[TEST] Dying Light : The Following – Enhanced Edition (PS4, Xbox One,PC)

Pour préciser un peu les choses, je n’ai jamais (pas encore disons) joué aux Dead Island… Ben oui, on ne peut pas toujours jouer à tout. Mais d’autres membres de la team WebO avec lesquels j’ai parcouru Dying Light l’avaient quant à eux bien torché avec l’extension. Ils ont pu confirmer que la construction du jeu était quasiment la même. Raison pour laquelle je ne vais pas tellement m’attarder sur le système de jeu, mais plus sur les points forts / faibles du titre, et ce qu’il apporte au genre. Pour me plonger dans cet univers, c’est l’édition complète du titre que j’ai choisie car elle dispose de tous les DLC disponibles jusqu’ici.

C’est toujours génial de trucider des zombies à la chaîne

1422636984-5640-capture-d-ecranPremière chose, la réalisation est propre avec une ville d’Harran (en Turquie, ça change des USA en boucle dans un paquet d’Open World) assez soignée et assez peu de bugs de Parkour. On constate une bonne variété dans les lieux et un excellent niveau de détail. La Vue FPS « Tête » à la Far Cry, ma préférée, s’avère complètement immersive, avec en plus du body awareness pour montrer qu’on existe (ce qui manque à Far Cry justement) ; bref c’est top. Idem pour les cinématiques, toujours en FPS.

Le Parkour façon Assassin’s Creed (certains comparent à Mirror’s Edge mais ce dernier est beaucoup plus limité donc on est réellement plus proche des AC) en vue Far Cry, ça fonctionne relativement bien. Il demeure parfois un peu difficile d’estimer si un saut passe ou non (et bim t’es mort), mais ça montre qu’AC en FPS, ça marche.

1422636984-1206-capture-d-ecranLe système de craft est simple et efficace. On débloque des schémas, on construit, on upgrade, on modifie pour faire des combos bien violent (épée + feu + électricité = Epic Win). L’amélioration du héros qui finit avec des skills de Parkour et de combat s’avère quant à elle assez plaisante. On peut jouer en stealth et massacrer des hordes de zombies en brisant des nuques et se fondant dans la masse après un « petit bain » de tripes (camouflage).

La nuit fait partie des vrais plus du titre. Nettement plus dangereuse qu’en journée (les infectés les plus balaise sont de sortie), elle offre des récompenses doublées (points de combat/parkour). A noter que la nuit ne dure qu’environ 8mn contre 56mn pour la journée car le temps est accéléré. Au pire on peut toujours dormir dans une planque pour attendre le jour, et vice versa.

1422636983-5925-capture-d-ecranLes zombies sont assez variés et demandent une approche différente (si ça explose, ça se shoote à distance). Y a même de l’enfants zombie… Dingue … Bon pas beaucoup, mais un enfant quoi. Quand on se souvient du « scandale » de la version européenne de Silent Hill, ça montre que certains n’ont pas peur de la censure à deux balles qui veut que les enfants n’existent en général pas dans les jeux (pour ceux qui voudraient les tuer à la chaîne, on a compris).

La durée de vie se montre très solide pour peu que l’on veuille tout faire. Certes, comme toujours, on n’échappe pas aux activités redondantes mais quand on aime, ça passe large, très large. De plus, le jeu en coopération à 4 fonctionne bien. Techland a fait des choix cohérents, permettant aux joueurs de se téléporter pour faire avancer les missions ou échanger du matériel (ce que ne font pas tous les jeux).

Bobo je me suis fait mordre, snif

1422636984-1181-capture-d-ecranVient maintenant le moment d’aborder quelques points noirs. En premier lieu, il existe trop de quêtes annexes « va chercher » ou « j’te le dis en échange de… ». Pas un seul habitant qui puisse juste être sympa et aidant, c’est fou ça. Si on combine ça au scénario trop convenu avec des vilains super très méchants, et des gentils super très cool, et le mec (nous) au milieu qui fait ce qu’on lui dit parce qu’il est bien élevé, on obtient un cadre pas toujours crédible (heureusement que l’ambiance rattrape tout ça).

D’autres soucis techniques viennent perturber ce joli tableau, comme l’IA des zombies bien ridicule. Ils se jettent dans le vide, passent parfois à travers les objets, se relèvent avec une animation pas toujours cohérente, ou sont à l’inverse omniscient et bien pénibles (mais toujours suicidaires, suffit d’attendre). De plus, le respawn se montre parfois étrange quand on quitte le jeu en pensant avoir sauvegardé dans un abri sécurisé (la save est unique et automatique), et qu’on se retrouve dans la rue, de nuit, devant l’objectif suivant de la missions.

1422636983-3824-capture-d-ecranPuisqu’on parle de la nuit, on y navigue surtout au radar pour suivre les mouvements des infectés et les éviter. La fonction du 6ème sens est trop imparfaite même si on voit les plus dangereux à travers les murs. Certes, on peut jouer sans, mais ça rend les sorties nocturnes nettement plus périlleuses. Hardcore vous avez dit ? Enfin, le lockpick est très présent. Beaucoup trop même. On lockpick à tout va tant il y a de portes ou coffres à déverrouiller. J’aurais préféré un skill « coup de latte magique » pour ne plus avoir à subir ce gameplay pénible.

