[TEST] Fallout 4

Nous avons été gâtés cette année. Il n’y a qu’à jeter un œil sur tous les hits qui ont débarqué ces derniers mois pour s’en rendre compte. Parmi les plus attendus, Fallout 4, l’un des représentants incontournables du RPG occidental, avait fort à faire pour ne pas décevoir les attentes démesurées des fans.

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Comme toujours lors d’une sortie majeure (qui a dit Star Wars VII ?), il y a 2 écoles. Ceux qui se montent le bourrichon avec leurs attentes improbables couplées à leurs théories qui font de ce messie l’œuvre ultime, et les autres. Autrement dit, les « sages » qui préfèrent ne pas trop s’exciter et prendre le titre comme il vient. Nous faisons partie de la seconde catégorie et on s’en félicite car cela nous a permis de ne pas trop tiquer sur les imperfections de ce Fallout 4. A commencer par les bugs, toujours les mêmes, qui vont du bête accident graphique jusqu’au crash violent, en passant par la quête infinissable. Bethesda nous livre une fois de plus un produit mal fini, et cela devient de plus en plus pénible ! Fort heureusement, les patch les corrigent petit à petit.

Autre source potentielle de déception, la trame des missions principales. Vous êtes un vétéran de guerre qui se réveille dans un abri désaffecté 200 après une catastrophe nucléaire. Votre but : retrouver votre enfant disparu pendant l’hibernation. Vous vous en doutez, cette quête va vous mener tellement plus loin que vos objectifs initiaux. Cependant, certains la trouveront très classique mais aussi et surtout pas forcément très cohérente lorsque l’on aborde le cas de l’allégeance aux différentes factions antagonistes (Confrérie de l’Acier, le réseau du Rail, etc.) qui sont à l’origine de différents arc scénaristiques. En effet, bien que quelques-uns de vos choix ferment définitivement l’accès à l’un ou l’autre des clans, il est étonnamment assez facile de jouer triple-jeu. Enfin, les fans noteront que le système de dialogue à choix multiple a été bridé puisque les réponses sont résumées à de vulgaires mots-clefs. Difficile dans ces conditions d’anticiper clairement l’impact des conversations… Même si les choix formulés n’ont que trop rarement de réelle incidence.

Adieu vie sociale

02Néanmoins, on vous l’assure, tout ceci ne pèse au final pas bien lourd en comparaison des innombrables bienfaits du jeu. On le sait, pour s’épanouir dans Fallout, il faut s’éloigner des sentiers battus et partir vers l’inconnu. Ce n’est qu’ainsi que l’on tombe sur les quêtes annexes les plus captivantes et que l’on découvre la multitude de lieux/trésors que le soft renferme. Attention, on tombe aussi évidemment sur des individus pas très amicaux, comme les traditionnels raiders humains, les goules, les super-mutants, les terrifiants écorcheurs, les yao guai, les behemoth, les fangeux et des robots de type protectron ou autres. Le voyage dans le commonwealth se montre une fois de plus inoubliable, avec son lot de scènes épiques et de paysages marquants.

05Alors certes la réalisation s’avère assez inégale dans l’ensemble, mais on retient tout de même un titre très plaisant à l’œil, avec un vrai travail artistique.  Certains panoramas paraissent d’ailleurs photoréalistes, notamment ceux baignés dans une pâle lumière au sein de l’obscurité où lors de conditions climatiques spéciales. L’atmosphère sonore et les doublages (français ou anglais) se montrent vraiment excellents. En plus des thèmes signés Inon Zur, il est toujours possible d’enclencher la radio via Pip-Boy afin d’entendre des morceaux fifties ou classiques qui ont marqué leur époque.

01Et pour s’ouvrir davantage de possibilités d’exploration, on prend toujours autant – si ce n’est plus – de plaisir à personnaliser ses caractéristiques grâce au système S.P.E.C.I.A.L. (lequel a bénéficié d’une belle refonte) avec plus d’une soixantaine de compétences à déverrouiller selon ses préférences et sa manière de jouer (plutôt bourrin, furtif, négociateur, etc.). Ces dernières sont notamment mises à contribution dans l’amélioration de votre équipement ou la construction de votre propre base.

06Le crafting a été grandement approfondi dans cet opus. Il est possible de ramasser tout un tas de bidules (plantes, matériaux) et de démonter des engins (des machines à écrire, etc.) pour tuner votre fusil laser avec par exemple. Quant à la fameuse partie « Housing », il s’agit d’un module un peu à part, mais somme toute fort intéressant. Libre à vous de construire votre abris custom comme vous l’entendez, d’y faire vivre une communauté de survivants ainsi que des NPC marchands, et de le protéger contre d’éventuelles attaques avec des tourelles façon tower defense.

04Même si les modifitions effectuées au sein du gameplay ne plairont pas à tous, le développement de votre avatar et la route que vous suivez dépendent toujours de vos choix. Cela dit, on apprécie notamment l’effort pour optimiser les combats en semi temps réel et leur système V.A.T.S. Désormais, le temps n’est plus figé lorsque vous enclenchez cette « pause tactique » qui permet de viser les différentes parties du corps de votre adversaire, il passe juste très lentement. Cela peut être à double tranchant dans la mesure où si ça vous permet d’anticiper et d’attendre que votre ennemi soit pile poil dans la position souhaitée pour lui dégommer la caboche, cela peut aussi offrir le répits nécessaire à son petit pote au loin pour cacher le membre qui dépassait de son abris de fortune. Ou pire, au raider planqué derrière vous de vous exploser la tronche à coup de masse. Quoi qu’il en soit, l’ensemble paraît plus fluide et intuitif. Maintenant que tout – ou presque – est dit, en un mot comme en cent : préparez-vous à y passer du temps !

L'avis de X-Fab :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
On a beau trouver des défauts à ce Fallout 4, comme pour les précédents, on s’y engouffre à corps perdu pendant que les heures défilent par dizaines. Certains seront ravis de découvrir un gameplay très proche de Skyrim au sein de l'atmosphère incomparable de l'univers Fallout, tandis que d'autres regretteront le manque de prise de risque ou l’écriture moins aboutie que dans New Vegas. Et puis il y a toujours ces satanés bugs plus ou moins bloquants dont Bethesda a le secret, qui sont néanmoins peu à peu patchés… Malgré tout, avec plus de 150h au compteur, on peut affirmer sans crainte qu’il s’agit encore là d’un grand jeu (l’un des meilleurs RPG de l’année), et c’est bien tout ce qui importe.

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

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