[TEST] Hyperdimension Neptunia Mk2

Très franchement, Hyperdimension Neptunia premier du nom nous avait laissés un goût amer pour d’innombrables raisons. A moins d’être à la fois fan inconditionnel de lolicon et masochiste, on ne pouvait décemment pas apprécier ce titre. Mais à la rédac’, on laisse toujours l’occasion à nos studios fétiches de se rattraper. Après tout, il y avait de bonnes idées à exploiter. Croisons les doigts.

Neptunia : la relève

01Hyperdimensial Neptunia mk2 nous renvoie dans le monde original de Gamindustri, une métaphore réussie sur l’univers des jeux vidéo et la concurrence entre consoles. Cette ambiance décalée et bourrée de références qui était presque l’unique qualité du premier opus est donc de la partie pour notre plus grand plaisir. Neptune, Noire, Vert et Blanc, les CPU que l’on incarnait dans Neptunia ont été vaincues par le groupe Arfoire et sont retenues prisonnières. Le chaos règne sur Gamindustri où la jeunesse préfère croire en ASIC, le syndicat du crime, plutôt qu’aux quatre déesses. Heureusement pour Planeptune, Lastation, Lowee et Leanbox, les petites sœurs des CPU prennent la relève. Malgré leur jeune âge et leur inexpérience, elles vont tout faire pour libérer leurs ainées et sauver le monde de l’emprise d’Arfoire. C’est Nepgear, la cadette de Neptune, qui fait office de leader dans cette grande entreprise. Ou pas. Comme dans la plupart des jeux Compile Heart, le scénario est simple et prétexte à montrer de la culotte, courte qui plus est, vu la moyenne d’âge des héroïnes.

Battle 2.0

06Le système de combat de Neptunia était une honte vidéoludique. Lent et poussif, il nécessitait un effort surhumain pour devenir un minimum intéressant, à savoir définir des dizaines de combos via le menu principal. Les personnages se soignaient à leur bon vouloir, il n’y avait pas de déplacement sur l’aire de combat ; bref, l’intérêt et la stratégie étaient plus que limités. Neptunia 2 corrige le tir en devenant bien plus dynamique et agréable à jouer. Les héroïnes peuvent combattre jusqu’à quatre, soutenues par quatre autres équipières qui leur apportent des bonus tels que de l’expérience supplémentaire ou l’immunité aux altérations d’état. L’ordre d’action des alliés et des ennemis est toujours visible et permet d’élaborer des stratégies pour faire exploser le compteur de combo, ce qui n’est pas toujours facile. Car Nepgear et ses amies ont peu de points d’action. Lancer un enchainement dévastateur se jouera parfois au millimètre et nécessitera que vous choisissiez bien vos armes et vos attaques. Heureusement, la personnalisation des combos a été repensée et simplifiée, ce qui rend le jeu moins austère. De même, les personnages se déplacent en combat et ont –enfin !- des magies à disposition.

Full limit

08En dehors des combats qui sont vraiment plaisants, Neptunia 2 est toujours limité dans ses autres aspects. Les villes se résument à un écran fixe avec quatre malheureuses options : la boutique, la synthèse d’items qui sert peu, une sorte de réseau social pour discuter avec des PNJ ou tisser des liens entre les héroïnes, et la guilde pour récupérer des quêtes. Ces quêtes, parlons-en. Elles nécessitent que l’on retourne dans les rares et minuscules donjons déjà visités au cours du scénario principal pour tuer des monstres ou récupérer leurs drops. Côté réalisation, Compile Heart n’apprend pas de ses erreurs majeures et nous ressert du J-RPG à base d’images fixes sans animation ou mise en scène et de la 3D dépassée. En ressort tout de même un chara design agréable et coloré. Quant à la musique, on retrouve pratiquement la même bande-son que dans le premier opus, autrement dit ce n’est pas glorieux. Tantôt irritantes, tantôt répétitives, très peu de piste sortent du lot. On apprécie en revanche la possibilité de choisir entre les doublages anglais et japonais. Enfin, en ce qui concerne la durée de vie, comptez une quarantaine d’heures pour finir le jeu en complétant toutes les quêtes, et beaucoup plus si vous souhaitez booster les héroïnes et découvrir toutes les fins déblocables en fonction de vos choix.

Neptunia 2 possède un réel potentiel et corrige certaines lacunes de son prédécesseur, c’est un fait. Hélas, sa réalisation datée et son système de jeu limité pèsent encore trop lourd dans la balance pour lui permettre de rivaliser avec la rude concurrence qui sévie actuellement. Les fans de RPG (et de lolicon !) pourront cependant y trouver leur compte grâce à son sympathique chara design, son ambiance chaleureuse et décontractée mais aussi et surtout grâce à son système de combat qui a gagné en dynamisme, stratégie et liberté. Et puis qui sait, peut-être qu’une éventuelle suite nous proposera mieux qu’une poignée de donjons rikiki et de réelles villes à explorer.

Na'Tali

Après avoir rêvé d’aventure dans les champs de moutarde dijonnais, Na’Tali s’est lancée dans le projet insensé de se financer un voyage intergalactique en compagnie du commandant Shepard et Kaidan Alenko. Depuis, elle a migré sur la capitale afin de gagner suffisamment d’argent pour construire une réplique du Normandy dans son jardin. Pour ce faire, elle se donne en spectacle dans la rue avec son petit chien en enchainant les perfect sur les morceaux expert de Guitar Hero. En parallèle, et parce que cela ne représentait pas assez de challenge, elle a également entamé la fabrication d’une machine à remonter le temps pour retrouver Alistair et ses amis gardes des ombres, ainsi que Geralt de Riv. C’est qu’elle en a de la ressource, la petite ! Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, les jeux musicaux et le travail manuel.

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