Terminer le jeu d’origine m’aura pris 44h environ (avec toutes les side missions de faites). Il me reste quelques « zones de quarantaine » à nettoyer mais ça n’est pas super intéressant et pas très long. J’ai joué en mode normal avec plusieurs morts relativement injustes à mon sens, du genre : les « boomers » qui te one-shot en explosant alors que tu les vois parfois à la dernière seconde, une fin avec des sauts mortels au poil de cul, mais à part ça, le jeu n’est pas trop dur si on est bien préparé.

dying-light20160215021205-1455758321Après avoir bouclé l’aventure principale, retour à Harran avec The Following pour faire une petite virée en buggy et profiter d’un DLC qui s’annonce assez riche en contenu et en durée de vie. Pour ma part, j’ai posé la manette après 25h et 96% des quêtes annexes effectuées, le tout en VO (je précise car j’ai lu ça et là que la VF est relativement médiocre). Toutes les bonnes et mauvaises choses de Dying Light étant toujours présentes, voici uniquement les points d’intérêt du DLC.

Le buggy, le meilleur ennemi des zombies

dying-light20160214161449-1455757826L’aire de jeu proposée est assez grande et dispose d’un côté campagnard qui tranche bien avec le bidonville et la vieille ville d’Harran. Bien que le frame rate soit parfois à la peine sur PS4, notamment en buggy quand on embroche du zombie à la chaîne, ça reste globalement du bon boulot. Le buggy n’a d’ailleurs pas été bâclé, loin de là. Il offre de bonnes sensations de conduite avec un côté Mad Max assez prononcé. On peut l’améliorer jusqu’au niveau 24 et profiter de nouveaux équipements qui en feront une vraie machine de guerre. Il est aussi possible de le customiser via tout un tas de peintures à trouver en explorant, et mêmes des figurines pour le tableau de bord.

dying-light20160214152324-1455757828Cet add-on apporte un côté hardcore qui n’est pas pour me déplaire. Vous voulez du voyage rapide comme dans tous les autres Open World ? AH AH AH, raté. Votre buggy est en rade d’essence au milieu de la brousse ? Ben va falloir marcher et trouver des jerricans hein. Même remarque si vous l’avez cassé en deux et qu’il est inutilisable, va falloir trouver les pièces pour réparer votre monture d’acier. Théoriquement ça peut être frustrant, mais dans les deux cas, ça ne m’est jamais arrivé.

Eh merde! J’ai crevé un pneu

dying-light20160214152823-1455757825Le scénario ne casse toujours pas trois pattes à un canard, même s’il surprend avec deux fins possibles qui sortent un peu des sentiers battus (sans compter la fin cachée qui termine le jeu sans passer par la case départ dans un sens). Certaines missions secondaires valent le détour et relève un peu la sauce d’une structure narrative relativement molle. Quoi qu’il en soit, les quêtes sont relativement variées, bien que percluses par les inévitables objets à collectionner en grand nombre parfois. Mais il serait difficile de faire la fine bouche, d’autant que l’on peut utiliser les nouvelles armes (arc et arbalète notamment), dans le jeu principal.

dying-light20160212144445-1455758322Il est possible de retirer le HUD pour désencombrer l’écran, mais le côté trop frustrant quand on aime jouer sans interface (ce qui est mon cas), c’est qu’on ne sait jamais ce qu’on a en main (grenade? Grappin ? Oups c’était une mine). On n’a plus aucun indicateur d’interaction donc on ne sait jamais avec quoi on peut interagir, et on ne connaît jamais notre stock de munitions non plus. Il aurait donc fallu plus d’options pour régler ce qu’on veut garder à l’écran ou pas, histoire d’avoir le minimum syndical pour conserver un jeu plaisant plus que frustrant.

L'avis de Dark Inquisitor :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Au final, Dying Light est un bon jeu de zombies dans lequel on ne voit pas passer le temps. Rétrospectivement, il m'a donné envie de faire Dead Island et Techland montre son savoir-faire en matière de jeux à zombies, prouvant que l'on peut encore amener de belles choses au genre. Sorti un an après le jeu initial, le DLC The Following aura pris son temps mais ne démérite pas quant au coup de boost qu'il donne à l'ensemble. Avec sa nouvelle carte assez grande, on profite d'un buggy réellement fun à conduire et que l'on aura plaisir à améliorer et personnaliser. Même si l'escalade est du coup moins présente, vu qu'il n'existe qu'une seule véritable petite bourgade qui ressemble à autre chose qu'à une ferme, c'est largement compensé par l'ajout de notre véhicule personnel. Faut bien varier les plaisirs. Bilan : cette version complète estampillée Enhanced Edition est la mouture parfaite pour découvrir le titre si l'on ne possède pas déjà le soft d'origine

Dark Inquisitor

Dark Inquisitor est le représentant sur Terre de l’Ordo Malleus et du Serial Gaming. Renvoyé dans le temps par l’Empereur de l’Humanité, il s’assure que les joueurs appliquent la Règle de la Priorisation. Cette règle qui soumet les jeux à une sélection draconienne afin de ne jouer qu’à ceux correspondant à chaque profil de joueur en fonction du temps disponible. Ses pouvoirs d’inquisiteur lui permettent toutefois de profiter de failles temporelles pour jouer plusieurs heures sans que le temps ne s’écoule et donc de finir des jeux alors même qu’on ne l'a pas vu toucher une manette pendant plusieurs jours. Ses spécialités : les RPG, les survival-horror, l’action-aventure, quelques ovnis du jeu vidéo et les motos custom.

Les derniers articles par Dark Inquisitor (tout voir)

Laisser un commentaire sur cet article :