[TEST] Grand Kingdom

Grand Kingdom n’est autre que l’héritier spirituel de Grand Kights History, le fameux soft développé par VanillaWare sur PSP que nous n’avons pas eu la chance de goûter en occident. Le dernier-né de Spike Chunsoft va-t-il combler ce manque ?

05Précisons tout de même que si Grand Kingdom n’est pas sorti des usines VanillaWare, le développement a été supervisé par Tomohiko Deguchi (le papa de Grand Knights History). On retrouve donc une fibre familière en prenant en main le soft. Plutôt classique, l’histoire met en scène quatre camps se battant pour les terres de l’empire d’Ordinn. Le joueur choisit alors une faction et s’entoure d’un groupe de mercenaires pour remporter la victoire. Malgré le déluge de dialogues assez sobres qui survient les premiers instants, il est facile de se voir happé tant la direction artistique et l’ambiance sonore se montrent à la hauteur.

01Grâce au chara design fin et coloré, le rendu visuel type fantasy s’avère très attrayant. Alors bien sûr, on reste sur de la 2D finalement assez basique, mais ça suffit pour se placer dans le haut du panier des récentes productions japonaises, aussi bien sur Vita que sur PS4. Les compositions créées par Basiscape – dirigé par le célèbre Hitoshi Sakimoto (FFXII, Vagrant Story…) – flattent les tympans. On reconnaît immédiatement la signature du studio et les musiques restent dans la tête tant elles se révèlent efficaces.

09De plus, le système de combat s’avère intéressant. On comprend immédiatement les enjeux qui dépendent comme toujours du placement dans l’arène, de la portée d’attaque et de l’ordre des tours. Sauf que contrairement à un T-RPG traditionnel, il n’y a pas de quadrillage. Ici, il s’agit de disposer ses unités sur trois plans latéraux en fonction de la jauge d’action disponible. Chaque déplacement, chaque attaque (etc.) consomme un peu de cette jauge, et lorsqu’elle est vide, le tour est terminé.

03Quant à la map, elle reste classique. On y déplace un pion (qui symbolise nos troupes) en suivant des tracés disposant de plusieurs embranchements au cours desquels on rencontre des adversaires, ce qui enclenche une bataille. Les objectifs sur ces cartes varient entre une destination à atteindre, ramasser des items, abattre les ennemis, protéger des zones ou de l’infiltration. Toutefois, aussi divertissantes soient-elles, ces missions s’avèrent au final très redondantes et représentent le premier reproche à l’encontre du titre.

On a la classe, ou on ne l’a pas

02Comme dans la plupart des T-RPG, la réussite dépend de notre faculté à gérer et coordonner les classes de personnages utilisées. Le jeu en propose un bon paquet, dont la plupart se débloquent au fil du temps. On peut ainsi opter pour les standards Fighter, Mage, Rogue, Hunter, Medic, en passant par Paladin, Dark Knight, Valkyrie ou encore le surpuissant Dragon Mage. C’est un plaisir de découvrir et manier tous ces jobs qui se complètent admirablement. Seulement voilà, s’il est possible de composer plusieurs équipes de 4 (on ne peut contrôler que 4 unités en combat), les groupes ne grimpent pas en level à la même vitesse en fonction de qui prend part aux batailles.

07Qui plus est, étant donnée la difficulté globale accrue, il est compliqué de switcher d’équipe, et encore davantage de combler le manque d’xp des retardataires. Sans parler des menus brouillons et peu intuitifs qui ne facilitent pas la gestion des unités. Bref, il faut s’attendre à en baver durant la vingtaine d’heures de jeu que durent les 12 chapitres de la campagne, en économisant au maximum ses facultés de soin, et ne pas hésiter à faire du leveling en masse. A noter que 4 histoires additionnelles viennent compléter la campagne principale.

06Un dernier mot concernant le mode en ligne. Celui-ci ne nous a pas emballés pour la simple raison que nous avons encore du mal à en cerner les finalités, voire l’intérêt. On y affronte les teams d’autres joueurs (contrôlées par une I.A.) après avoir prêté allégeance à l’une des 4 factions en quête de territoires, et concrètement, c’est à peu près tout…  Ah oui, on a l’habitude mais il est important de le préciser : il n’y a pas de VF dans les textes…

L'avis de X-Fab :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Grand Kingdom se révèle très addictif grâce à son gameplay bien rodé. Le système de combat se montre très abouti et offre des affrontements palpitants. Les stratégies mises en place sont nombreuses grâce aux différentes classes proposées. En revanche, la gestion des unités aurait pu bénéficier de plus de soin, tout comme les menus. Il comblera sans aucun doute les fans de T-RPG, mais s’il avait fait preuve de suffisamment de flexibilité, on aurait pu éviter une bonne dose de frustration qui fait hélas chuter la note finale.

 

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

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