[TEST] Dragon Quest Heroes II : Les Rois Jumeaux et La Fin de la Prophétie (PS4)

Dragon Quest Heroes premier du nom avait littéralement bluffé les moins convaincus d’entre nous, tant et si bien que nous attendions cette suite avec une certaine ferveur. Et c’est peut-être pour cela que ce coup-ci, en dépit des améliorations dont il a bénéficié, le soft n’a pas eu le même impact

Dragon Quest Heroes II n’a pas rencontré le même succès que son aîné sur l’archipel nippon, et maintenant que l’on a mis la main dessus, on comprend mieux pourquoi. Non pas que le jeu soit bâclé, bien au contraire, mais à la longue, nous n’avons pas autant retrouvé cette aura généreuse, ce charme unique que l’on percevait en parcourant l’aventure originale. A l’entame de l’épopée, pourtant, tout démarre pour le mieux. Les graphismes colorés alliés au chara-design reprenant le trait de Toriyama font le job. On est dedans, on tabasse à tout va à la manière des musô que l’on apprécie tant. La prise en main demeure toujours aussi efficace, les effets lumineux flattent la rétine. On se reprend en pleine face les bienfaits de cet hommage à la série DraQue. Mais les choses évoluent peu à peu au fur et à mesure que les différents protagonistes rejoignent l’équipe.

Déjà, le scénario ne casse pas des briques. C’était déjà plus ou moins le cas dans le premier volet, mais ici, cela devient flagrant. Lazare et Thérésa, nos 2 héros, se retrouvent donc mêlés à une guerre opposant deux royaumes. Celle-ci a démarré aussi subitement que mystérieusement, et cela semble avoir un rapport avec un ennemi commun qui fait son apparition quelque temps après. Mouais, OK… Comme prévu, plusieurs compagnons issus de la saga prêtent main forte au duo principal (Alena et Mina de DQIV, Tommy et Carver de DQVI, Gabo et Maribel de DQVII, ou encore Angelo de DQVIII).

Le souci, c’est que ces derniers nous ressortent à nouveau leur habituel refrain selon lequel ils ne comprennent pas pourquoi ils ont été téléportés dans ce monde. Même si l’on part du principe qu’il s’agit d’un musô principalement axé sur le fan-service et qu’il ne faut pas trop en demander, on estime qu’un effort sur le story-telling n’aurait pas été de trop pour cette suite. Cela aurait notamment permis d’atténuer la lassitude qui s’installe irrémédiablement au fil des heures.

Bis repetita placent

Et pour cause, la répétitivité est un élément inhérent au genre des musô. DQH n’échappait pas à la règle, mais il bénéficiait de l’effet de surprise lié à la nouveauté. Ici, forcément, ce n’est pas le cas puisque cette suite reprend grosso modo les mêmes bases de gameplay. Fort heureusement, et il s’agit d’ailleurs du gros point fort du soft, Omega Force a tenu à rajouter quelques features bienvenue. À commencer par la possibilité d’incarner temporairement sur le champ de bataille l’un des monstres dont vous récupérez la médaille. Une force de frappe non négligeable qui s’ajoute à la haute tension que l’on connaît déjà.

Autre changement, l’opportunité de permuter le job des 2 héros. Guerrier, Voleur, Sorcier, Moine, chaque spécialité comporte son propre arbre de compétence. Par ailleurs, un système qui influence la maîtrise d’une catégorie d’arme a été implémenté en parallèle pour davantage de personnalisation. Si l’on ajoute à tout cela le fait que la carte se présente sous la forme d’un agréable monde ouvert, on distingue clairement la volonté de se rapprocher d’un vrai RPG. Mais dans ce cas, pourquoi avoir autant négligé le scénario et la mise en scène ? Au final il faut se rabattre sur le côté nostalgique et le plaisir de la castagne pour passer outre l’aspect redondant, et la plupart diront à raison que c’est ce qu’on vient chercher en priorité.

Sans oublier qu’il est désormais possible de jouer jusqu’à 4 en coopération pour décupler le fun. Et ça, c’est carrément cool. Enfin, en ce qui concerne la réalisation, La contrainte du multi-support tire forcément l’aspect technique vers le bas, mais DQH2 s’en tire avec les honneurs. Le chara-design, la modélisation et l’animation des personnages sont particulièrement réussis, et la direction artistique envoie du lourd. Côté sonore, les thèmes musicaux se montrent toujours aussi entrainants, et les morceaux issus des anciens volets de la saga DQ font extrêmement plaisir à entendre. Idem pour les bruitages typiques. Les doublages anglais et japonais s’avèrent d’excellente facture.

L'avis de X-Fab :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Bel hommage à la saga DraQue, DQH2 s’appuie sur son roster de personnage et sa réalisation pour exploiter à merveille la nostalgie des joueurs. A l'instar du volet précédent, l’histoire sert essentiellement de prétexte pour réunir un casting de choc. Mais force est de reconnaître qu’on ne s’est pas cassé la tête pour perfectionner la narration ou la mise en scène. On aurait apprécié plus de consistance à ce niveau, ne serait-ce que dans le but d'estomper la lassitude qui s'installe peu à peu. L’essence même du musô induit en effet un aspect répétitif qui coûte cher au soft. Les ajouts de cet opus et les nombreuses quêtes annexes permettent cependant de renouveler un peu l’intérêt, même si un farming plus qu’abusif est nécessaire si on veut vraiment en profiter. Heureusement, sa jouabilité intuitive permet d’assoir son côté défouloir ultime.

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

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