[TEST] Horizon : Zero Dawn (PS4)

On sait que l’on a affaire à un jeu exceptionnel lorsque, une fois terminé, on éprouve un sentiment de vide intense, un peu comme si l’on avait perdu un ami. Un manque que l’on ressent rarement et qui nous pousse à relancer une partie pour prolonger le plaisir. C’est précisément ce que m’ont fait vivre Horizon, sa charmante héroïne Aloy et son univers époustouflant après l’écran de fin.

C’est vraiment dingue à quel point cette exclusivité PS4 parvient à nous happer, et ce dès l’écran d’ouverture. Il faut dire que Guerrilla Games a mis les petits plats dans les grands pour nous pondre une épopée de haute volée sur tous les plans. Pour commencer, le soft est absolument somptueux. Tuerie graphique comme on n’en a jamais vu sur consoles, il nous colle régulièrement des gifles sans jamais impacter le framerate, le tout en HDR s’il vous plaît. Les animations s’avèrent impressionnantes, et les zones visitées aussi magnifiques que variées. Pour ne rien gâcher, les bugs se révèlent rarissimes.

Il n’y a rien à jeter techniquement, tout est quasiment parfait, et quand une telle performance sert une narration de qualité, on ne peut que mettre tout le monde d’accord. Car de jolis panoramas, c’est super, mais des décors qui te racontent une histoire, c’est encore mieux. Dans Horizon, le souci du détail est tel qu’il n’y a qu’à poser le regard sur les environnements pour deviner les évènements du passé, lesquels sont également dépeints en partie dans les différents textes électroniques que l’on ramasse. Cela offre deux niveaux de lecture passionnants qui permettent de comprendre les catastrophes qui ont fait du monde d’Aloy ce qu’il est aujourd’hui, et de les mettre en parallèle avec les aventures de la jeune femme.

Dans ce monde post-apocalyptique où la nature a repris ses droits et où les humains cohabitent avec des robots sauvages, Aloy, qui a toujours vécu en marge des tribus voisines, part en quête d’informations au sujet de ses origines qui ont un lien étroit avec les vestiges de l’ancienne civilisation. La quête de la demoiselle s’avère très intéressante, non seulement à cause du mystère qui plane autour de sa naissance, mais aussi et surtout grâce au degré d’émotions véhiculées lors des dialogues. Et pour cause, si dans l’absolu le récit conté ici ne s’avère pas des plus originaux, l’attachement que l’on porte à l’héroïne nous pousse à nous battre pour sa cause !

Far Cry X Tomb Raider

Côté gameplay, Horizon s’en sort aussi avec les honneurs. Très (mais alors TRES) inspiré des récents Far Cry pour ce qui est du squelette du game design, il s’agit d’un monde ouvert fourmillant d’activités annexes à accomplir. Camps de bandits à nettoyer, Diplodocus mécaniques à escalader (pour découvrir les zones de la map), les donjons baptisés « Creuset » (qui permettent de pirater des machines différentes), objets antiques à ramasser (etc.) sont autant d’objectifs subsidiaires à effectuer dans le but de gagner de l’XP et terminer le jeu à 100%. Pour ce qui est de la jouabilité, on est totalement dans la mouvance des derniers Tomb Raider. Les combats – orientés furtivité ou carrément nerveux – en temps réels (à l’arc, avec des munitions élémentaires, ou au corps à corps) côtoient les phases de plate-forming extrêmes avec de superbes cascades à la clef.

Comme dans les hits déjà cités, différents arbres de compétences offrent l’opportunité de déverrouiller des techniques pour améliorer le combat, l’aspect survivaliste et la chasse, et on dispose aussi d’une partie crafting permettant de booster les équipements et développer les réserves de munitions à base de matières premières. A noter que des dialogues à choix multiples parsèment l’aventure afin d’allouer à Aloy une orientation morale en adéquation avec la nôtre. Avec les nombreuses quêtes annexes scénarisées, il y a tellement à faire pour s’occuper que le temps de jeu dépasse facilement les 50h, sachant que l’on peut aborder les évènements dans l’ordre que l’on souhaite.

L'avis de X-Fab :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Ce mois de mars 2017 restera dans les annales pour les RPGamers. Et c’est Horizon qui entame le bal des hits de fort belle façon. Dire que le soft était attendu est un doux euphémisme. Et pourtant il comble les joueurs haut la main grâce à sa réalisation démentielle, son contenu généreux et bien entendu son héroïne attachante. Le titre emprunte ses mécaniques à différentes références comme Far Cry ou Tomb Raider, et les réutilise avec brio pour former un ensemble cohérent. Alors certes il ne propose rien de complètement novateur, mais tout y est si bien maîtrisé que l’on ne peut pas faire la fine bouche. Si le dernier-né de Guerrilla Games est devenu l’exclusivité de la console à ne surtout pas rater, nul doute qu’Aloy fait désormais partie des icônes incontournables de PlayStation.

 

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

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Un commentaire

  • Personnellement, j’aurais vraiment voulu que le jeu s’arrête après la révélation sur le projet Aube zéro qui m’a énormément plu car cela changeait complètement notre regard sur le monde et les machines. Le jeu aurait même pu être très novateur en prenant en compte cet élément scénaristique pour nous faire poursuivre le jeu d’une manière radicalement différente. Mais c’est justement après ça qu’il retombe dans un truc complètement classique qui m’en a dégoûté. Il y a une belle fin (avec Aloy) qui rééquilibre, mais comme pour imposer la norme à tout prix, on a quand même droit à un suite annoncée via un procédé pas original pour un sous. Une super expérience ternie par des choix commerciaux plutôt qu’artistiques.

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