[TEST] Castlevania : Lords of Shadow 2

En 2010, Castlevania : Lords of Shadow avait su s’imposer comme le meilleur volet 3D de la saga d’une part, et d’autre part comme un très bon jeu d’Action-aventure capable de tenir tête à sa manière aux mastodontes du genre (on pense notamment à God of War III sorti la même année). Aujourd’hui, le studio espagnol MercurySteam nous livre enfin la suite directe de cet opus sur PC, PS3 et Xbox 360. Mais cette dernière est-elle vraiment à la hauteur des attentes des fans de Castlevania et de son illustre ainé ? Rien n’est moins sûr…

Vade retro, Satanas !

L’histoire de Castlevania : Lords of Shadow 2 se déroule 1000 ans après les événements du premier volet. Zobek, ancien partenaire et ennemi de Gabri…Pardon Dracula, vient tirer ce dernier d’un long sommeil pour lui demander une faveur, remettre une roustasse à Satan, le boss final de LoS 1. Ce dernier  s’apprête à revenir sur Terre afin de soumettre l’humanité, et seul notre vampire peut l’arrêter. Seul problème, ça fait bien longtemps que Dracula n’a pas combattu, passant son temps à ruminer la mort de sa femme et de son fiston dans une cathédrale miteuse de la ville de Castlevania, bâtie sur les ruines de son château.

castlevania-lords-of-shadow-2-playstation-3-1C’est à partir de ce pitch écrit sur une feuille de PQ pliée en six que démarre notre aventure qui consiste à faire des allers retours entre passé et présent dans le but de récupérer les pouvoirs de Dracula tout en zigouillant les acolytes de Satan. Même s’il faut avouer que le scénario n’a jamais été le principal intérêt d’un Castlevania, il y avait largement matière à sortir quelque chose de plus palpitant destiné à nous tenir accrochés à notre manette. Car soyons honnêtes, l’ennui nous gagne plus d’une fois au cours de l’aventure. De plus, si les phases de jeu se déroulant dans le passé, et par conséquent dans le château de Dracula, sont plutôt réussies, c’est loin d’être le cas de celles prenant place dans le présent (et elles sont nombreuses). En outre, durant celles-ci, on crapahute dans la ville de Castlevania où l’on tabasse un bestiaire peu inspiré et où l’on doit se farcir plusieurs séquences d’infiltration (hommage à Kojima Productions qui produisait le premier volet ?) hors-sujets et nullissimes, venant casser le rythme du jeu plus qu’autre chose.

Ça fouette par ici

castlevania-lords-of-shadow-2-playstation-3-5Côté gameplay, Castlevania : LoS 2 s’appuie largement sur les bonnes bases de son grand frère. On navigue donc entre un peu d’exploration, un peu de plates-formes et beaucoup de combats à la sauce Beat Them All. Encore une fois, on ne peut être que déçu des choix fait par les développeurs sur ce point. En effet, Dracula a exactement la même palette de mouvements que quand il était humain dans Los 1. Gabriel avait un fouet ? Dracula a un fouet de sang ! Gabriel lançait des dagues ? Dracula lance des projectiles de sang ! Gabriel pouvait utiliser la magie de la Lumière pour regagner des points de vie et la magie de l’ombre pour être plus puissant ? Dracula utilise l’épée du Néant et les griffes du Chaos pour faire exactement les mêmes choses… Bref, on ne va pas vous faire tout l’inventaire, mais on attendait autre chose qu’un simple copié/collé entre les possibilités de Gabriel et de ce dernier sous sa forme vampirique. Prenons pour exemple l’excellent Castlevania : Symphony of The Night. Dans ce volet, on incarne le demi-vampire Alucard (accessoirement fils de Dracula) qui dispose de compétences complètement inédites de A à Z par rapport à celles d’un membre de la famille Belmont maniant le fouet Vampire Killer. Pourquoi ne pas avoir fait la même chose ici ?

castlevania-lords-of-shadow-2-playstation-3-3Par ailleurs, bien que l’on dispose de trois armes principales (fouet, épée, griffes), celles-ci ont exactement les mêmes coups mais avec des noms différents. Au final, les seules véritables nouveautés résident dans la transformation de Dracula en brume et dans sa capacité à pouvoir porter de nombreux objets secondaires aux effets divers et variés (potions de vie, orbes permettant d’utiliser l’épée du Néant et les poings du Chaos en illimité pendant un laps de temps, sablier permettant de ralentir les ennemis quand on les frappe, etc.).

Un vampire aux dents de scie

castlevania-lords-of-shadow-2-playstation-3-ps3-7La réalisation du titre s’avère quant à elle assez inégale. En effet, même si les nombreux artworks que l’on collectionne au fil de notre périple témoignent de l’excellent travail des designers de MercurySteam, ce dernier n’est pas toujours mis en valeur ingame. En outre, la ville de Castlevania est vraiment moche et ses environnements se révèlent peu inspirés. Heureusement, le château de Dracula relève le niveau et il n’est pas rare de contempler certains plans larges faisant honneur aux influences gothiques des lieux.

Au niveau de l’ambiance sonore, ça reste du niveau de LoS 1 avec un doublage en anglais honnête faisant appel à des stars du petit et grand écrans (Robert Carlyle, Patrick Stewart et Natascha McElhone pour les plus connues). Toutefois, la bande originale, bien que comportant des titres de bonne qualité, est moins marquante que celle de l’opus précédent. Enfin, sur la version PS3 testée, certains temps de chargement se sont avérés excessivement longs malgré l’installation du jeu sur le disque dur de la console, en particulier dans les salles de téléportation, rendant leur utilisation très fastidieuse (le comble pour un système censé faciliter nos déplacements pour retourner fouiller certaines zones de la ville ou du château). Plus grave, nous avons rencontré plusieurs bugs lors de notre partie, dont certains allant jusqu’à faire freezer la console lors des sauvegardes automatiques. Bref, on attendait beaucoup mieux techniquement de ce titre ayant mis presque 4 ans à voir le jour.

L'avis de Samanomatou :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Sur le papier, Castlevania : Lords of Shadow 2 était plein de belles promesses. En effet, pouvoir incarner Dracula, LE méchant de la franchise tout en conservant ce qui avait fait le succès de l’opus précédent avait de quoi nous faire saliver d’impatience. Cependant, les choix douteux opérés par MercurySteam (avec en tête de gondole les phases d’infiltration et la ville ratée de Castlevania), couplés à un scénario insipide, une réalisation moyenne et un personnage principal mal exploité ont fait retomber notre enthousiasme comme un soufflé une fois le titre en mains.

Samanomatou

Samanomatou est aussi connu sous le nom de « Mat le Génie » par-delà les 7 mers, ou plus sobrement comme « Le Furax ». Certainement l’un des gamers les plus acharnés et persistants que nous ayons rencontrés, il est capable de recommencer 4 millions de fois le même passage tant qu’il n’a pas atteint le summum de la perfection. Expert du lancer de Sixaxis, il est aussi un grand amateur de Platine, ou plutôt de « Plataing » comme on dit chez lui à Marseille. Pour lui, faire 120 fois le tour du bac à farine en sautillant sur les mains pour un trophée de bronze, ce n’est pas un problème. Un type cinglé comme ça, il nous le fallait dans la team ! Ses spécialités : le RPG, la baston et les jeux d’action en tous genres.

Les derniers articles par Samanomatou (tout voir)

Laisser un commentaire sur cet article :