’histoire. Les adversaires sont affublés d’un niveau affiché à côté de leur barre de HP. Si vous n’avez pas le level adéquat, certains défis seront insurmontables tant que vous n’aurez pas gagné  en puissance. Pour ce faire, il convient d’aller enclencher quelques missions subsidiaires auprès des NPC. Les différentes zones du jeu disposent d’un lot conséquent d’objectifs divers et variés à réaliser, augmentant de manière impressionnante la durée de vie du soft (qui dépasse les 40 heures si l’on prend le temps d’explorer). Détail intéressant : la difficulté de chaque quête est indiquée en fonction de votre niveau, afin de vous éviter des pertes de temps – et des morts – inutiles. Les habitués découvriront également l’apparition du système de « Brutasse ». Celui-ci délivre des jetons qui boostent en permanence les caractéristiques de tous les héros créés sur un même profil, comme la puissance de feu, les dégâts au corps à corps, la vitesse de rechargement, etc. Assez difficiles à dégoter, ces jetons s’obtiennent en accomplissant des défis, comme on pouvait en trouver dans l’opus précédents. En ville, une borne offre l’opportunité de customiser jusqu’à un certain point l’apparence de son héros. Des couleurs jusqu’aux vêtements, en passant par le masque ou la coupe de cheveux, il y a de quoi faire désormais. Voilà qui évitera de se retrouver avec plusieurs clones lors des parties en ligne. Pas mal d’options vestimentaires sont à débloquer, dont une réservée aux joueurs possédant une sauvegarde du premier opus.

Défouraillage massif

Mais tout RPG qu’il est, le jeu reste avant tout un FPS nerveux. Vue subjective de rigueur donc, et armes en pagaille allant du simple pistolet aux grenades, en passant par les fusils de précision et les bon gros shotguns des familles. Une couleur leur est toujours assignée en fonction de leur rareté. En outre cette suite fait encore plus fort que le premier opus avec 8 constructeurs distincts, à l’origine d’un éventail carrément dingue (87 trilliards !) de pétoires aux spécificités propres : armes jetables, de type élémentaire, aux canons rotatifs, explosives, etc. En ce qui concerne les affrontements, sachez que les ennemis rencontrés s’avèrent plus diversifiés et sont bien mieux organisés grâce à une IA retravaillée. Certains demeurent extrêmement agressifs, si bien qu’il convient de sans cesse repenser ses tactiques de combat. On est obligé de renier les envies de bourrinage sous peine de se voir acculé, et mourir aussi vite qu’un Claptrap en manque d’huile. Mention spéciale aux gros lards baraqués qui vous foncent dessus, et qui deviennent berserker lorsque leur tête explosée se voit remplacée par une espèce d’alien. On ressent d’emblée le bon vieux feeling de Borderlands, les réflexes reviennent tout naturellement et le fun par la même occasion. Cela dit, il faut tout de même trouver la manière d’exploiter les nouveaux pouvoirs, et surtout comment les combiner quand on joue à plusieurs. Car si Borderlands 2 se révèle très fun en solo, il devient carrément démentiel à plusieurs. Jouable jusqu’à quatre en coopération dans l’aventure principale, ce sont des heures et des heures de délire qui nous sont délivrées grâce aux parties multijoueurs. D’autant que le jeu n’handicape plus autant les coéquipiers présentant de trop gros écarts de niveaux. La tolérance va jusqu’à 4 ou 5 paliers de différence ; au-delà, vous risquez de servir de chair à canon.

L'avis de X-Fab :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Humour délirant, gameplay au poil, coop efficace, armes à gogo, réalisation au top ; Borderlands 2 reprend et améliore tous les éléments du 1er volet. Bref, le pari est à nouveau remporté par Gearbox qui nous livre le petit bijou qu’on attendait.

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

Les derniers articles par X-Fab (tout voir)

3 commentaires

  • Héhé , il faut avouer qu’en ce moment il faut avoir les poches pleines pour acquérir tous les hits qui sortent…Mais pire que ça, il faudrait que les journées durent 72 heures pour tous les faire !!! 🙁

  • Vous êtes énervants avec vos tests qui font super envie… Comment je fais moi avec mes pauvres revenus pour tout acheter !!! 🙂

Laisser un commentaire sur cet article :