[TEST] God Eater 2 : Rage Burst (PS4, PS Vita, PC)

God Eater 2 : Rage Burst est la version améliorée du jeu sorti en 2013 sur les consoles portables de Sony, et ce uniquement au Japon (comme la quasi-totalité des titres de la série). Les fans sont donc à la fois surpris et ravis de le voir débarquer sur notre continent, d’autant qu’il sous-titré en français et accompagné du premier volet en téléchargement gratuit !

godeater2-rageburst_ps4_test_033Vous avez bien lu : cette mouture européenne du jeu contient les 2 volets remasterisés de la série, ce qui permet non seulement de jouir de chaque épisode dans sa version la plus complète et aboutie techniquement, mais également de profiter du scénario dans son intégralité. Ce dernier point reste non négligeable car la force de God Eater, en comparaison des autres titres du genre, réside dans son univers accrocheur et son récit captivant. Ce n’est pas innocent si l’anime éponyme cartonne au Japon.

GOD EATER 2 RAGE BURST_20160827191035À l’heure où l’humanité est quasiment éteinte, elle fait face à la menace des Aragamis, des créatures maléfiques aux pouvoirs sans limite. Son seul espoir repose sur les God Eater, des combattants capables de manier des armes mutantes créées à partir de cellules Aragamis, l’unique moyen de vaincre ces ennemis. Malgré quelques longueurs et un léger manque d’originalité, la trame propose son lot de personnages charismatiques, de rebondissements, d’émotions et de suspense qui la rendent passionnante. Son background soigné sur fond de monde post-apocalyptique et de conflits à la fois moraux et politiques s’avère bien plus sombre qu’il n’y paraît au premier abord. Un très bon point, donc.

Oh my God !

god-eater-resurrection_2016_04-22-16_003Moins sympa en revanche ; les nombreuses missions annexes (aux objectifs creux) ont tendance à phagocyter artificiellement l’attention du joueur. Si cela ne dérange pas forcément quand on apprécie les joutes, l’impact se révèle négatif sur la narration qui perd en rythme et intensité. En dehors de ça, le gameplay se montre globalement très efficace. Monster-Hunter like de son état, God Eater 2 propose une jouabilité proche des représentants du genre tels que Toukiden ou Freedom Wars. Ici, vous enchaînez les combats nerveux 100% action contre un ou plusieurs Aragamis dans des arènes fermées, en prenant soin d’esquiver au maximum car ils font mal, très mal.

god-eater-resurrection_2016_04-22-16_002A vous de jongler entre les différentes armes (lame, faux, mitraillette, railgun…), les multiples combos et les techniques spéciales associées (Blood Arts) pour affaiblir les monstres. Les subtilités se laissent doucement appréhender au fur et à mesure des batailles, et celles-ci deviennent vite explosives quand on enclenche la Blood Rage. Cet état de furie décuple vos capacités si vous parvenez à réaliser certains défis sélectionnés au préalable dans le temps imparti. Seul bémol, on ne contrôle que l’avatar créé en début de partie. Cependant, à défaut de pouvoir switcher entre les personnages, on apprécie les possibilités de customisation du protagoniste (la pléthore de skins disponibles devrait notamment ravir les amateur de fan-service).

god-eater-2-rage-burst_2016_04-22-16_002Si l’ensemble est essentiellement tourné vers l’action, l’aspect RPG survient du côté de l’équipement à crafter à partir des loots récoltés sur les ennemis. Votre stuff permet d’améliorer vos statistiques, notamment en assignant des propriétés élémentaires afin d’exploiter les faiblesses des adversaires. Sans cet effort de customisation, vous aurez du mal à surmonter la difficulté accrue. Il est néanmoins possible de faire appel à des amis en créant des salons pour jouer en ligne et remporter plus facilement certains affrontements. Le mode multijoueur est relativement stable et bien fichu, de quoi gonfler la durée de vie qui dépasse déjà les 40 heures.

godeater2-rageburst_ps4_test_041Dommage que la réalisation datée viennent entacher ce chouette tableau… Car si la version Vita est honorable, on perçoit clairement que les moutures PS4 ou PC n’en sont qu’un simple portage à peine lissé. La modélisation 3D tout comme les textures font de la peine. De plus, les arènes et le bestiaire ne se montrent pas bien inspirés. Reste le frame rate heureusement solide. En ce qui concerne la bande-son, rien à dire du côté des thèmes musicaux qui dépotent bien, alternant entre compositions rock, symphoniques et électro. L’ambiance sonore générale s’avère plutôt convaincante. Par contre, on regrette l’absence des doublages japonais, d’autant que le mixage des voix US n’est pas brillant.

 

L'avis de X-Fab :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
God Eater 2 : Rage Burst n’est pas exempt de lacunes. Cela dit, son univers attractif, son scénario et son gameplay solide font mouche. Nerveux à souhait, les combats sont le sel du titre. Ils estompent en effet la répétitivité inhérente au genre ou les missions annexes dispensables, tandis que la trame bien ficelée maintient le joueur captivé. Reste à voir si vous pouvez passer outre la réalisation dépassée, car elle représente le principal point noir. Cerise sur la gâteau, la présence de God Eater : Resurrection rend cette édition indispensable aux fans du genre.

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

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